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Poèmes du monde .
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Poèmes du monde .
Pour Toi
ces mots risquent de te choquer et
je risque de te déplaire mais
j’agis sous le feu
d’une sensation
étrange qui imprègne mon âme
à chaque fois que je te revois la
main que je te tends traduit
un peu de cette ferveur qui
m’anime car je n’ose encore
te parler de passion
tout le reste dépend de Toi
ces mots risquent de te choquer et
je risque de te déplaire mais
j’agis sous le feu
d’une sensation
étrange qui imprègne mon âme
à chaque fois que je te revois la
main que je te tends traduit
un peu de cette ferveur qui
m’anime car je n’ose encore
te parler de passion
tout le reste dépend de Toi
Chakib Hammada (Algérie).

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
Jaillis des bois obscure fleurant l’ondée,
Harnachés de rayons égaux dans des rênes d’or,
Les zèbres étalent l’aurore sur les pleines
Marchant jusqu’aux genoux dans les fleurs écarlates.
Le soleil balafrant leurs flancs de flamme
Flamboie entre les ombres alors qu’ils passent
Secoués de frissons électriques dans l’herbe
Comme le vent sur les cordes d’or d’une lyre.
Dans l’air éparpillant un plumage rosé
Qui s’effrite à leurs pieds en errantes vapeurs,
A voix que l’étalon encerclé les troupeaux,
Moteur de beauté chargé de plaisir
Pour rouler sa cavale sur les lys piétinés.
Harnachés de rayons égaux dans des rênes d’or,
Les zèbres étalent l’aurore sur les pleines
Marchant jusqu’aux genoux dans les fleurs écarlates.
Le soleil balafrant leurs flancs de flamme
Flamboie entre les ombres alors qu’ils passent
Secoués de frissons électriques dans l’herbe
Comme le vent sur les cordes d’or d’une lyre.
Dans l’air éparpillant un plumage rosé
Qui s’effrite à leurs pieds en errantes vapeurs,
A voix que l’étalon encerclé les troupeaux,
Moteur de beauté chargé de plaisir
Pour rouler sa cavale sur les lys piétinés.
ROY CAMPBELL Afrique du Sud.
Traduit par Armand Gda
Dernière édition par moulay le Lun 30 Juin 2008, 18:50, édité 1 fois

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Re: Poèmes du monde .
LA MONTRE
J’ai une montre en métal,
telle que nul n’en possède ;
elle se presse et languit,
comme un cœur persévérant.
Ses aiguilles et le temps
sont en conflit permanent.
Elle marche et moi, je traîne ;
peu me chaut qu’elle s’arrête.
Je la vois, sans m’irriter,
avancer puis retarder.
Mais je la porte puisqu’elle
me trompe ainsi sur le temps
AHMAD CHAWQI BEY Egypte
J’ai une montre en métal,
telle que nul n’en possède ;
elle se presse et languit,
comme un cœur persévérant.
Ses aiguilles et le temps
sont en conflit permanent.
Elle marche et moi, je traîne ;
peu me chaut qu’elle s’arrête.
Je la vois, sans m’irriter,
avancer puis retarder.
Mais je la porte puisqu’elle
me trompe ainsi sur le temps
AHMAD CHAWQI BEY Egypte

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
Paul Éluard
Je te l'ai dit pour les nuages
Je te l'ai dit pour l'arbre de la mer
Pour chaque vague pour les oiseaux dans les feuilles
Pour les cailloux du bruit
Pour les mains familières
Pour l'oeil qui devient visage ou paysage
Et le sommeil lui rend le ciel de sa couleur
Pour toute la nuit bue
Pour la grille des routes
Pour la fenêtre ouverte pour un front découvert
Je te l'ai dit pour tes pensées pour tes paroles
Toute caresse toute confiance se survivent.
Paul Éluard

