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Les paroles des chansons arabes orientales célebres- chi3r arabi- ( avec traduction)
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LITTERATURE, ART ET CULTURE :: La littérature d'expression arabe
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Re: Les paroles des chansons arabes orientales célebres- chi3r arabi- ( avec traduction)
perigot a écrit:
C'est juste, et merci Anna pour la remarque.
Une petite inattention de ma part car je traduis et poste assez rapidement ... Il y a d'autres imperfections dans la traduction, imperfections que j'essaie de rectifier au fur et à mesure. Dans toutes mes traductions, il est rare que le premier texte présenté au forum soit strictement identique au dernier.
Je rappelle que j'ai une formation scientifique et que je ne suis pas un traducteur professionnel. Je propose, et je le précise à chaque fois, des traductions approximatives qui ont pour buts d'aider le lecteur non arabophone à saisir le sens général des poèmes, et de vulgariser pour le public non arabe les merveilles de la poésie arabe.
Je crois que toutes mes traductions sur ce forum ont permis à ceux qui n'avaient pas de notions précises sur les richesses du chi3r el 3arabi de s'en faire une autre idée.
Beaucoup de critiques européens ont, à tort, accusé la poésie arabe d'être "terne et fade".
Ce n'est pas bien sûr l'avisde notre ami Jean-Simon qui l'a reconnu dans un de ses messages.
Vincent Monteil dans sa traduction du "Discours sur l'histoire Universelle", "Al Mouqaddima" d'Ibn Khladoun, au chapitre 53: "La Poésie, et comment l'apprendre" , note ceci: <<Un vers, c'est bien l'alliance triple de l'image, du sens et de la musique. Et c'est bien ce qui fait la difficulté de toute traduction poétique, qui doit être une création nouvelle: "la belle infidèle" vaut donc mieux que l'honnête version latine.>>
Ni moudjamala, ni fleurs, cher ami, j'ai déjà lu pratiquement toutes tes traductions "approximatives", et crois-moi pour certaines, pour pas dire toutes, rivalisent de créativité avec celles de professionnels. J'ai déjà comparé quelques unes avec celles de Khawam, des mêmes poésies, bien sûr.
C'est clair!
TAHIYATI
_________________
Qui ne peut être évité, doit être supporté!

Zeryab- Accro

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Nombre de messages: 1671
Date d'inscription: 09/03/2008
Re: Les paroles des chansons arabes orientales célebres- chi3r arabi- ( avec traduction)
C'est assez rare de trouver dans la poèsie du ghazal de Nizzar Kebbani un partage étranger et intempestif par des personnes tierces du monde féérique que vivent les deux amoureux qui font l'essentiel de sa poésie.
"Le tribunal" est un poème assez insolite. Il met aux prises les deux amants face au juge.
Un sentiment et un comportement sont à l'origine de cette situation : la jalousie de l'une et la frivolité réelle ou supposée de l'autre.
La traduction est personnelle et approximative et le poème est chanté par Kadhem Essaher, le chanteur attitré de Kebbani, assisté de Asmaa lamnouar.
