Derniers sujets

Sétif - La Mosquée Ibn Badis
"Ce qui demeure le plus difficile à pardonner, c'est la charité qu'on a reçue."José Artur
"Celui qui cache sa générosité est doublement généreux."José Narosky
"Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous."Albert Camus
"La charité, comme la raison, est un des éléments de notre connaissance."Georges Bernanos
"La devise de l'homme vertueux est renfermée dans ces deux mots, donner et pardonner."Jean Le Rond d' Alembert
"La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence." Henry de Montherlant
"Le serment est-il donc un moyen imaginé pour donner la vraisemblance au mensonge?"Alphonse Karr
"Se calomnier soi-même est la grande tentation des âmes nobles."Jean Dutourd
"Mieux vaudrait, après votre mort, une méchante épitaphe que, de votre vivant, un mauvais renom."William Shakespeare
"La médisance irrite les hommes et ne les corrige pas." Nicolas Machiavel
"Mentir pour nuire est calomnie : c'est la pire espèce de mensonge."Jean-Jacques Rousseau
"Il faut toujours que tout ce qui est grand soit attaqué par les petits esprit."Voltaire
"On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis."Jules Renard
"Le monde accuse, soupçonne et calomnie avec une déplorable facilité."Guy de Maupassant
"Egoïsme : Se plaindre de celui des autres, et ne pas s'apercevoir du sien."Gustave Flaubert
"Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui."Jacques Attali
"Egotiste : Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi."Ambrose Bierce
"Il n'est jamais facile de négocier avec des gens qui se savent dans leur tort."André Frossard
"L’égoïsme, voilà le genre d’amour qui est justement décrié, parce qu’il n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi"Aristote
"Il ne suffit pas d'être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas."Jules Renard

Poèmes du monde .
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LITTERATURE, ART ET CULTURE :: Les littératures mondiale et algérienne d'expression française.
Page 13 sur 14 • Partager •
Page 13 sur 14 •
1 ... 8 ... 12, 13, 14 
Re: Poèmes du monde .
oui, t'atmaskhar bark, mais tu aurais pu !! qu ont ils de plus les
helene dorion, arnaud somveille,marc chagall, r.m.rilke,emir khan,charles baudelaire (...),bedir khan,r.gerard,cyril wong (j'ai du faire une liste d abord!)???? .. je suis certaine que tu dois pondre en catimini...chiche que tu nous fais découvrir qq une de tes oeufs !!!
helene dorion, arnaud somveille,marc chagall, r.m.rilke,emir khan,charles baudelaire (...),bedir khan,r.gerard,cyril wong (j'ai du faire une liste d abord!)???? .. je suis certaine que tu dois pondre en catimini...chiche que tu nous fais découvrir qq une de tes oeufs !!!
amber- Supermotivé