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
DE MA NAISSANCE À MA MORT
De ma naissance à ma mort,
Je naviguai tout seul
Sur le Boulevard de la vie
Au travers des cris et des silences
Fouetté par le chaud et le froid
Je revins gelé et perclus
De l’aventure humaine,
Où j’usai ma fraîcheur et ma jeunesse
Pour me retrouver chenu et éclopé
Tel un vieillard au regard serein,
Attendant patiemment au pied de l’arbre,
Le soir de sa vie d’ici-bas.
Sur mon embarcation de fortune,
Je bus mon ennui et ma solitude,
Et seul, je partageai mes joies et mes peines
Pour dominer les craintes et les espoirs,
Moments intenses de toute vie Humaine,
Où le cœur vibre à vous fendre le corps
Avec des sensations terribles et inouïes.
Après moult hontes et moult déboires,
Je continuai ma vie d’errance
Et de bohème, tout en restant fidèle
A mon idéal et à mon objectif
Car fidelité et persistance
Demeurent les seuls garants du succès.
De ma naissance à ma mort,
Je naviguai tout seul
Sur le Boulevard de la vie
Au travers des cris et des silences
Fouetté par le chaud et le froid
Je revins gelé et perclus
De l’aventure humaine,
Où j’usai ma fraîcheur et ma jeunesse
Pour me retrouver chenu et éclopé
Tel un vieillard au regard serein,
Attendant patiemment au pied de l’arbre,
Le soir de sa vie d’ici-bas.
Sur mon embarcation de fortune,
Je bus mon ennui et ma solitude,
Et seul, je partageai mes joies et mes peines
Pour dominer les craintes et les espoirs,
Moments intenses de toute vie Humaine,
Où le cœur vibre à vous fendre le corps
Avec des sensations terribles et inouïes.
Après moult hontes et moult déboires,
Je continuai ma vie d’errance
Et de bohème, tout en restant fidèle
A mon idéal et à mon objectif
Car fidelité et persistance
Demeurent les seuls garants du succès.
SANON BOWUROSEGE JULES BURKINA FASO

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
La clarté
Quand la clarté s’endort dans son crépuscule, nous nous muons en navigateurs sans horizons et faisons naufrage dans la mer d’un hier sans souvenirs. Ruminant l’oubli, nous découvrons la saveur amère de la mémoire indocile qui, en captivité, renverse la frontière et voit tomber le mur. De l’autre côté du néant, l’insolente calomnie du temps, qui nous endort et nous protège dans l’hiver immortel de la vie.
Quand la clarté s’endort dans son crépuscule, nous nous muons en navigateurs sans horizons et faisons naufrage dans la mer d’un hier sans souvenirs. Ruminant l’oubli, nous découvrons la saveur amère de la mémoire indocile qui, en captivité, renverse la frontière et voit tomber le mur. De l’autre côté du néant, l’insolente calomnie du temps, qui nous endort et nous protège dans l’hiver immortel de la vie.
Damián Cavallo
Argentine

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
Je Suis Libre
J’ai brisé mes liens
Arraché le noeud gardien.
Fini le carcan, fini le boulet
Plus de fardeau, plus de fouet,
Fuir cette prison immonde,
Aller à la conquête du monde,
Je veux être le faucon qui s’envole,
Etre le fauve qui somnole.
Je veux être l’abeille butineuse,
Etre la fourmi courageuse.
Je veux être l’araignée qui façonne,
Etre la guêpe maçonne.
L’heure de la délivrance a sonné,
Servez- moi les mûres et les délices,
Oubliés, les repas fétides.
Au banquet des hommes libres,
Je veux retrouver mon équilibre,
Exercer mon office
Bâtir un édifice
Du haut de l’obélisque, sentir ma liberté.
Sadiouka Ndaw - SENEGAL
J’ai brisé mes liens
Arraché le noeud gardien.
Fini le carcan, fini le boulet
Plus de fardeau, plus de fouet,
Fuir cette prison immonde,
Aller à la conquête du monde,
Je veux être le faucon qui s’envole,
Etre le fauve qui somnole.
Je veux être l’abeille butineuse,
Etre la fourmi courageuse.
Je veux être l’araignée qui façonne,
Etre la guêpe maçonne.
L’heure de la délivrance a sonné,
Servez- moi les mûres et les délices,
Oubliés, les repas fétides.
Au banquet des hommes libres,
Je veux retrouver mon équilibre,
Exercer mon office
Bâtir un édifice
Du haut de l’obélisque, sentir ma liberté.
Sadiouka Ndaw - SENEGAL