ألمحكمة
قال الحبيب:
كن منصفاً سيدي القاضي
ذنبي انا رجل له ماضي
تلك التي امامك الان
كانت لدي اعز انسانه
واحببتها وهي احبتني
صدقاً جميع الهم انستني
صارحتهاوقلت مولاتي
كثيره كانت علاقاتي
قالت دع الماضي وقبلني
فانا لي الحاضر والاتي
بين ذراعيك انا الكل
وأينا ليس له ماضي؟
مر الزمان..تغيرت..تمردت
..تنمرت واستأسدت
وقالت الحبيبه:
كن منصفاً ياسيدي القاضي
تخونني لغتي والفاظي
هذا الذي امامك الان
رجل الرجال بعيني كانا
اعطيته ثــقــتي بلاحدٍ
صرت له بيتاًمن الورد
صارحني وبصوته جرحٌ:
انا ضائع ممزق البال
استاذتي انقذتني انتِ
انتِ حياتي انتِ آمالي
فشربتُ أدمعه وقلتُ له:
أينا ليس له ماضي؟
مرالزمان..تغير..تمرد
..تنمر..واستأسد
وقال الحبيب:
صبري تحطم لم يعد صبرا
كادت تحوِّل بيتنا قبرا
فأن تشم في يدي عطر
تصرخ تلك إمرأة اخرى؟
غيرتها مرض سيجعلني
فعلاً احن لذلك الماضي
حتى ضياعي صرت اعشقه
اطلق يدي سيدي القاضي
سلها تؤكد كل اقوالي
وبما ستحكم انني راضي
ذنبي انا رجل له ماضي
فقالت الحبيبه:
وتكررت سهراته الكبرى
يوم اراه ويختفي شهراً
عذراً يناقض عنده عذرا
من بيت معجبة ..الى اخرى
فالشلة الاولى أعادته
لضلاله وضياعه الماضي
سَلـْهُ يؤكد كل اقوالي
مخدوعة وان أيقاظي
كن منصفاً سيدي القاضي
Le tribunal
L’amant déclare :
Soyez juste monsieur le juge,
Mon seul péché, c’est mon passé.
Celle qui est en face de vous
Fut pour moi la plus chère de tous.
Je l’aimais et sincèrement elle m’aimait,
Au point où j’ai oublié mes contrariétés.
Avec franchise, je lui ai avoué
Mes nombreuses relations passées.
Ses réponses m’ont toujours enchanté :
"Laisse le passé et embrasse-moi,
L’avenir et le présent sont pour moi.
Entre tes bras je me mets,
D’ailleurs, qui n’a pas de passé ?"
Le temps lentement s’écoula
Puis elle changea...
Puis elle se rebella,
En tigresse, en lionne.
L’amante répliqua :
Soyez juste monsieur le juge,
Mon expression et mes paroles me trahissent.
Celui qui est en face de vous
Fut un amant exceptionnel.
La prunelle de mes yeux était son gîte
Ma confiance pour lui était sans limite.
Pour lui j’étais une maison de roses.
Avec sa voix languissante et explicite,
Egaré et l’âme déchirée, il me disait :
"Ma maîtresse, tu m’as sauvé,
Tu es ma vie, tu es mon espoir".
J’ai bu ses larmes en clamant :
"Qui ne possède pas de passé ?"
Le temps lentement s’écoula.
L’amant changea
Puis il se rebella,
En tigre, en lion.
L’amant répliqua :
Ma patience s’est brisée et s’est dissoute.
En tombe notre maison s’est convertie.
Il suffit d’un soupçon de parfum sur ma main
Pour qu’elle crie :"Ah, encore une nouvelle femme !"
Sa jalousie devient une maladie
Qui me propulse vers le passé et ses nostalgies,
Au point de désirer mes égarements d’antan.
Lâchez ma main monsieur le juge,
Et vérifiez, elle confirmera ma déposition.
J’accepterai votre jugement
Car mon seul tort, c’est mon passé.
L’amante répliqua :
Ses soirées mondaines deviennent innombrables
Je le vois un jour et il disparaît un mois,
Se réfugiant derrière des excuses inconciliables
Voguant de maison en maison.
N’importe quel groupe qu’il rencontre
Le retourne à ses errances et à ses égarements passés.
Il vous confirmera tous mes dires.
Je suis trahie, mais maintenant réveillée,
Soyez équitable, monsieur le juge.
"Le tribunal" est un poème assez insolite. Il met aux prises les deux amants face au juge.
Un sentiment et un comportement sont à l'origine de cette situation : la jalousie de l'une et la frivolité réelle ou supposée de l'autre.
La traduction est personnelle et approximative et le poème est chanté par Kadhem Essaher, le chanteur attitré de Kebbani, assisté de Asmaa lamnouar.
