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Le tourisme à Sétif
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Le tourisme à Sétif
L’antique sitifis vit au rythme de la saison estivale. Même si elle ne possède pas une vue sur mer, la capitale des hauts-plateaux représente pour les émigrés, et les gens du Sud, notamment, une destination touristique de premier choix. Le climat, la position géographique, l’air, le rapport qualité-prix de la vie, le dynamisme de la cité où l’on peut faire des affaires à l’achat de produits de consommation, sont les principaux atouts de Sétif, un carrefour entre différentes régions.
L’afflux des visiteurs a donné une autre impulsion à l’activité de la cité bondée de monde à longueur de journée. La circulation routière est impossible, au centre-ville les bouchons font désormais partie du quotidien des automobilistes lesquels prennent leur mal en patience. Ce fait renseigne sur l’augmentation de la population qui fait le bonheur de bon nombre de commerces. L’activité hôtelière connaît un certain dynamisme d’autant que de nombreux établissements ont ouvert leurs portes, affichant le plus souvent « complet ». « Mais, même si les hôtels poussent comme des champignons à Sétif, le déficit en nombre de lits reste important.
Avec le dynamisme de son université et de ses opérateurs économiques, la ville est différente de celles de l’intérieur du pays. L’ouverture de l’aéroport qui fonctionne à plein régime lui a, en outre, conféré un autre statut », souligne un hôtelier du centre-ville, n’ayant, au passage, pas omis de placarder au niveau de la réception le fameux « complet ». Le déficit a été, dans une certaine mesure, résorbé par la location des appartements, une habitude des habitants qui s’incruste dans les habitudes de la cité, à destination des citoyens de Biskra, Ouargla, Touggourt et de bon nombre d’autres localités du Sud. Comparativement aux prix pratiqués au littoral, à Sétif, il est facile de s’offrir un bel appartement meublé à 50 000 DA par mois. « Située à 100 km de la mer, Sétif, où il fait bon de vivre, offre toutes les commodités d’une ville touristique. En plus de sa situation géographique, la cité possède d’innombrables autres atouts, faisant d’elle, la destination de prédilection des gens du Sud », dira un citoyen de Touggourt estimant que la vie n’est pas chère à Sétif, où l’on peut aussi faire des emplettes.
Humer l’air de Aïn El Fouara, faire une virée au parc d’attraction qui mérite, d’ailleurs, un bien meilleur sort, flâner dans les souks et à travers les rues et artères, assister à la dense activité artistique ou profiter des bienfaits des stations thermales de la région, ce sont là les principales activités des vacanciers, qui prennent, en outre, du plaisir à s’attabler dans l’un des restaurent syriens faisant recette du coté des hauts-plateaux sétifiens animés de jour comme de nuit. « l’hospitalité des sétifiens qui sont des gens spontanés, la beauté d’un site édénique ne lui manquant que les eaux bleues, donnent à Sétif, un charme particulier », dira, un cadre venu de Biskra qui trouve, dit-il, un plaisir fou à s’oxygéner sur les hauteurs des monts Megress (plus de 1400m d’altitude) situés à une vingtaine de kilomètres de Sétif. « Faire un tour à Megress est la meilleure thérapie pour les citoyens en quête d’air pur. » La virée en montagne est le passe-temps favori de petites familles adeptes de la nature à l’état pur », précise notre interlocuteur, un adepte des stations thermales, tout en ajoutant : « J’imagine mal un séjour à Sétif sans une virée dans l’une des stations thermales de Hammam Soukhna, Guergour ou Hammam Ouled Yelles où le privé a beaucoup investi. avec une bonne campagne médiatique, la région peut facilement devenir un pôle de développement du tourisme thermal, la nouvelle option des grands tours opérateurs. »
Aïn El Fouara, l’épicentre des visiteurs
Eté comme hiver, la célèbre fontaine Aïn El Fouara, est prise d’assaut par les visiteurs d’une heure ou d’un jour. L’œuvre du sculpteur français Saint Vidal, reçoit depuis février 1898, des visiteurs venus de l’intérieur du pays ou de l’étranger, rien que pour boire son eau afin de perpétuer la tradition : « qui boira un jour de son eau, y reviendra inévitablement. » De passage ou profitant de quelques instants de détente à Sétif, la fontaine devient une incontournable halte pour bon nombre de visiteurs, donnant à l’endroit une ambiance particulière, animée par diverses activités lucratives. Des vendeurs de petites répliques de la fontaine font, à l’instar des photographes, de bonnes affaires. Ainsi, la foule est immense dans la journée et encore plus en soirée. venus de partout, des milliers de gens s’y abreuvent, s’y débarbouillent et surtout immortalisent leur passage avec des photos souvenirs. Une armée de vendeurs de souvenirs, d’appareils photo jetables et surtout de photographes ambulants est là, en quête de touristes. Ils sont nombreux, selon les jours et les horaires, polaroïds en bandoulière, ils proposent leurs services aux passants assoiffés se dirigeant vers la fontaine.
