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Des universités privées bientôt en Algérie
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Des universités privées bientôt en Algérie
Le Gouvernement a fixé les conditions de création des universités privées. Il a prêté un intérêt particulier au CV du " signataire de la demande de création d’une université privée ". Le Gouvernement a demandé la présentation d’un cahier de charges qui stipule que le ministre désigne son représentant dans le Conseil Scientifique de cette université privée. Est-ce une bonne chose pour le niveau et la formation en Algérie ?
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"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
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togir- Accro

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Nombre de messages: 6629
Localisation: Algérie.
Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Des universités privées bientôt en Algérie
Personnellement, je suis pour la création de telles universités, même s'il y a danger d'apparition d'un "élitisme lucratif". C'est une des méthodes pour combattre la médiocrité qui s'est emparée, d'une façon frénétique et perverse, de l'école algérienne d'une façon générale et de l'université en particulier. Ceci suscitera inévitablement un effet bienfaiteur certain sur tout l'enseignement en Algérie. Une certaine "contagiosité culturelle et intellectuelle" touchera l'université moribonde qui sera contrainte alors de progresser ou de mourir. Les pauvres qui veulent s'instruire ont toujours montré des dispositions miraculeuses pour relever les défis...Et puis l'état pourrait y prendre en charge les élèves brillants qui arrivent des lycées et collèges.
perigot- Accro

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Nombre de messages: 1560
Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
Re: Des universités privées bientôt en Algérie
Je viens de voter oui pour les raisons évoquées par Perigot et que je partage. Donc, rien à rajouter de plus de ce qui vient d'être dit, sinon, juste un mot en direction des parents qui veulent que leur progéniture réussisse, qu'un certain sacrifice s'impose comme nos parents l'avaient fait. Eux qui n'avaient ni l'opportunité ni le pouvoir d'aller à l'école même s'ils le voulaient, mais qui se sont sacrifiés, qui ont payé de leur personne, payé de leur vie pour que nous nous puissions d'être libre et aller à l'école.

abdel- Trés fidéle

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Humeur: N'en déplaise à l'implacable réalité
Date d'inscription: 29/07/2008
Re: Des universités privées bientôt en Algérie
Certaines filières doivent être completement bloquées vu qu(il y a excés de formation. Les medecins generalistes sont au chomage . Par exemple la filiere medecine il faut l'arreter pendant quelques années..