ألمحكمة
قال الحبيب:
كن منصفاً سيدي القاضي
ذنبي انا رجل له ماضي
تلك التي امامك الان
كانت لدي اعز انسانه
واحببتها وهي احبتني
صدقاً جميع الهم انستني
صارحتهاوقلت مولاتي
كثيره كانت علاقاتي
قالت دع الماضي وقبلني
فانا لي الحاضر والاتي
بين ذراعيك انا الكل
وأينا ليس له ماضي؟
مر الزمان..تغيرت..تمردت
..تنمرت واستأسدت
وقالت الحبيبه:
كن منصفاً ياسيدي القاضي
تخونني لغتي والفاظي
هذا الذي امامك الان
رجل الرجال بعيني كانا
اعطيته ثــقــتي بلاحدٍ
صرت له بيتاًمن الورد
صارحني وبصوته جرحٌ:
انا ضائع ممزق البال
استاذتي انقذتني انتِ
انتِ حياتي انتِ آمالي
فشربتُ أدمعه وقلتُ له:
أينا ليس له ماضي؟
مرالزمان..تغير..تمرد
..تنمر..واستأسد
وقال الحبيب:
صبري تحطم لم يعد صبرا
كادت تحوِّل بيتنا قبرا
فأن تشم في يدي عطر
تصرخ تلك إمرأة اخرى؟
غيرتها مرض سيجعلني
فعلاً احن لذلك الماضي
حتى ضياعي صرت اعشقه
اطلق يدي سيدي القاضي
سلها تؤكد كل اقوالي
وبما ستحكم انني راضي
ذنبي انا رجل له ماضي
فقالت الحبيبه:
وتكررت سهراته الكبرى
يوم اراه ويختفي شهراً
عذراً يناقض عنده عذرا
من بيت معجبة ..الى اخرى
فالشلة الاولى أعادته
لضلاله وضياعه الماضي
سَلـْهُ يؤكد كل اقوالي
مخدوعة وان أيقاظي
كن منصفاً سيدي القاضي
Le tribunal
L’amant déclare :
Soyez juste monsieur le juge,
Mon seul péché, c’est mon passé.
Celle qui est en face de vous
Fut pour moi la plus chère de tous.
Je l’aimais et sincèrement elle m’aimait,
Au point où j’ai oublié mes contrariétés.
Avec franchise, je lui ai avoué
Mes nombreuses relations passées.
Ses réponses m’ont toujours enchanté :
"Laisse le passé et embrasse-moi,
L’avenir et le présent sont pour moi.
Entre tes bras je me mets,
D’ailleurs, qui n’a pas de passé ?"
Le temps lentement s’écoula
Puis elle changea...
Puis elle se rebella,
En tigresse, en lionne.
L’amante répliqua :
Soyez juste monsieur le juge,
Mon expression et mes paroles me trahissent.
Celui qui est en face de vous
Fut un amant exceptionnel.
La prunelle de mes yeux était son gîte
Ma confiance pour lui était sans limite.
Pour lui j’étais une maison de roses.
Avec sa voix languissante et explicite,
Egaré et l’âme déchirée, il me disait :
"Ma maîtresse, tu m’as sauvé,
Tu es ma vie, tu es mon espoir".
J’ai bu ses larmes en clamant :
"Qui ne possède pas de passé ?"
Le temps lentement s’écoula.
L’amant changea
Puis il se rebella,
En tigre, en lion.
L’amant répliqua :
Ma patience s’est brisée et s’est dissoute.
En tombe notre maison s’est convertie.
Il suffit d’un soupçon de parfum sur ma main
Pour qu’elle crie :"Ah, encore une nouvelle femme !"
Sa jalousie devient une maladie
Qui me propulse vers le passé et ses nostalgies,
Au point de désirer mes égarements d’antan.
Lâchez ma main monsieur le juge,
Et vérifiez, elle confirmera ma déposition.
J’accepterai votre jugement
Car mon seul tort, c’est mon passé.
L’amante répliqua :
Ses soirées mondaines deviennent innombrables
Je le vois un jour et il disparaît un mois,
Se réfugiant derrière des excuses inconciliables
Voguant de maison en maison.
N’importe quel groupe qu’il rencontre
Le retourne à ses errances et à ses égarements passés.
Il vous confirmera tous mes dires.