Combien sont-ils exactement ? On ne saurait le dire. Selon Farès, ils sont une dizaine d’anciens qui ont lancé l’activité au début des années 1990 et plus d’une dizaine de nouveaux. L’activité n’étant pas régulière, ce sont les jours de repos et surtout les week-ends où l’on enregistre une très grande affluence, plus de mille personnes viennent, selon les photographes, rendre visite au symbole de la ville chaque jour. « Depuis l’avènement des appareils jetables, numériques et des téléphones portables, notre activité s’en fait sentir et s’est considérablement réduite, les gens préfèrent s’essayer à la photographie et immortaliser eux- mêmes leurs propres souvenirs », déplorent les « paparazzis » sétifiens. « Parfois, certains d’entre nous ne font pas une seule pose de la journée, parfois quelques-unes, tout dépend de la journée », ajoutent-ils. « Beaucoup travaillent en équipe et se relaient durant la journée pour essayer d’arrondir leurs fins de mois.
Ces photographes ambulants se considèrent comme les anges gardiens, les protecteurs de la statue, nous sommes là presque tout le temps et nous voyons ce qui se passe aux alentours », déclarent-ils. Malgré leur présence, les vols et rixes sont assez fréquents. Les comportement indélicats, la grossièreté et la vulgarité nuisent beaucoup à l’image du site, qui a toujours été un coin de jonction et de rencontre entre gens d’horizons différents. « Nous voyons des gens de tous bords, des pauvres gens, des touristes passant par Sétif, des sétifiens et même parfois des gens célèbres, des vedettes locales et étrangères qu’on a parfois du mal à reconnaître. La plupart d’entre nous auraient de nombreuses anecdotes à raconter sur les rencontres que nous faisons du matin au soir », disent les photographes. Comme toute ville touristique, Sétif a ses gardiens de la mémoire et ce sont, apparemment, ces photographes ambulants qui continuent à guetter le touriste venu se désaltérer à la fontaine de Aïn Fouara qui envoûte : « de passage à Sétif, je tenais à faire une halte à Aïn El Fouara, une fontaine qui n’a pas volé sa célébrité. Tout comme son eau si fraîche en cette journée caniculaire. Posséder un monument d’une telle beauté, la capitale des hauts-plateaux est vraiment chanceuse », souligne, une algéroise qui a tenu à immortaliser ce passage, et ce avant de continuer la route vers la Tunisie, où elle a décidé de passer des vacances en famille.
Sétif : entre Lisboa et Halab
Hauts lieux des espaces gastronomiques du terroir, Sétif découvre ces dernières années les spécialités orientales (syriennes) et occidentales (portugaise). Sans se soucier de l’addition, les sétifiens envahissent, en couple et en famille ces restaurants d’un certain standing. Prendre place au « Lisboa », c’est effectuer un voyage virtuel au niveau de certains quartiers de la capitale du Portugal. L’espace, unique en son genre, est de renommée internationale. D’autant que la clientèle de l’établissement est cosmopolite. Des Européens, Américains, Asiatiques ainsi que des hauts cadres et hommes d’affaires, bien de chez nous, apprécient la cuisine et le service de l’établissement lequel n’a rien à envier aux restaurants d’outre-mer. « Le Lisboa est le restaurant de classe. Notre clientèle est constituée d’étrangers, d’opérateurs économiques et d’universitaires », souligne Khaled Bouakaz, le maître des lieux, aidé dans sa noble mission par son épouse d’origine portugaise.