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
La lune pleurait
Toute la nuit j'ai scruté le ciel
les yeux fixés sur cette voûte étoilée
j'ai aperçu le pâle reflet de la lune
les étoiles semblaient lui chanter une valse triste
pour la bercer pour l'endormir
je compris ses craintes ses peurs son grand chagrin
lorsqu'au loin j'entendis les hurlements d'une louve
j'aurais voulu à mon tour la bercer
la prendre dans mes bras la consoler
lui rendre cette tendresse que tant de fois elle a donnée
elle s'éloignait fuyant les crocs d'une louve enragée
et ses hurlements déchaînés
un tourbillon brumeux engloutit
les étoiles une à une
s'empara de la lune
ne restait là-haut que le vide
un trou noir béant
Lune ô chère lune
reviens comme chaque nuit
sans ton sourire les roses
ne pourront plus s'épanouir
mais le nuage continuait sa ronde
la pourchassait l'enveloppait
d'une nuée vaporeuse
puis j'entendis un long sanglot étouffé
tel le son de l'archet du violon
glissant sur une corde éraillée
dans ma main une goutte d'eau se déposa
une larme y gisait
en pierre de lune
se métamorphosait
avec comme seul reflet
le triste visage de mon amie
depuis cette nuit je sais que la lune pleure
lorsque que les loups hurlent
et lui montrent leurs crocs acérés
lui arrachant chaque fois
quelque chose qui lui appartient
Une pierre d'amour une pierre de lune
Pier de Lune (Canada)
Toute la nuit j'ai scruté le ciel
les yeux fixés sur cette voûte étoilée
j'ai aperçu le pâle reflet de la lune
les étoiles semblaient lui chanter une valse triste
pour la bercer pour l'endormir
je compris ses craintes ses peurs son grand chagrin
lorsqu'au loin j'entendis les hurlements d'une louve
j'aurais voulu à mon tour la bercer
la prendre dans mes bras la consoler
lui rendre cette tendresse que tant de fois elle a donnée
elle s'éloignait fuyant les crocs d'une louve enragée
et ses hurlements déchaînés
un tourbillon brumeux engloutit
les étoiles une à une
s'empara de la lune
ne restait là-haut que le vide
un trou noir béant
Lune ô chère lune
reviens comme chaque nuit
sans ton sourire les roses
ne pourront plus s'épanouir
mais le nuage continuait sa ronde
la pourchassait l'enveloppait
d'une nuée vaporeuse
puis j'entendis un long sanglot étouffé
tel le son de l'archet du violon
glissant sur une corde éraillée
dans ma main une goutte d'eau se déposa
une larme y gisait
en pierre de lune
se métamorphosait
avec comme seul reflet
le triste visage de mon amie
depuis cette nuit je sais que la lune pleure
lorsque que les loups hurlent
et lui montrent leurs crocs acérés
lui arrachant chaque fois
quelque chose qui lui appartient
Une pierre d'amour une pierre de lune
Pier de Lune (Canada)