-

Nombre de messages: 102
Date d'inscription: 08/11/2011
Poesie du Monde
La version francaise de ce poème n est pas de Philip, mais d un de mes amis belgique, un traducteur et poète lui-même, Jean-Marie Flémal que a traduit ce poème pour mon site, regardez ici:
http://poesiedumonde.com/jamaique/
Maria (proprietaire du site "poesiedumonde.com")
Desolé il était impossible de me presenter, j ai essayé mais j avais des problèmes informatiques mais je vais essayer encore.
Merci et bonne Dimanche.
Maria
http://poesiedumonde.com/jamaique/
Maria (proprietaire du site "poesiedumonde.com")
Desolé il était impossible de me presenter, j ai essayé mais j avais des problèmes informatiques mais je vais essayer encore.
Merci et bonne Dimanche.
Maria
Poesiedumondemoulay a écrit:JOHN CROW BATTY
Ma sœur,
sous un fouillis de lingeries,
a dérobé ce cadeau
aux ardents rayons X de la douane
et a mis en gage son nom
sur le registre, sa signature
précise comme les sillons
du bout de ses doigts.
Le flacon est resté caché
sur l’étagère avec, de mon oncle,
la collection de pierres de l’étang
où il pêchait ses terreux reflets désabusés
avant que les bars ne lui bouffent le foie ;
avec les épines que ma tante garda
chaque fois qu’elle sauva son mariage.
Le flacon est resté dissimulé derrière les vins
bon marché réservés aux puddings
de Noël, tel un célibataire
dans un hôtel de tantes restées
vieilles filles. Je brûlais de goûter
son moelleux, la senteur
des cassettes de cèdre, de la rouille,
j’en imprégnais les auréoles de ma langue
et les cordes de ma gorge,
jusqu’au fond de mes os,
embrassant la noirceur
comme les chauves-souris boivent le crépuscule
dans leur maîtrise de l’air ;
une spirale d’ailes
par-dessus un jaillissement d’hibiscus
martelant la paroi de ma poitrine,
à travers le cercle de peau
mince comme les membranes de mes art-
ères dans l’étroite cage de mes mains.
Geoffrey Philp - Jamaïque.
Poesie du Monde
source: http://poesiedumonde.com/
moulay a écrit:ATTERRISSAGE
Ce que la mort peut être : une lente descente,
quasi sans pesanteur, un fœtus bourgeonnant
se lovant doucement au sein de la matrice.
Et le moteur entame un grondement profond,
qu’on dirait stomacal - c’est celui de l’avion
qui a faim d’atterrir, de dévorer l’espace
entre son corps qui tombe et le sol -, et que suit
le furtif lèchement de ses roues sur le corps
de la piste : appuyé, puis glissant vers l’avant,
décélérant en un ralenti sensuel,
et l’avion enfin laisse aller un long son
tel l’ultime soupir de son soulagement.
Le signal ceintures s’éteint, et c’est la phase
finale. Nous quittons nos sièges tels nos âmes
nos corps, et nous laissons nos bagages à main
les plus volumineux dans les compartiments
au-dessus des sièges, puis nous formons, serrée,
la file au bas de l’aile, sourires angoissés
allant de l’un à l’autre, nous sommes quelque temps
la proie bien éveillée de nos ambivalences
diverses, à moins que ne soyons soulagés
d’être enfin arrivés, dans la zone hors du temps
d’une contrée sans nom, sauf celui qu’on lui donne,
sanglotant et riant, le tout en même temps.
Cyril Wong -Singapoure.
Traduction et adaptation par Jean-Marie Flémal.
Re: Poèmes du monde .
C'est bon Maria, on a compris.
Tu veux qu'on te paye une taxe d'importation ou quoi?
Nous, on n'a même pas eu du chocolat.
Mais bon tu t'es bien rattrapée là, de la pub à l'oeil!
En revanche, sur un fond plus sérieux, tu pourras y participer. On ne demande que çà.
Bienvenue, quoi qu'il en soit.
TAHIYATI
Tu veux qu'on te paye une taxe d'importation ou quoi?
Nous, on n'a même pas eu du chocolat.
Mais bon tu t'es bien rattrapée là, de la pub à l'oeil!
En revanche, sur un fond plus sérieux, tu pourras y participer. On ne demande que çà.
Bienvenue, quoi qu'il en soit.
TAHIYATI
_________________
Qui ne peut être évité, doit être supporté!

Zeryab- Accro

-

Nombre de messages: 1671
Date d'inscription: 09/03/2008
Re: Poèmes du monde .
Bonjour TAHIYATI, merci pour comprendre. Non, je veux pas que vous payez de la taxe d'importation mais c est une bonne idée, quoique le poesiedumonde est un cadeau et on ne demande pas de taxe d importation pou ca, non?
Sérieusement citer la souce n est pas trop à demander, et non je veux pas faire de la pub, le site est privé avec des poèmes divers, surtout des amis des pays divers qui m ont envoyé leurs poèmes et me donner la permission de les publier sur pdm, le site n`est pas commerciale donc pas de pub nécessaire, ce qui trouve mon site par hazard et les aime c est bon et si qn voudrais les copier et les mettre ailleurs, au moins un petit email ou citer le souce serait bien mais bon je voudrais pas en discuter plus. On a compris comme tu dissais.
Oui, je voudrais bien participer c est pour ca je suis venue et decouvert les poèmes par hazards
Donc je vais lire un peu plus pour voir les sujets divers.
Bonne soirée.
Maria
Sérieusement citer la souce n est pas trop à demander, et non je veux pas faire de la pub, le site est privé avec des poèmes divers, surtout des amis des pays divers qui m ont envoyé leurs poèmes et me donner la permission de les publier sur pdm, le site n`est pas commerciale donc pas de pub nécessaire, ce qui trouve mon site par hazard et les aime c est bon et si qn voudrais les copier et les mettre ailleurs, au moins un petit email ou citer le souce serait bien mais bon je voudrais pas en discuter plus. On a compris comme tu dissais.
Oui, je voudrais bien participer c est pour ca je suis venue et decouvert les poèmes par hazards
Donc je vais lire un peu plus pour voir les sujets divers.
Bonne soirée.
Maria
Zeryab a écrit:C'est bon Maria, on a compris.
Tu veux qu'on te paye une taxe d'importation ou quoi?
Nous, on n'a même pas eu du chocolat.
Mais bon tu t'es bien rattrapée là, de la pub à l'oeil!
En revanche, sur un fond plus sérieux, tu pourras y participer. On ne demande que çà.
Bienvenue, quoi qu'il en soit.
TAHIYATI
Re: Poèmes du monde .
L'essentiel c'est le partage . Bienvenue Maria .