Je suis trahie, mais maintenant réveillée,
Soyez équitable, monsieur le juge.
perigot- Accro

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Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
Re: Les paroles des chansons arabes orientales célebres- chi3r arabi- ( avec traduction)
Un poème de Nizzar Kebbani sur son pays, la Syrie, qui est en proie aujourd'hui à une guerre civile effroyable. Je dédie sa traduction à tous les amis de SFI, aux Syriens à qui nous souhaitons réconciliation et paix. Je la dédie aussi, ainsi que la chanson de Assala Nasri à mon amie Sahara qui a vécu en Syrie, qui en garde de bons souvenirs et qui est certainement profondément affectée par ce qui s'y passe actuellement.
القصيدة الدمشقية
هذي دمشقُ.. وهذي الكأسُ والرّاحُ
إنّي أحبُّ... وبعـضُ الحـبِّ ذبّاحُ
أنا الدمشقيُّ.. لو شرحتمُ جسدي
لسـالَ منهُ عناقيـدٌ.. وتفـّاحُ
و لو فتحـتُم شراييني بمديتكـم
سمعتمُ في دمي أصواتَ من راحوا
زراعةُ القلبِ.. تشفي بعضَ من عشقوا
وما لقلـبي –إذا أحببـتُ- جـرّاحُ
الا تزال بخير دار فاطمة
فالنهد مستنفر و الكحل صبّاح
ان النبيذ هنا نار معطرة
فهل عيون نساء الشام أقداح
مآذنُ الشّـامِ تبكـي إذ تعانقـني
و للمـآذنِ.. كالأشجارِ.. أرواحُ
للياسمـينِ حقـوق في منازلنـا..
وقطّةُ البيتِ تغفو حيثُ ترتـاحُ
طاحونةُ البنِّ جزءٌ من طفولتنـا
فكيفَ أنسى؟ وعطرُ الهيلِ فوّاحُ
هذا مكانُ "أبي المعتزِّ".. منتظرٌ
ووجهُ "فائزةٍ" حلوٌ و لمـاحُ
هنا جذوري.. هنا قلبي... هنا لغـتي
فكيفَ أوضحُ؟ هل في العشقِ إيضاحُ؟
أتيتُ يا شجرَ الصفصافِ معتذراً
فهل تسامحُ هيفاءٌ ..ووضّـاحُ؟
خمسونَ عاماً.. وأجزائي مبعثرةٌ..
فوقَ المحيطِ.. وما في الأفقِ مصباحُ
تقاذفتني بحـارٌ لا ضفـافَ لها..
وطاردتني شيـاطينٌ وأشبـاحُ
أقاتلُ القبحَ في شعري وفي أدبي
حتى يفتّـحَ نوّارٌ... وقـدّاحُ
ما للعروبـةِ تبدو مثلَ أرملةٍ؟
أليسَ في كتبِ التاريخِ أفراحُ؟
والشعرُ.. ماذا سيبقى من أصالتهِ؟
إذا تولاهُ نصَّـابٌ ... ومـدّاحُ؟
وكيفَ نكتبُ والأقفالُ في فمنا؟
وكلُّ ثانيـةٍ يأتيـك سـفّاحُ؟
حملت شعري على ظهري فأتعبني
ماذا من الشعرِ يبقى حينَ يرتاحُ؟
Le poème damascène
Voici Damas… voici le verre et les liqueurs !
J’aime … Certains amours sont ravageurs.
Je suis le damascène, disséquez mon corps,
Il s’en écoulera pommes et grappes (de raisins),
Tailladez mes vaisseaux au couteau,
Dans mon sang, vous entendrez les cris des partants !
La greffe guérit le cœur des amoureux,
Mais, point de remède pour mon cœur langoureux.
Que devient la demeure de Fatma,
A la poitrine élancée et aux cils gracieux ?
Ici, le vin est une flamme parfumée,
Les yeux des Syriennes sont-ils incendiaires ?
Les minarets de la Syrie pleurent en m’étreignant,
Comme des arbres, ils ont leurs propres âmes.
Le jasmin a des droits sur nos maisons,
Là où le chat s’assoupit en se reposant.