sahara- Supermotivé

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Re: Poèmes du monde .
DÉSIR D’IDENTITÉ
Comme aux siècles des grands rois,
Nous reprendrons par le travers des abîmes
L’honneur perdu dans l’offense d’être dépossédés.
Nous retrouverons la lumière d’Amon
Sur ces pistes de sable radieuses le long du Nil
Dans les émerveillements de l’avant-l’aube du monde.
Le soleil luit sur l’émeraude de la forêt équatoriale,
Indifférent à sa beauté et insoucieux de ses richesses.
Là bruissent les feuilles agitées d’un souffle régulier ;
Maintenant les êtres dans la vérité immobile.
Les chants d’hommes errant dans la fatalité,
Retentissent, mélodies étranges,
Comme des hululements stridents
Trouant le silence jusqu’où commencent pour nous
Les chemins des identités insoumises.
Au loin, les flamants roses suspendent leur vol,
Figés dans l’irréalité du temps qui oublie de couler
Où celui qui nous fut annoncé n’est jamais venu.
Terre millénaire où naquirent Dieu et les hommes,
Ô Afrique, sanctuaire aux portes enflammées,
Toujours à elle-même insaisissable
Depuis la nuit d’où jaillit la première étincelle de vie !
Nous apportons l’offrande de légitimité
Dans l’éclat de liberté sans imprégner nos enfants
De l’angoisse de nos épopées tragiques.
L’Ancêtre sacré, apporte sa lumière
Aux esprits de savanes, afin qu’ils célèbrent sa majesté
Intensément en nos ferveurs.
Le cœur de l’Afrique bat dans ses forêts vierges,
Plus complices de songes que de solitudes.
Kama Sywor KAMANDA- CONGO
Comme aux siècles des grands rois,
Nous reprendrons par le travers des abîmes
L’honneur perdu dans l’offense d’être dépossédés.
Nous retrouverons la lumière d’Amon
Sur ces pistes de sable radieuses le long du Nil
Dans les émerveillements de l’avant-l’aube du monde.
Le soleil luit sur l’émeraude de la forêt équatoriale,
Indifférent à sa beauté et insoucieux de ses richesses.
Là bruissent les feuilles agitées d’un souffle régulier ;
Maintenant les êtres dans la vérité immobile.
Les chants d’hommes errant dans la fatalité,
Retentissent, mélodies étranges,
Comme des hululements stridents
Trouant le silence jusqu’où commencent pour nous
Les chemins des identités insoumises.
Au loin, les flamants roses suspendent leur vol,
Figés dans l’irréalité du temps qui oublie de couler
Où celui qui nous fut annoncé n’est jamais venu.
Terre millénaire où naquirent Dieu et les hommes,
Ô Afrique, sanctuaire aux portes enflammées,
Toujours à elle-même insaisissable
Depuis la nuit d’où jaillit la première étincelle de vie !
Nous apportons l’offrande de légitimité
Dans l’éclat de liberté sans imprégner nos enfants
De l’angoisse de nos épopées tragiques.
L’Ancêtre sacré, apporte sa lumière
Aux esprits de savanes, afin qu’ils célèbrent sa majesté
Intensément en nos ferveurs.
Le cœur de l’Afrique bat dans ses forêts vierges,
Plus complices de songes que de solitudes.
Kama Sywor KAMANDA- CONGO

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
ODE À LA REINE RANAVALONA III
Que de voix ont chanté le retour de tes cendres !
Ton cœur en eût frémi dans le riche cercueil
Fait des pierre polie et de noir palissandre.
Jamais tu n’as rêvé de voir un tel accueil.
Toi qui bus dans l’exil la coupe d’amertume,
Tandis que le chagrin débordait de ton cœur,
Ô Reinek, pensais-tu qu’une gloire posthume
Devrait de ton destin apaiser la rigueur ?
Sans doute tu faisais des rêves et des rêves.
De quelques muezzins nuançant les secrets,
Ton âme a dû franchir les espaces, les grêves
Et déserter les tours blanches des minarets.
JACQUES RABEMANANJA - Madagascar