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Femme nue, femme noire
Vêtue de ta couleur qui est vie, de ta forme qui est beauté
J'ai grandi à ton ombre; la douceur de tes mains bandait mes yeux
Et voilà qu'au coeur de l'Eté et de Midi,
Je te découvre, Terre promise, du haut d'un haut col calciné
Et ta beauté me foudroie en plein coeur, comme l'éclair d'un aigle
Femme nue, femme obscure
Fruit mûr à la chair ferme, sombres extases du vin noir, bouche qui fait
lyrique ma bouche
Savane aux horizons purs, savane qui frémis aux caresses ferventes du
Vent d'Est
Tamtam sculpté, tamtam tendu qui gronde sous les doigts du vainqueur
Ta voix grave de contralto est le chant spirituel de l'Aimée
Femme nue, femme obscure
Huile que ne ride nul souffle, huile calme aux flancs de l'athlète, aux
flancs des princes du Mali
Gazelle aux attaches célestes, les perles sont étoiles sur la nuit de ta
peau.
Délices des jeux de l'Esprit, les reflets de l'or rouge ta peau qui se moire
A l'ombre de ta chevelure, s'éclaire mon angoisse aux soleils prochains
de tes yeux.
Femme nue, femme noire
Je chante ta beauté qui passe, forme que je fixe dans l'Eternel
Avant que le destin jaloux ne te réduise en cendres pour nourrir les
racines de la vie.
Leopold Sedar Senghor
Extrait de " Oeuvres Poétiques" Ed.Le Seuil

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Un poème algérien
A la source des étoiles
Donnez mon pain
Aux pauvres gens
Donnez mes poèmes aux enfants
Aux condamnés
Ma liberté
Aux amis
Mes espérances
Donnez mes armes
Aux opprimés
Donnez ma pitié
Aux bourreaux
Aux oiseaux
Mes rêves fous
Aux fleurs
Mes larmes pour rosée
Donnez donnez
Donnez mon nom
Donnez mon sang
Mon avenir
Laissez-moi seulement boire
à la source des étoiles.
A la source des étoiles
Donnez mon pain
Aux pauvres gens
Donnez mes poèmes aux enfants
Aux condamnés
Ma liberté
Aux amis
Mes espérances
Donnez mes armes
Aux opprimés
Donnez ma pitié
Aux bourreaux
Aux oiseaux
Mes rêves fous
Aux fleurs
Mes larmes pour rosée
Donnez donnez
Donnez mon nom
Donnez mon sang
Mon avenir
Laissez-moi seulement boire
à la source des étoiles.
Re: Poèmes du monde .
bonjour air force trés beau poème mais qui est l auteur? merci
foufa60- Discret

-

Nombre de messages: 13
Localisation: algérie
Humeur: bonne
Date d'inscription: 15/01/2012
Re: Poèmes du monde .
désolé pour l'oublie,
donc voici:
Ahmed Azeggah (Alger, 1966)
Ce poème tiré de l'Anthologie algérienne francophone contemporaine, paru chez Autre temps, nous est adressé par Servanne
voici le lien :
http://curiosofurioso1.canalblog.com/archives/2009/01/01/11932625.html
donc voici:
Ahmed Azeggah (Alger, 1966)
Ce poème tiré de l'Anthologie algérienne francophone contemporaine, paru chez Autre temps, nous est adressé par Servanne
voici le lien :
http://curiosofurioso1.canalblog.com/archives/2009/01/01/11932625.html
Re: Poèmes du monde .
De peur que je n'apprenne à te connaître trop facilement,
tu joues avec moi.
Tu m'éblouis de tes éclats de rire pour cacher tes larmes.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne dis le mot que tu voudrais dire.
De peur que je ne t'apprécie pas, tu m'échappes de cent façons.
De peur que je te confonde avec la foule, tu te tiens seule à part.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne prends le chemin que tu voudrais prendre.
Tu demandes plus que les autres, c'est pourquoi tu es silencieuse.
Avec une folâtre insouciance, tu évites mes dons.
Je connais tes artifices.
Jamais tu ne prends ce que tu voudrais prendre.
Rabindranath Tagore - (Le Jardinier d'amour, XXXV)