« Notre établissement est un lieu de convivialité qui accueille les familles sétifiennes qui se mettent au diapason des nouvelles coutumes de consommation », enchaîne Khaled, qui voit d’un bon œil, la métamorphose de la famille sétifienne de plus en plus friande des sorties nocturnes et de la fréquentation des restaurants d’un certain rang, qui poussent comme des champignons. Brochettes d’agneau, kebab syrien, shawarma, kebab à la viande, salade orientale etc. constituent le menu de « Machaoui Halab » (les grillades d’Alep), un haut lieu de la cuisine syrienne, très appréciée par les sétifiens. « Même si notre clientèle est composée essentiellement d’hommes d’affaires ou de groupes, la présence de la famille sétifienne est de plus en plus importante. D’autant que le rapport qualité-prix est attractif », souligne Darif, le gérant de Machaoui Halab. « Les choses ont beaucoup évolué. Sétif de 2008 est totalement différente de celle des trois dernières décennies. Le boum économique, l’apport de l’université fréquentée par plus de 50 000 étudiants, ont quelque peu bousculé le conservatisme de la cité, qui est plus ouverte et tolérante », précise un enseignant de sociologie à l’université Ferhat Abbas.
Amar S, un PDG d’une société abonde dans le même sens : « L’ouverture de bon nombre de grands restaurants à Sétif, a brisé pas mal de tabous. Sachant que les familles sétifiennes investissent le plus normalement du monde Machaoui, Lisboa ainsi que les fast-foods. Il suffit de faire un tour ici et là pour constater la métamorphose ». Notre interlocuteur, n’a pas tort d’autant que même les nombreux restos implantés face au parc d’attraction sont fréquentés par les familles accueillies à bras ouverts. Avec la multiplication de ces lieux de restauration de différentes spécialités, le client a désormais l’embarras du choix. Sétif, qui se dote en plus de nouveaux hôtels, renforce ses structures d’accueil qui lui permettront de conforter son statut de cité carrefour de premier choix…
Par Kamel Beniaiche, Nabil Lalmi - El Watan
L’afflux des visiteurs a donné une autre impulsion à l’activité de la cité bondée de monde à longueur de journée. La circulation routière est impossible, au centre-ville les bouchons font désormais partie du quotidien des automobilistes lesquels prennent leur mal en patience. Ce fait renseigne sur l’augmentation de la population qui fait le bonheur de bon nombre de commerces. L’activité hôtelière connaît un certain dynamisme d’autant que de nombreux établissements ont ouvert leurs portes, affichant le plus souvent « complet ». « Mais, même si les hôtels poussent comme des champignons à Sétif, le déficit en nombre de lits reste important.
Avec le dynamisme de son université et de ses opérateurs économiques, la ville est différente de celles de l’intérieur du pays. L’ouverture de l’aéroport qui fonctionne à plein régime lui a, en outre, conféré un autre statut », souligne un hôtelier du centre-ville, n’ayant, au passage, pas omis de placarder au niveau de la réception le fameux « complet ». Le déficit a été, dans une certaine mesure, résorbé par la location des appartements, une habitude des habitants qui s’incruste dans les habitudes de la cité, à destination des citoyens de Biskra, Ouargla, Touggourt et de bon nombre d’autres localités du Sud. Comparativement aux prix pratiqués au littoral, à Sétif, il est facile de s’offrir un bel appartement meublé à 50 000 DA par mois. « Située à 100 km de la mer, Sétif, où il fait bon de vivre, offre toutes les commodités d’une ville touristique. En plus de sa situation géographique, la cité possède d’innombrables autres atouts, faisant d’elle, la destination de prédilection des gens du Sud », dira un citoyen de Touggourt estimant que la vie n’est pas chère à Sétif, où l’on peut aussi faire des emplettes.