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
Mon Pays, c’est toi
Mon pays ce n’est pas cette terre fragile de gravier et de boue
où patine l’espoir au fil des jours,
ces voitures et ces usines qui fument à longueur de journée,
ces badauds qui traînent, le regard hagard dans les rues.
Mon pays, ce n’est pas cette terre senteur d’exil
où je pousse à peine mes rêves jusqu’à la première lisière du grand jour.
Ce n’est pas ces routes bitumées qui courent à perdre haleine,
ces sentiers efflanqués qui desservent les campagnes,.
ces toits de tôle ondulée devenus tamis.
où filtre la fumée épaisse du feu de bois vert que font les femmes,
ni ces amas d’ordures et de ferraille qui jonchent le sol,
ni ces villas luxueuses qui germent par endroits,
ni la mort lente et lâche de ces hommes dégradables.
par infusion de misère et de mots creux,
ni ces rires qui fusent de l’autre côté de la barrière d’en face.
Mon pays ce n’est pas ce mélange criard de clair obscur.
où mon cœur épie en vain l’arrivée du jour.
Ce n’est point cette terre tatouée de forêts en ruine.
où terre et hommes étouffent à petit feu dans la fournaise des jours.
Ce n’est pas cette terre où tout est mirage.
et où la joie est putrescible même par temps doux.
et non terre à bonheur.
Ce n’est pas ces filles en tenue d’Ève.
qui se vendent à la criée pour une poignée de monnaie.
Ce n’est point cette terre boursouflée d’ombres à nulle autre pareilles.
qui croassent d’épouvante à l’orée du jour.
Mon pays ce n’est pas cette terre de hiboux colporteurs de rêves creux
qui rongent le jour.
Mon pays, c’est ton sourire d’or pur et de pierres précieuses
qui reflète tout le trésor de ton cœur Bantou,
où chante l’amour comme un jour de fête.
C’est ta peau couleur de clair de lune où mes doigts la nuit deviennent paroles
et te font signe dans la pénombre
malgré ces nuages sombres qui tatouent notre bonheur.
C’est tes mains plus douces que fleur d’hibiscus fraîche éclose
qui se posent sur la tiédeur de ma peau pour me conter l’espoir,
ton regard, étreinte à la douceur de rosée du matin
où je me retrouve dans ta tendresse, recommençant mon enfance sur tes seins,
ta bouche aux lèvres douceur de taffetas,
où je bois le vrai souffle de vie au sortir de tes entrailles.
Mon pays, c’est toi, étoile polaire de mes nuits,
où je m’égarerais pour toujours sans ta présence,
sens de ma vie à chaque instant,
et je perdrais raison sans tes bras qui me serrent contre toi,
sans tes lèvres qui mordent les miennes
pour m’offrir ta salive salvatrice,
ta langue plus fougueuse que mille étalons en rut.
Et ma maison c’est ton cœur.
Laisse-moi y vivre pour toujours, mon amour.
Alain Serge DZOTAP - CAMEROUN

moulay- Accro

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Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
ÉCOUTE LE VENT
Écoute le vent qui vient du nord
Qui souffle si fort quand tu t’endors
Aussi forte que ma douleur
Il chante mon malheur
Tel un naufragé qui appelle au secours
Il crie mon désespoir et mon amour
Écoute le vent qui te parle d’amour
Il te dira les mots qui chantent dans mon coeur
Ces mots qui sont pour toi
Ces mots qui viennent de moi
Mots d’amour d’une mère pour son enfant
Mots qu’elle voudrait que tu entendes
Écoute le vent qui caresse ta joue
Ce sont mes caresses qui accompagnent mes mots
Laisse-le te prendre dans ses bras
Ferme les yeux et tu verras
Que je suis là tout près de toi
Pour moi ce serait une grande joie
Écoute le vent qui apaise mon âme
Quand je lui parle de toi et que je l’envoie
T’apporter tout mon amour et ma peine
Pour te dire combien je t’aime
Et que le temps est long sans toi
Que j’aimerais tant te revoir
Écoute le vent ce messager
Qui te dira combien le temps est court
Écoute le vent qui te demande pardon
Pour moi et te dit que j’attends l’heure du retour
Écoute le vent qui sèche tes larmes
Et qui te dit garde confiance
Écoute le vent . . . . . . . . .
Mara Comores

moulay- Accro

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Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
ME VOICI NOSTALGIQUE II
Afrique
mère
me voici nostalgique
surpris par les premiers chants
du coq
et jaloux de ma dernière nuit
creusé dans la pierre des totems
je les ai pliés parmi mes bagages
tous nos adieux hier épars
sur le couvercle des saisons
sur la croûte des continents
sur la cendre des âges de mon
âge d’initié
les battements de mon cœur
à l’instant solennel
tombent en cataractes par-dessus
l’épaule de ma révolte-en-bras de
chemise
partir et aimer une terre pillée
partir et oublier la transe
des mouchoirs
à la ronde des brises matinales
partir et enjamber avec regret
un rythme de tam-tam
moi esclave d’hier
moi cible d’aujourd’hui
moi homme libre de demain
j’attends avant de te quitter
encore
mère
ce qui n’a pas été
l’aube humide baignée
des rosées de la liberté
MAYANG-MA-MBUJU-WISI - Nigeria.