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Le Mendiant
Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
É talé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.
Victor Hugo, Les Contemplations (1856)
Un pauvre homme passait dans le givre et le vent.
Je cognai sur ma vitre ; il s'arrêta devant
Ma porte, que j'ouvris d'une façon civile.
Les ânes revenaient du marché de la ville,
Portant les paysans accroupis sur leurs bâts.
C'était le vieux qui vit dans une niche au bas
De la montée, et rêve, attendant, solitaire,
Un rayon du ciel triste, un liard de la terre,
Tendant les mains pour l'homme et les joignant pour Dieu.
Je lui criai : « Venez vous réchauffer un peu.
Comment vous nommez-vous ? » Il me dit : « Je me nomme
Le pauvre. » Je lui pris la main : « Entrez, brave homme. »
Et je lui fis donner une jatte de lait.
Le vieillard grelottait de froid ; il me parlait,
Et je lui répondais, pensif et sans l'entendre.
« Vos habits sont mouillés », dis-je, « il faut les étendre,
Devant la cheminée. » Il s'approcha du feu.
Son manteau, tout mangé des vers, et jadis bleu,
É talé largement sur la chaude fournaise,
Piqué de mille trous par la lueur de braise,
Couvrait l'âtre, et semblait un ciel noir étoilé.
Et, pendant qu'il séchait ce haillon désolé
D'où ruisselait la pluie et l'eau des fondrières,
Je songeais que cet homme était plein de prières,
Et je regardais, sourd à ce que nous disions,
Sa bure où je voyais des constellations.
Victor Hugo, Les Contemplations (1856)

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Comme je passais
Comme je passais rue Fontaine,
Un plaintif air de jazz
Est sorti en titubant,
Ébloui par le jour,
Et m'a chuchoté sa confidence
Discrètement
Comme je passais tout devant
La Cabane cubaine.
Un parfum pénétrant de Négresse
L'accompagnait.
Voilà des nuits,
Voilà bien des jours au sommeil absent.
Réveillés en moi les horizons que je croyais défunts.
Et je saute de mon lit tout à coup, comme un buffle
Mufle haut levé, jambes écartées,
Comme un buffle humant, dans le vent
Et la douceur modulée de la flûte polie,
La bonne odeur de l'eau sous les dakhars
Et celle, plus riche de promesses, des moissons mûres
Par les rizières.
Léopold Sédar Senghor
Comme je passais rue Fontaine,
Un plaintif air de jazz
Est sorti en titubant,
Ébloui par le jour,
Et m'a chuchoté sa confidence
Discrètement
Comme je passais tout devant
La Cabane cubaine.
Un parfum pénétrant de Négresse
L'accompagnait.
Voilà des nuits,
Voilà bien des jours au sommeil absent.
Réveillés en moi les horizons que je croyais défunts.
Et je saute de mon lit tout à coup, comme un buffle
Mufle haut levé, jambes écartées,
Comme un buffle humant, dans le vent
Et la douceur modulée de la flûte polie,
La bonne odeur de l'eau sous les dakhars
Et celle, plus riche de promesses, des moissons mûres
Par les rizières.
Léopold Sédar Senghor

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Si...
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent;
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling. Traduit par Paul Eluard
Si tu peux voir détruit l'ouvrage de ta vie
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d'un seul coup le gain de cent parties
Sans un geste et sans un soupir;
Si tu peux être amant sans être fou d'amour,
Si tu peux être fort sans cesser d'être tendre
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre;
Si tu peux supporter d'entendre tes paroles
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d'entendre mentir sur toi leurs bouches folles
Sans mentir toi-même d'un seul mot;
Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère
Sans qu'aucun d'eux soit tout pour toi;
Si tu sais méditer, observer et connaître
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur;
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n'être qu'un penseur;
Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent;
Si tu sais être bon, si tu sais être sage
Sans être moral ni pédant;
Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite
Et recevoir ces deux menteurs d'un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire
Seront à tout jamais tes esclaves soumis
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.
Rudyard Kipling. Traduit par Paul Eluard