Humer l’air de Aïn El Fouara, faire une virée au parc d’attraction qui mérite, d’ailleurs, un bien meilleur sort, flâner dans les souks et à travers les rues et artères, assister à la dense activité artistique ou profiter des bienfaits des stations thermales de la région, ce sont là les principales activités des vacanciers, qui prennent, en outre, du plaisir à s’attabler dans l’un des restaurent syriens faisant recette du coté des hauts-plateaux sétifiens animés de jour comme de nuit. « l’hospitalité des sétifiens qui sont des gens spontanés, la beauté d’un site édénique ne lui manquant que les eaux bleues, donnent à Sétif, un charme particulier », dira, un cadre venu de Biskra qui trouve, dit-il, un plaisir fou à s’oxygéner sur les hauteurs des monts Megress (plus de 1400m d’altitude) situés à une vingtaine de kilomètres de Sétif. « Faire un tour à Megress est la meilleure thérapie pour les citoyens en quête d’air pur. » La virée en montagne est le passe-temps favori de petites familles adeptes de la nature à l’état pur », précise notre interlocuteur, un adepte des stations thermales, tout en ajoutant : « J’imagine mal un séjour à Sétif sans une virée dans l’une des stations thermales de Hammam Soukhna, Guergour ou Hammam Ouled Yelles où le privé a beaucoup investi. avec une bonne campagne médiatique, la région peut facilement devenir un pôle de développement du tourisme thermal, la nouvelle option des grands tours opérateurs. »
Aïn El Fouara, l’épicentre des visiteurs
Eté comme hiver, la célèbre fontaine Aïn El Fouara, est prise d’assaut par les visiteurs d’une heure ou d’un jour. L’œuvre du sculpteur français Saint Vidal, reçoit depuis février 1898, des visiteurs venus de l’intérieur du pays ou de l’étranger, rien que pour boire son eau afin de perpétuer la tradition : « qui boira un jour de son eau, y reviendra inévitablement. » De passage ou profitant de quelques instants de détente à Sétif, la fontaine devient une incontournable halte pour bon nombre de visiteurs, donnant à l’endroit une ambiance particulière, animée par diverses activités lucratives. Des vendeurs de petites répliques de la fontaine font, à l’instar des photographes, de bonnes affaires. Ainsi, la foule est immense dans la journée et encore plus en soirée. venus de partout, des milliers de gens s’y abreuvent, s’y débarbouillent et surtout immortalisent leur passage avec des photos souvenirs. Une armée de vendeurs de souvenirs, d’appareils photo jetables et surtout de photographes ambulants est là, en quête de touristes. Ils sont nombreux, selon les jours et les horaires, polaroïds en bandoulière, ils proposent leurs services aux passants assoiffés se dirigeant vers la fontaine.
Combien sont-ils exactement ? On ne saurait le dire. Selon Farès, ils sont une dizaine d’anciens qui ont lancé l’activité au début des années 1990 et plus d’une dizaine de nouveaux. L’activité n’étant pas régulière, ce sont les jours de repos et surtout les week-ends où l’on enregistre une très grande affluence, plus de mille personnes viennent, selon les photographes, rendre visite au symbole de la ville chaque jour. « Depuis l’avènement des appareils jetables, numériques et des téléphones portables, notre activité s’en fait sentir et s’est considérablement réduite, les gens préfèrent s’essayer à la photographie et immortaliser eux- mêmes leurs propres souvenirs », déplorent les « paparazzis » sétifiens. « Parfois, certains d’entre nous ne font pas une seule pose de la journée, parfois quelques-unes, tout dépend de la journée », ajoutent-ils. « Beaucoup travaillent en équipe et se relaient durant la journée pour essayer d’arrondir leurs fins de mois.