moulay- Accro

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Re: Poèmes du monde .
IGNORANCE
Je t’aime d’un amour
que nulle intelligence
ne pourrait exprimer.
Et si j’en dénombrais
toutes les qualités,
mon énumération
n’aurait jamais de fin.
Et la limite extrême
de ma plus grande science,
consiste à reconnaître
en cet amour profond
qu’il me faut renoncer
à comprendre le fin
mot de son existence.
Abou-Ishaq Al-Housri - Tunisie .

moulay- Accro

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Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
QUAND LE VENT EUT FRAPPÉ
Quand le vent eut frappé,
quand fut détruite la Cité de l’âme,
quand la tyrannie eut bousculé jusqu’àu dernier des souffles,
le Voyageur fut jeté, a brindille dans l’ouragan,
jusqu’au désert sans route,
vers l’exode sans but.
D’autres, nombreux, des familles entières jetées au
vide, au rien, à l’égarement,
cherchant un lieu, et ne sachant,
de l’eau, et ne la trouvant.
Ou bien trouvant un puits et voyant leurs mains vides,
voyant l’absence de corde et voyant un enfant,
d’une pierre insondable, révéler la vérité ;
que le puits est à sec depuis des siècles
et qu’ils sont des plantes déracinées.
Ô errants du désert
ne vous avais-je pas dit :
La tempête va venir
Et votre barque est pitoyable
et le torrent sera couteau, vertige, tourbillon,
des rocs se dresseront, creusant lames et gouffres
et vous verrez un Monstre, ensuite,
en chaque grain de sable, en chaque goutte d’eau.
(Chant de l’errance, Cercle 1er, "Le Message du Soir")
SAYAD BAHODINE MAJROUH - Afghanistan.
Quand le vent eut frappé,
quand fut détruite la Cité de l’âme,
quand la tyrannie eut bousculé jusqu’àu dernier des souffles,
le Voyageur fut jeté, a brindille dans l’ouragan,
jusqu’au désert sans route,
vers l’exode sans but.
D’autres, nombreux, des familles entières jetées au
vide, au rien, à l’égarement,
cherchant un lieu, et ne sachant,
de l’eau, et ne la trouvant.
Ou bien trouvant un puits et voyant leurs mains vides,
voyant l’absence de corde et voyant un enfant,
d’une pierre insondable, révéler la vérité ;
que le puits est à sec depuis des siècles
et qu’ils sont des plantes déracinées.
Ô errants du désert
ne vous avais-je pas dit :
La tempête va venir
Et votre barque est pitoyable
et le torrent sera couteau, vertige, tourbillon,
des rocs se dresseront, creusant lames et gouffres
et vous verrez un Monstre, ensuite,
en chaque grain de sable, en chaque goutte d’eau.
(Chant de l’errance, Cercle 1er, "Le Message du Soir")
SAYAD BAHODINE MAJROUH - Afghanistan.

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Re: Poèmes du monde .
QUI SUIS-Je...
Je suis
pour Toi
ce que tu voudrais être
au fond de Toi-même
à l’instant
où ta pensée arrête
sa course
Je dis
ce que Tu voudrais
dire
l’instant
où ton âme
animée
voudrait dire des mots
Enfin
je suis ton autre
Toi-même
dans l’intimité
où se rejoignent
deux pensées
deux êtres
toi et moi
Syad William - Somalie
Je suis
pour Toi
ce que tu voudrais être
au fond de Toi-même
à l’instant
où ta pensée arrête
sa course
Je dis
ce que Tu voudrais
dire
l’instant
où ton âme
animée
voudrait dire des mots
Enfin
je suis ton autre
Toi-même
dans l’intimité
où se rejoignent
deux pensées
deux êtres
toi et moi
Syad William - Somalie