Le moulin à café fait partie de notre enfance,
Comment puis-je oublier l’arome de ses grains ?
Ici, se tenait, dans l’expectative, Ibn el Moutize
Là, éclatait le visage doux de Faiza
Ici mes racines… là mon cœur, là ma langue,
Que dire de plus, l’amour exige-il tant de précisions ?
Peuplier, je t’apporte mes excuses,
Me pardonneront-elles un jour Sabbah et Haifa ?
Cinquante ans que mes membres sont éparpillés
Sur les océans dépourvus de lumière à l’horizon.
Des mers sans rivages m’ont ballotté,
Des fantômes et des diables m’ont pourchassé.
Dans ma poésie je combats la laideur
Jusqu’à ce qu’en éclose fleurs et surgeons.
Pourquoi l’arabisme apparaît comme une veuve ?
Nos livres d’histoire ne recèlent-ils pas des joies ?
Que reste-t-il de l’authenticité de notre poésie
Quand en deviennent détendeurs escrocs et laudateurs?
Comment peut-on écrire avec la bouche cadenassée,
Menacés à chaque seconde par un bourreau tout près.
J’ai transporté sur mon dos ma poésie, cela m'a éreinté,
Qu’en restera-t-il après ses heures de délassement ?
القصيدة الدمشقية
هذي دمشقُ.. وهذي الكأسُ والرّاحُ
إنّي أحبُّ... وبعـضُ الحـبِّ ذبّاحُ
أنا الدمشقيُّ.. لو شرحتمُ جسدي
لسـالَ منهُ عناقيـدٌ.. وتفـّاحُ
و لو فتحـتُم شراييني بمديتكـم
سمعتمُ في دمي أصواتَ من راحوا
زراعةُ القلبِ.. تشفي بعضَ من عشقوا
وما لقلـبي –إذا أحببـتُ- جـرّاحُ
الا تزال بخير دار فاطمة
فالنهد مستنفر و الكحل صبّاح
ان النبيذ هنا نار معطرة
فهل عيون نساء الشام أقداح
مآذنُ الشّـامِ تبكـي إذ تعانقـني
و للمـآذنِ.. كالأشجارِ.. أرواحُ
للياسمـينِ حقـوق في منازلنـا..
وقطّةُ البيتِ تغفو حيثُ ترتـاحُ
طاحونةُ البنِّ جزءٌ من طفولتنـا
فكيفَ أنسى؟ وعطرُ الهيلِ فوّاحُ
هذا مكانُ "أبي المعتزِّ".. منتظرٌ
ووجهُ "فائزةٍ" حلوٌ و لمـاحُ
هنا جذوري.. هنا قلبي... هنا لغـتي
فكيفَ أوضحُ؟ هل في العشقِ إيضاحُ؟
أتيتُ يا شجرَ الصفصافِ معتذراً
فهل تسامحُ هيفاءٌ ..ووضّـاحُ؟
خمسونَ عاماً.. وأجزائي مبعثرةٌ..
فوقَ المحيطِ.. وما في الأفقِ مصباحُ
تقاذفتني بحـارٌ لا ضفـافَ لها..
وطاردتني شيـاطينٌ وأشبـاحُ
أقاتلُ القبحَ في شعري وفي أدبي
حتى يفتّـحَ نوّارٌ... وقـدّاحُ
ما للعروبـةِ تبدو مثلَ أرملةٍ؟
أليسَ في كتبِ التاريخِ أفراحُ؟
والشعرُ.. ماذا سيبقى من أصالتهِ؟
إذا تولاهُ نصَّـابٌ ... ومـدّاحُ؟
وكيفَ نكتبُ والأقفالُ في فمنا؟
وكلُّ ثانيـةٍ يأتيـك سـفّاحُ؟
حملت شعري على ظهري فأتعبني
ماذا من الشعرِ يبقى حينَ يرتاحُ؟
Le poème damascène
Voici Damas… voici le verre et les liqueurs !
J’aime … Certains amours sont ravageurs.