Ces photographes ambulants se considèrent comme les anges gardiens, les protecteurs de la statue, nous sommes là presque tout le temps et nous voyons ce qui se passe aux alentours », déclarent-ils. Malgré leur présence, les vols et rixes sont assez fréquents. Les comportement indélicats, la grossièreté et la vulgarité nuisent beaucoup à l’image du site, qui a toujours été un coin de jonction et de rencontre entre gens d’horizons différents. « Nous voyons des gens de tous bords, des pauvres gens, des touristes passant par Sétif, des sétifiens et même parfois des gens célèbres, des vedettes locales et étrangères qu’on a parfois du mal à reconnaître. La plupart d’entre nous auraient de nombreuses anecdotes à raconter sur les rencontres que nous faisons du matin au soir », disent les photographes. Comme toute ville touristique, Sétif a ses gardiens de la mémoire et ce sont, apparemment, ces photographes ambulants qui continuent à guetter le touriste venu se désaltérer à la fontaine de Aïn Fouara qui envoûte : « de passage à Sétif, je tenais à faire une halte à Aïn El Fouara, une fontaine qui n’a pas volé sa célébrité. Tout comme son eau si fraîche en cette journée caniculaire. Posséder un monument d’une telle beauté, la capitale des hauts-plateaux est vraiment chanceuse », souligne, une algéroise qui a tenu à immortaliser ce passage, et ce avant de continuer la route vers la Tunisie, où elle a décidé de passer des vacances en famille.
Sétif : entre Lisboa et Halab
Hauts lieux des espaces gastronomiques du terroir, Sétif découvre ces dernières années les spécialités orientales (syriennes) et occidentales (portugaise). Sans se soucier de l’addition, les sétifiens envahissent, en couple et en famille ces restaurants d’un certain standing. Prendre place au « Lisboa », c’est effectuer un voyage virtuel au niveau de certains quartiers de la capitale du Portugal. L’espace, unique en son genre, est de renommée internationale. D’autant que la clientèle de l’établissement est cosmopolite. Des Européens, Américains, Asiatiques ainsi que des hauts cadres et hommes d’affaires, bien de chez nous, apprécient la cuisine et le service de l’établissement lequel n’a rien à envier aux restaurants d’outre-mer. « Le Lisboa est le restaurant de classe. Notre clientèle est constituée d’étrangers, d’opérateurs économiques et d’universitaires », souligne Khaled Bouakaz, le maître des lieux, aidé dans sa noble mission par son épouse d’origine portugaise.
« Notre établissement est un lieu de convivialité qui accueille les familles sétifiennes qui se mettent au diapason des nouvelles coutumes de consommation », enchaîne Khaled, qui voit d’un bon œil, la métamorphose de la famille sétifienne de plus en plus friande des sorties nocturnes et de la fréquentation des restaurants d’un certain rang, qui poussent comme des champignons. Brochettes d’agneau, kebab syrien, shawarma, kebab à la viande, salade orientale etc. constituent le menu de « Machaoui Halab » (les grillades d’Alep), un haut lieu de la cuisine syrienne, très appréciée par les sétifiens. « Même si notre clientèle est composée essentiellement d’hommes d’affaires ou de groupes, la présence de la famille sétifienne est de plus en plus importante. D’autant que le rapport qualité-prix est attractif », souligne Darif, le gérant de Machaoui Halab. « Les choses ont beaucoup évolué. Sétif de 2008 est totalement différente de celle des trois dernières décennies. Le boum économique, l’apport de l’université fréquentée par plus de 50 000 étudiants, ont quelque peu bousculé le conservatisme de la cité, qui est plus ouverte et tolérante », précise un enseignant de sociologie à l’université Ferhat Abbas.
Amar S, un PDG d’une société abonde dans le même sens : « L’ouverture de bon nombre de grands restaurants à Sétif, a brisé pas mal de tabous. Sachant que les familles sétifiennes investissent le plus normalement du monde Machaoui, Lisboa ainsi que les fast-foods. Il suffit de faire un tour ici et là pour constater la métamorphose ». Notre interlocuteur, n’a pas tort d’autant que même les nombreux restos implantés face au parc d’attraction sont fréquentés par les familles accueillies à bras ouverts. Avec la multiplication de ces lieux de restauration de différentes spécialités, le client a désormais l’embarras du choix. Sétif, qui se dote en plus de nouveaux hôtels, renforce ses structures d’accueil qui lui permettront de conforter son statut de cité carrefour de premier choix…
Par Kamel Beniaiche, Nabil Lalmi - El Watan
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"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
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togir- Accro

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Nombre de messages: 6629
Localisation: Algérie.
Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Le tourisme à Sétif
Ce qui manque à Sétif c'est un grand festival de la chanson staifie .