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Re: Poèmes du monde .
TEMOIGNAGE POUR KOUROU (fragment)
Mais vous m’avez compris
j’ai beau parler en paraboles
j’ai beau parler en pataboles
et dire assiettes cassées bois
renversés c’est pas de bol
je parle petit-nègre
et le grand matical
la grammaire à grand-mère
mon violon dingue
Nous ne pourrons plus rire
à Kourou-plage
nos jeux de corps
nos jeux de mains
nos jeux câlins
non je n’ai pas tout dit
nos jeux sont frappés d’interdit
Je voudrais bien tourner la page
je voudrais bien passer l’éponge
et je me dis parfois
fais pas ta mauvaise tête
fais pas le mauvais nègre
chante l’averse et le soleil
la joie de vivre enfin en images précises
évoque cette nuit d’orage sur le fleuve
où l’éclair fut stylet d’émeraude ébréchée...
Mais non je ne veux pas de souvenirs qui paralysent
ni que l’on se méprenne
au point de me surprendre
en posture élégiaque
je ne veux témoigner que pour ceux qui se taisent
ceux qu’on arrache de leur terre
ceux qu’on arrache de leur case
ceux de mon peuple bâilloné
ceux de ma race méprisée
Serge PATIENT - Guyane française.
Mais vous m’avez compris
j’ai beau parler en paraboles
j’ai beau parler en pataboles
et dire assiettes cassées bois
renversés c’est pas de bol
je parle petit-nègre
et le grand matical
la grammaire à grand-mère
mon violon dingue
Nous ne pourrons plus rire
à Kourou-plage
nos jeux de corps
nos jeux de mains
nos jeux câlins
non je n’ai pas tout dit
nos jeux sont frappés d’interdit
Je voudrais bien tourner la page
je voudrais bien passer l’éponge
et je me dis parfois
fais pas ta mauvaise tête
fais pas le mauvais nègre
chante l’averse et le soleil
la joie de vivre enfin en images précises
évoque cette nuit d’orage sur le fleuve
où l’éclair fut stylet d’émeraude ébréchée...
Mais non je ne veux pas de souvenirs qui paralysent
ni que l’on se méprenne
au point de me surprendre
en posture élégiaque
je ne veux témoigner que pour ceux qui se taisent
ceux qu’on arrache de leur terre
ceux qu’on arrache de leur case
ceux de mon peuple bâilloné
ceux de ma race méprisée
Serge PATIENT - Guyane française.

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Re: Poèmes du monde .
LES DEUX RIVES
Tu as soufflé un long jeûne sur moi
avec ton haleine d’orage.
Tu as râpé l’écorce du cannelier
et tu l’as ajoutée au breuvage magique.
Cette boisson nettoyant cœur et tripes fut amère.
Boisson bouillante,
elle m’a ébranlé,
implacable comme un poisson-torpille.
Bouleversé,
mon corps est resté tendu comme un arc.
Alors le chant de la forêt
s’est cabré en moi.
Tout a explosé dans ma tète,
les appels des animaux,
l’inquiétude des eaux,
le vent griffant les feuilles
avec sa rumeur magique...
Diana Lichy Vénézuela.
Traduction par Claude Couffon
Tu as soufflé un long jeûne sur moi
avec ton haleine d’orage.
Tu as râpé l’écorce du cannelier
et tu l’as ajoutée au breuvage magique.
Cette boisson nettoyant cœur et tripes fut amère.
Boisson bouillante,
elle m’a ébranlé,
implacable comme un poisson-torpille.
Bouleversé,
mon corps est resté tendu comme un arc.
Alors le chant de la forêt
s’est cabré en moi.
Tout a explosé dans ma tète,
les appels des animaux,
l’inquiétude des eaux,
le vent griffant les feuilles
avec sa rumeur magique...
Diana Lichy Vénézuela.
Traduction par Claude Couffon