Je suis le damascène, disséquez mon corps,
Il s’en écoulera pommes et grappes (de raisins),
Tailladez mes vaisseaux au couteau,
Dans mon sang, vous entendrez les cris des partants !
La greffe guérit le cœur des amoureux,
Mais, point de remède pour mon cœur langoureux.
Que devient la demeure de Fatma,
A la poitrine élancée et aux cils gracieux ?
Ici, le vin est une flamme parfumée,
Les yeux des Syriennes sont-ils incendiaires ?
Les minarets de la Syrie pleurent en m’étreignant,
Comme des arbres, ils ont leurs propres âmes.
Le jasmin a des droits sur nos maisons,
Là où le chat s’assoupit en se reposant.
Le moulin à café fait partie de notre enfance,
Comment puis-je oublier l’arome de ses grains ?
Ici, se tenait, dans l’expectative, Ibn el Moutize
Là, éclatait le visage doux de Faiza
Ici mes racines… là mon cœur, là ma langue,
Que dire de plus, l’amour exige-il tant de précisions ?
Peuplier, je t’apporte mes excuses,
Me pardonneront-elles un jour Sabbah et Haifa ?
Cinquante ans que mes membres sont éparpillés
Sur les océans dépourvus de lumière à l’horizon.
Des mers sans rivages m’ont ballotté,
Des fantômes et des diables m’ont pourchassé.
Dans ma poésie je combats la laideur
Jusqu’à ce qu’en éclose fleurs et surgeons.
Pourquoi l’arabisme apparaît comme une veuve ?
Nos livres d’histoire ne recèlent-ils pas des joies ?
Que reste-t-il de l’authenticité de notre poésie
Quand en deviennent détendeurs escrocs et laudateurs?
Comment peut-on écrire avec la bouche cadenassée,
Menacés à chaque seconde par un bourreau tout près.
J’ai transporté sur mon dos ma poésie, cela m'a éreinté,
Qu’en restera-t-il après ses heures de délassement ?
perigot- Accro

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Nombre de messages: 1560
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Date d'inscription: 19/02/2008
Re: Les paroles des chansons arabes orientales célebres- chi3r arabi- ( avec traduction)
perigot a écrit:Un poème de Nizzar Kebbani sur son pays, la Syrie, qui est en proie aujourd'hui à une guerre civile effroyable. Je dédie sa traduction à tous les amis de SFI, aux Syriens à qui nous souhaitons réconciliation et paix. Je la dédie aussi, ainsi que la chanson de Assala Nasri à mon amie Sahara qui a vécu en Syrie, qui en garde de bons souvenirs et qui est certainement profondément affectée par ce qui s'y passe actuellement.
Salam,
Quelle joie d’entendre simultanément le muezzin et le son des cloches sans craindre pour sa religion … siroter un limoun maha nanah à beit Jabri en écoutant un joueur de oud...se perdre dans le souk hamadye... admirer le coucher du soleil à la Mosquée des Ommeyades…Ma maison jouxtait l’un des minarets de ce chef d’œuvre architectural…. j’étais la seule du quartier à ne pas entendre l’appel à la prière à 5h du mat… ça faisait sourire les commerçants de la place… la honte.
Sham rime pour moi avec poésie, douceur, culture, éducation..…et quelle civilisation…la civilisation arabo-musulmane…quelle chance de naître arabophone….c’est un précieux trésor, vous le savez sans doute.
Merci infiniment, Monsieur, pour cette délicate attention… ça me touche énormément…vous vouliez que je pleure n’est-ce pas…ben voilà, c’est du beau!!!!! …Il est vrai que je ne peux m’empêcher de penser à mes amis, Assir, Lamees, Mahmoud, Yahya sans craindre pour eux…
Que dire… Le cauchemar continu…. j’aimerais crier ma rage…, Périgot, je vous épargne un clip de NTM (si vous ne connaissez pas…ne cherchez pas vous allez avoir mal aux oreilles…)….Pour le moment la Syrie s’en sort bien sur la scène internationale…j’espère que cela va durer Insha Allah….
PAIX
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«C'est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit.» Khalil Gibran

sahara- Supermotivé

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