Il peut se derouler sur une quinzaine de jours en été par exemple . Avec un palmarés et un concours éliminatoire qui determinera les 4 premiers chanteurs ou groupes de chanteurs . Il se déroulera en plein air dans des places de la ville . Il y aura des kermesses , des expositions etc... Ce sera magnifique et ça relancera le tourisme .
Rien n'est impossible à Sétif . On peut y faire des merveilles!!!

Il peut se derouler sur une quinzaine de jours en été par exemple . Avec un palmarés et un concours éliminatoire qui determinera les 4 premiers chanteurs ou groupes de chanteurs . Il se déroulera en plein air dans des places de la ville . Il y aura des kermesses , des expositions etc... Ce sera magnifique et ça relancera le tourisme .
Rien n'est impossible à Sétif . On peut y faire des merveilles!!!
rachid- Accro

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Nombre de messages: 1257
Date d'inscription: 21/01/2008
Re: Le tourisme à Sétif
Et si on commençait d'abord par créer un office du tourisme ?
Recenser les lieux et attractions touristiques dans des brochures avec historique de la région.
Et effectivement un festival de la musique staifie est une exellente idée mais il faut l'inscrire dans la durée.
Un autre musée pour les arts populaires pour y recenser tout ce qui se perd ou est déjà perdu.
La Sicile est devenue le lieu incontournable pour le couscous-fest à San Vito Lo Capo, on peut s'en inspirer pour des manifestations similaires.
Recenser les lieux et attractions touristiques dans des brochures avec historique de la région.
Et effectivement un festival de la musique staifie est une exellente idée mais il faut l'inscrire dans la durée.
Un autre musée pour les arts populaires pour y recenser tout ce qui se perd ou est déjà perdu.
La Sicile est devenue le lieu incontournable pour le couscous-fest à San Vito Lo Capo, on peut s'en inspirer pour des manifestations similaires.
Invité- Invité
Re: Le tourisme à Sétif
Je regrette de dire ça, mais le tourisme est "une culture" que nous n'avons pas et que nous ne sommes pas préts à l'avoir
,
,
lamria- Supermotivé

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Nombre de messages: 249
Localisation: alger
Emploi/loisirs: lecture, musique, la nature
Humeur: optimiste
Date d'inscription: 14/04/2008
Re: Le tourisme à Sétif
Adama a écrit:Et si on commençait d'abord par créer un office du tourisme ?
Recenser les lieux et attractions touristiques dans des brochures avec historique de la région.
Et effectivement un festival de la musique staifie est une exellente idée mais il faut l'inscrire dans la durée.
Un autre musée pour les arts populaires pour y recenser tout ce qui se perd ou est déjà perdu.
La Sicile est devenue le lieu incontournable pour le couscous-fest à San Vito Lo Capo, on peut s'en inspirer pour des manifestations similaires.
Adama, quand est-ce qu’on monte notre maison d’hôtes avec Nawal aux fourneaux évidemment

sahara- Supermotivé

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Nombre de messages: 297
Date d'inscription: 20/03/2008
Re: Le tourisme à Sétif
Bonjour;
Je marche Sahara . On va faire des affaires en or......
et cuisine sétifienne

Je marche Sahara . On va faire des affaires en or......
et cuisine sétifienne 
nawal- Trés fidéle

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Nombre de messages: 612
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Le tourisme à Sétif
nawal a écrit:Bonjour;
Je marche Sahara . On va faire des affaires en or......![]()
et cuisine sétifienne
![]()
Gourmande comme je suis
, je demande à voir d’abord 
sahara- Supermotivé

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Nombre de messages: 297
Date d'inscription: 20/03/2008
Re: Le tourisme à Sétif
Moi, je ne marche pas.
Je cours !
Le gros, gros, très gros problème de l'Algérie c'est la notion de service.
C'est quand même extraordinaire qu'un peuple aussi chaleureux et accueillant, dès qu'il s'agit de metiers de service, y mette des notions subjectives héritées de l'histoire.
En un mot, un serveur est automatiquement assimilé à un serviteur. Ce n'est pas seulement une différence de vocabulaire, c'est surtout considéré comme avilissant de se mettre au service d'un client. Du coup, c'est compensé avec une morgue, un mépris du client incompatibles avec le metier.