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Re: Poèmes du monde .
SUR LA VIE
La vie n’est pas une plaisanterie
Tu la prendras au sérieux,
Comme le fait un écureuil, par exemple,
Sans rien attendre du dehors et d’au-delà
Tu n’auras rien d’autre à faire que de vivre.
La vie n’est pas une plaisanterie,
Tu la prendras au sérieux,
Mais au sérieux à tel point,
Qu’adossé au mur, par exemple, les mains liées
Ou dans un laboratoire
En chemise blanche avec de grandes lunettes,
Tu mourras pour que vivent les hommes,
Les hommes dont tu n’auras même pas vu le visage,
Et tu mourras tout en sachant
Que rien n’est plus beau, que rien n’est plus vrai que la vie.
Tu la prendras au sérieux
Mais au sérieux à tel point
Qu’à soixante-dix ans, par exemple, tu planteras des oliviers
Non pas pour qu’ils restent à tes enfants
Mais parce que tu ne croiras pas à la mort
Tout en la redoutant
mais parce que la vie pèsera plus lourd dans la balance
Nazim Hikmet - Turquie
traduit par Hasan Gureh
La vie n’est pas une plaisanterie
Tu la prendras au sérieux,
Comme le fait un écureuil, par exemple,
Sans rien attendre du dehors et d’au-delà
Tu n’auras rien d’autre à faire que de vivre.
La vie n’est pas une plaisanterie,
Tu la prendras au sérieux,
Mais au sérieux à tel point,
Qu’adossé au mur, par exemple, les mains liées
Ou dans un laboratoire
En chemise blanche avec de grandes lunettes,
Tu mourras pour que vivent les hommes,
Les hommes dont tu n’auras même pas vu le visage,
Et tu mourras tout en sachant
Que rien n’est plus beau, que rien n’est plus vrai que la vie.
Tu la prendras au sérieux
Mais au sérieux à tel point
Qu’à soixante-dix ans, par exemple, tu planteras des oliviers
Non pas pour qu’ils restent à tes enfants
Mais parce que tu ne croiras pas à la mort
Tout en la redoutant
mais parce que la vie pèsera plus lourd dans la balance
Nazim Hikmet - Turquie
traduit par Hasan Gureh

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Re: Poèmes du monde .
JOHN CROW BATTY
Ma sœur,
sous un fouillis de lingeries,
a dérobé ce cadeau
aux ardents rayons X de la douane
et a mis en gage son nom
sur le registre, sa signature
précise comme les sillons
du bout de ses doigts.
Le flacon est resté caché
sur l’étagère avec, de mon oncle,
la collection de pierres de l’étang
où il pêchait ses terreux reflets désabusés
avant que les bars ne lui bouffent le foie ;
avec les épines que ma tante garda
chaque fois qu’elle sauva son mariage.
Le flacon est resté dissimulé derrière les vins
bon marché réservés aux puddings
de Noël, tel un célibataire
dans un hôtel de tantes restées
vieilles filles. Je brûlais de goûter
son moelleux, la senteur
des cassettes de cèdre, de la rouille,
j’en imprégnais les auréoles de ma langue
et les cordes de ma gorge,
jusqu’au fond de mes os,
embrassant la noirceur
comme les chauves-souris boivent le crépuscule
dans leur maîtrise de l’air ;
une spirale d’ailes
par-dessus un jaillissement d’hibiscus
martelant la paroi de ma poitrine,
à travers le cercle de peau
mince comme les membranes de mes art-
ères dans l’étroite cage de mes mains.
Ma sœur,
sous un fouillis de lingeries,
a dérobé ce cadeau
aux ardents rayons X de la douane
et a mis en gage son nom
sur le registre, sa signature
précise comme les sillons
du bout de ses doigts.
Le flacon est resté caché
sur l’étagère avec, de mon oncle,
la collection de pierres de l’étang
où il pêchait ses terreux reflets désabusés
avant que les bars ne lui bouffent le foie ;
avec les épines que ma tante garda
chaque fois qu’elle sauva son mariage.
Le flacon est resté dissimulé derrière les vins
bon marché réservés aux puddings
de Noël, tel un célibataire
dans un hôtel de tantes restées
vieilles filles. Je brûlais de goûter
son moelleux, la senteur
des cassettes de cèdre, de la rouille,
j’en imprégnais les auréoles de ma langue
et les cordes de ma gorge,
jusqu’au fond de mes os,
embrassant la noirceur
comme les chauves-souris boivent le crépuscule
dans leur maîtrise de l’air ;
une spirale d’ailes
par-dessus un jaillissement d’hibiscus
martelant la paroi de ma poitrine,
à travers le cercle de peau
mince comme les membranes de mes art-
ères dans l’étroite cage de mes mains.
Geoffrey Philp - Jamaïque.

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