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
L'automne
Salut, bois couronnés d'un reste de verdure,
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards.
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ;
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois.
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés je trouve plus d'attraits ;
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.
Lamartine
Salut, bois couronnés d'un reste de verdure,
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards.
Je suis d'un pas rêveur le sentier solitaire ;
J'aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l'obscurité des bois.
Oui, dans ces jours d'automne où la nature expire,
A ses regards voilés je trouve plus d'attraits ;
C'est l'adieu d'un ami, c'est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais.
Ainsi, prêt à quitter l'horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l'espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d'un regard d'envie
Je contemple ses biens dont je n'ai pas joui.
Lamartine

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
ÉLÉGIE DU MATIN
Au début, j'avais promis de me taire
Mais plus tard, au matin,
Je vous ai vus sortir avec des sacs de cendre devant les portes
Et la répandre comme on sème le blé ;
N'y tenant plus, j'ai crié : Que faites-vous ? Que faites-vous ?
C'est pour vous que j'ai neigé toute la nuit sur la ville,
C'est pour vous que j'ai blanchi chaque chose toute la nuit - ô si
Vous pouviez comprendre comme il est difficile de neiger !
Hier soir, à peine étiez-vous couchés, que j'ai bondi dans l'espace
Il y faisait sombre et froid. Il me fallait
Voler jusqu'au point unique où
Le vide fait tournoyer les soleils et les éteint,
Tandis que je devais palpiter encore un instant dans ce coin,
Afin de revenir, neigeant parmi vous.
Le moindre flocon, je l'ai surveillé, pesé, éprouvé,
Pétri, fait briller du regard,
Et maintenant, je tombe de sommeil et de fatigue et j'ai la fièvre.
Je vous regarde répandre la poussière du feu mort
Sur mon blanc travail et, souriant, je vous annonce :
Des neiges bien plus grandes viendront après moi
Et il neigera sur vous tout le blanc du monde.
Essayez dès à présent de comprendre cette loi,
Des neiges gigantesques viendront après nous,
Et vous n'aurez pas assez de cendre.
Et même les tout enfants apprendront à neiger.
Et le blanc recouvrira vos piètres tentatives à le nier.
Et la terre entrera dans le tourbillon des étoiles
Comme un astre brûlant de neige.
Anna BLANDIANA (Roumanie)
Au début, j'avais promis de me taire
Mais plus tard, au matin,
Je vous ai vus sortir avec des sacs de cendre devant les portes
Et la répandre comme on sème le blé ;
N'y tenant plus, j'ai crié : Que faites-vous ? Que faites-vous ?
C'est pour vous que j'ai neigé toute la nuit sur la ville,
C'est pour vous que j'ai blanchi chaque chose toute la nuit - ô si
Vous pouviez comprendre comme il est difficile de neiger !
Hier soir, à peine étiez-vous couchés, que j'ai bondi dans l'espace
Il y faisait sombre et froid. Il me fallait
Voler jusqu'au point unique où
Le vide fait tournoyer les soleils et les éteint,
Tandis que je devais palpiter encore un instant dans ce coin,
Afin de revenir, neigeant parmi vous.
Le moindre flocon, je l'ai surveillé, pesé, éprouvé,
Pétri, fait briller du regard,
Et maintenant, je tombe de sommeil et de fatigue et j'ai la fièvre.
Je vous regarde répandre la poussière du feu mort
Sur mon blanc travail et, souriant, je vous annonce :
Des neiges bien plus grandes viendront après moi
Et il neigera sur vous tout le blanc du monde.
Essayez dès à présent de comprendre cette loi,
Des neiges gigantesques viendront après nous,
Et vous n'aurez pas assez de cendre.
Et même les tout enfants apprendront à neiger.
Et le blanc recouvrira vos piètres tentatives à le nier.
Et la terre entrera dans le tourbillon des étoiles
Comme un astre brûlant de neige.
Anna BLANDIANA (Roumanie)

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Rabindranath Tagore... ses poemes sont un merveilleux don du ciel ! merci
Moulay , pour ce choix.
Moulay , pour ce choix.
amber- Supermotivé