J'ai lu quelque part que les écoles hotelières commencent à fleurir. Ce qui est indispensable. J'espère seulement qu'il sera accordé autant d'importance à l'art (eh oui, c'est un art !) de recevoir qu'à l'art culinaire.
Je cours !
Le gros, gros, très gros problème de l'Algérie c'est la notion de service.
C'est quand même extraordinaire qu'un peuple aussi chaleureux et accueillant, dès qu'il s'agit de metiers de service, y mette des notions subjectives héritées de l'histoire.
En un mot, un serveur est automatiquement assimilé à un serviteur. Ce n'est pas seulement une différence de vocabulaire, c'est surtout considéré comme avilissant de se mettre au service d'un client. Du coup, c'est compensé avec une morgue, un mépris du client incompatibles avec le metier.
J'ai lu quelque part que les écoles hotelières commencent à fleurir. Ce qui est indispensable. J'espère seulement qu'il sera accordé autant d'importance à l'art (eh oui, c'est un art !) de recevoir qu'à l'art culinaire.
Invité- Invité
Re: Le tourisme à Sétif
Un vieux directeur de l'ex- SAP ( subdivision agricole)qui est toujours vivant, avec sa finesse toute constantinoise, aimait "provoquer" les serveurs d'hôtels luxueux d'état en se moquant de leurs manières ridicules de se comporter avec les clients pour ne pas passer pour des "serviteurs de bourgeois", des serfs en quelque sorte dans l'idéologie dévoyée du socialisme algérien de jadis, où il n'y avait prétendument "ni ra3i ni khemasse"(ni berger ni khemasse). Exprès, il s'asseyait à une table en lançant l'appel "blasphématoire" connu: "Garçon!", provoquant l'irritation et même parfois la colère du travailleur qui demande à "être respecté"! C'est toute une mentalité rétrograde et un tas d'habitudes désuètes, inculqués par des gouvernants paternalistes et démagogues, qui demandent, au fil du temps, à etre éradiqués de notre société.
perigot- Accro

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Nombre de messages: 1560
Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
Re: Le tourisme à Sétif
Les serveurs à Paris, ne sont pas spécialement réputés pour leur sens de l’accueil et pourtant la France est le pays le plus touristique au monde.
Les serveurs marocains ont certes le sens du service mais en attendant, gare aux erreurs au moment de payer l’addition. En Italie ou en Espagne, on a refusé de nous servir parce que nous étions maghrébins….etc etc. Aucun pays n’est parfait au même titre que l’Algérie. Sans vouloir être démago, la grande richesse de l’Algérie aujourd’hui au niveau touristique c’est son authenticité (le pays, les gens), c’est une valeur sûre !!!.
De pouvoir se dire que tu peux tranquillement demander ton chemin dans la rue ou discuter avec les gens sans te dire « bon.. combien ça va me coûter cette histoire » ça n'a pas de prix mais malheureusement pour combien de temps !! Lorsque j’étais dans le sud algérien j’ai vu des enfants quémander auprès des touristes des stylos, bonbons, dinars ce nouveau type de comportement me perturbe beaucoup plus qu’un serveur qui refuse de me faire un sourire.
Les serveurs marocains ont certes le sens du service mais en attendant, gare aux erreurs au moment de payer l’addition. En Italie ou en Espagne, on a refusé de nous servir parce que nous étions maghrébins….etc etc. Aucun pays n’est parfait au même titre que l’Algérie. Sans vouloir être démago, la grande richesse de l’Algérie aujourd’hui au niveau touristique c’est son authenticité (le pays, les gens), c’est une valeur sûre !!!.
De pouvoir se dire que tu peux tranquillement demander ton chemin dans la rue ou discuter avec les gens sans te dire « bon.. combien ça va me coûter cette histoire » ça n'a pas de prix mais malheureusement pour combien de temps !! Lorsque j’étais dans le sud algérien j’ai vu des enfants quémander auprès des touristes des stylos, bonbons, dinars ce nouveau type de comportement me perturbe beaucoup plus qu’un serveur qui refuse de me faire un sourire.

sahara- Supermotivé

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Nombre de messages: 297
Date d'inscription: 20/03/2008
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