-

Nombre de messages: 102
Date d'inscription: 08/11/2011
Re: Poèmes du monde .
MÉDITATION SUR LA MORT D’UNE FIGUE
Les oiseaux sont de jour
Les oiseaux sont de nuit
Figue puissante et belle
Et de peau blanche et de peau noire es-tu
Selon ta race étrange
A peine ouverte avec du sec avec du lait
Et dans ton corps d’infante
Fendu sous le duvet
Le feu de ta féminité nature
Attire écarte épuise
Les oiseaux fous de la lumière de la lune
Aux pièges de l’Angelico
Fermés, réels
*
Beauté saveur l’éclat des étamines
Tes fibres tes fibrilles
Quand tu t’ouvrais cela qui savait rire
Était bouche avec bouche
La couleur de ta chair chargée de lèvres
Et ta langue profonde
Déchirait les tissus et retissait
Le corps comme une langue ou flamme
Ou langue
Profanatrice, langue de profanation
*
La mamelle est ridée
L’outre du vent splendide
A libéré le ciel de tous ses pleurs
Il y a eu le soleil et il y a eu la lune
Pour aider la plus figue à devenir si ronde
Pour aider la plus fille à devenir suave
Pour aider l’une et l’autre à mélanger leurs pleurs
A mélanger leurs peaux d’amour jusqu’aux sucs
Salah Stétié- Liban
Les oiseaux sont de jour
Les oiseaux sont de nuit
Figue puissante et belle
Et de peau blanche et de peau noire es-tu
Selon ta race étrange
A peine ouverte avec du sec avec du lait
Et dans ton corps d’infante
Fendu sous le duvet
Le feu de ta féminité nature
Attire écarte épuise
Les oiseaux fous de la lumière de la lune
Aux pièges de l’Angelico
Fermés, réels
*
Beauté saveur l’éclat des étamines
Tes fibres tes fibrilles
Quand tu t’ouvrais cela qui savait rire
Était bouche avec bouche
La couleur de ta chair chargée de lèvres
Et ta langue profonde
Déchirait les tissus et retissait
Le corps comme une langue ou flamme
Ou langue
Profanatrice, langue de profanation
*
La mamelle est ridée
L’outre du vent splendide
A libéré le ciel de tous ses pleurs
Il y a eu le soleil et il y a eu la lune
Pour aider la plus figue à devenir si ronde
Pour aider la plus fille à devenir suave
Pour aider l’une et l’autre à mélanger leurs pleurs
A mélanger leurs peaux d’amour jusqu’aux sucs
Salah Stétié- Liban

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3501
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Poèmes du monde .
Manuel Alegre - Le Poète
Quand un homme se met à marcher
il laisse un peu de lui en chemin.
Il est entier au départ épars à l’arrivée
le reste demeure toujours en chemin
quand un homme se met à marcher.
Il reste toujours en chemin un souvenir
il reste toujours en chemin un peu plus
de ce qu’il avait au départ ou lui reste à l’arrivée.
Il reste un homme qui ne revient jamais plus
Quand un homme se met à marcher.
Pour info, Manuel Alegre poète portugais, ancien candidat à la présidence de la république a été réfugié un temps à Alger pendant la dictature. Il a animé le temps de son exil une émission à la radio algérienne.
Quand un homme se met à marcher
il laisse un peu de lui en chemin.
Il est entier au départ épars à l’arrivée
le reste demeure toujours en chemin
quand un homme se met à marcher.
Il reste toujours en chemin un souvenir
il reste toujours en chemin un peu plus
de ce qu’il avait au départ ou lui reste à l’arrivée.
Il reste un homme qui ne revient jamais plus
Quand un homme se met à marcher.
Pour info, Manuel Alegre poète portugais, ancien candidat à la présidence de la république a été réfugié un temps à Alger pendant la dictature. Il a animé le temps de son exil une émission à la radio algérienne.

Séléné- Accro

-

Nombre de messages: 2635
Localisation: Sarkoland
Humeur: Séléné le Retour !
Date d'inscription: 02/08/2009
Page 13 sur 14 •
1 ... 8 ... 12, 13, 14 
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LITTERATURE, ART ET CULTURE :: Les littératures mondiale et algérienne d'expression française.
Page 13 sur 14
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum












» En «vacances» après sa défaite électorale, pourquoi Sarkozy a-t-il choisi le Maroc?
» Triste nouvelle : Warda El Djazairia est morte
» La une des unes du 19 mai : Alors que Cojaal est asphyxiée financièrement Le dernier tronçon de l’autoroute ne sera pas livré avant 2014 !
» Setif : Des restaurants saccagés à l’université
» 4e édition des oscars de Maracana : Djabou meilleur 2011-2012
» Caricature ...
» El Eulma : 13èmes journées médicochirurgicales