moulay- Accro

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Nombre de messages: 3502
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Des universités privées bientôt en Algérie
A propos d'université ce long article de l'APS sur la réunion d'avant-hier du gouvernement.Constat et perspectives. A lire malgré sa longueur.
Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige sur les activités des différents secteurs du Gouvernement, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé une réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur de l'Enseignement supérieur. A cette occasion, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a présenté une communication portant sur l'état d'avancement de la réforme de l'Université ainsi que sur les préparatifs de la rentrée universitaire 2008-2009.
Concernant la réforme universitaire, à la veille de la cinquième année de sa mise en oeuvre, celle-ci a largement progressé en matière d'application du nouveau système "Licence, Master, Doctorat" (LMD), d'instauration de nouvelles pratiques pédagogiques, ainsi que de mise en place de programmes de formation adaptés aux besoins du pays.
C'est ainsi que 49 universités et centres universitaires dispensent effectivement le nouveau système LMD dans 13 domaines de formation couvrant 1201 licences dont 946 licences académiques et 255 licences professionnalisantes.
En outre, l'introduction du second cycle, quatre années après le lancement de ce nouveau système, a également permis l'ouverture de 585 formations en Master, dont 530 Masters académiques et 55 Masters professionnalisants.
Les moyens requis pour ce nouveau système d'enseignement sont en place grâce au développement des équipements de laboratoires, à la mise en place des centres d'enseignement intensif des langues et au renforcement de l'outil informatique.
En plus des opérations annuelles d'achat de configurations informatiques par chaque établissement universitaire, un programme centralisé d'acquisition de 6550 computers personnels (PC) est venu renforcer le parc informatique des établissements.
La réforme des enseignements s'est également accompagnée par le développement et la généralisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication, notamment à travers la mise en place d'un réseau sectoriel composé d'un data center national et de trois data center régionaux, et d'un système d'information intégrant les applications suivantes: applications métiers, système d'information des étudiants, la e-librairie, la vidéo à la demande, la voix par l'utilisation de la téléphonie sur les réseaux de données (IP : Internet Protocol) et la gestion des oeuvres universitaires.
Ce système intègre également la visioconférence déjà opérationnelle dans tous les établissements universitaires avec 13 sites émetteurs et 46 sites récepteurs, ainsi que le télé enseignement basé sur une plate forme client-serveur, permettant la création et l'accès à des ressources en ligne et en mode différé: l'apprenant peut y accéder en tout moment et en tout lieu avec la présence ou non du tuteur. L'utilisation de ces technologies facilitera davantage les possibilités d'échange et de coopération entre les universités et, partant, de l'encadrement pédagogique dont elles disposent respectivement.
En matière pédagogique, il a été procédé à la mise en place du tutorat pour le suivi et l'accompagnement de l'étudiant durant tout son cursus. En outre, l'université s'est ouverte sur l'environnement grâce à la participation des entreprises aux formations, aux stages et aux programmes pédagogiques, afin de faciliter l'intégration future des diplômés dans le monde du travail.
Cette réforme s'est également fixée comme objectif la formation des élites à travers la mise en place de nouveaux pôles d'excellence. C'est ainsi que les écoles et instituts nationaux ont oeuvré, durant ces deux dernières années, à réunir les conditions requises pour être éligibles au statut d'établissement d'excellence. Plusieurs actions ont été réalisées:
# transformation des écoles et instituts en "écoles hors université",
# organisation de 86 missions d'expertise mobilisant 73 experts internationaux pour la mise à niveau des programmes selon les standards universels,
# mobilisation de financements extérieurs destinés à rémunérer l'expertise internationale participant à l'élaboration des programmes pédagogiques, la prise en charge de l'encadrement et la mise en place des classes préparatoires aux grandes écoles,
# organisation de missions de formation et de mise à niveau des enseignants, engagés dans les classes préparatoires.
La réforme de l'université, lancée par le président de la République au début de cette décennie, dans le cadre de la réforme globale du système éducatif, a également bénéficié de la mobilisation d'importants moyens qui ont permis une amélioration sensible de ses potentialités d'accueil et de formation, comme en témoignent les données suivantes :
1. le nombre des établissements universitaires qui était de 53 en 2000 est passé à 56 en 2004 et a atteint aujourd'hui 62 établissements universitaires (universités, centres universitaires et écoles nationales supérieures), avec la création, cette année, des centres universitaires de Relizane, Tissemsilt, Mila et Ain Temouchent.
Le réseau universitaire sera renforcé incessamment par la création de l'Ecole Nationale Supérieure de Management, l'Ecole Supérieure de Journalisme et l'Ecole Supérieure de Technologie.
2. L'effectif total des enseignants qui était de 17 780 en 2000 est passé à 25 229 en 2004 et a atteint 31 703 en 2008, soit un (01) enseignant pour trente (30) étudiants. Avec le recrutement de 5688 nouveaux enseignants pour cette rentrée, le ratio d'encadrement sera de 1 enseignant pour 29 étudiants, et cela malgré l'augmentation du nombre d'étudiants,
3. Pour les enseignants de rang magistral (professeurs et maîtres de conférences), leur nombre, qui était de 2708 en 2000, est passé à 4124 en 2004 et a atteint 6120 en 2008, soit une progression de plus de 100% en huit ans. Cela est le fruit d'un encouragement important de l'Etat qui octroie annuellement, dans le cadre d'un programme quinquennal de formation à l'étranger, 420 bourses de formation au profit des maîtres assistants en phase de finalisation de thèse,
4. La capacité d'accueil pédagogique de l'université algérienne est passée de 420.000 places en 2000 à 520. 000 places en 2004 et a atteint 1 104 000 places pédagogiques en 2008, soit plus qu'un doublement en huit années,
5. S'agissant des capacités d'hébergement, le nombre des résidences universitaires est passé de 113 en 2000 à 165 en 2004, pour atteindre 254 cette année. Quant aux lits d'hébergement ainsi offerts aux étudiants, ils sont passés de 218.000 en 2000 à 234 000 en 2004 pour atteindre 456.000 en 2008.
6. L'effectif total des étudiants est passé de 466000 en 2000 à 722.000 en 2004 pour atteindre 1.160.000 en 2008.
7. Le nombre de diplômés de l'université a été, quant à lui, de 65.000 en 2000, pour passer à 107.000 en 2004 et atteindre 141.000 en 2008.
Ce doublement des effectifs et des moyens dans tous les domaines a été rendu possible grâce à la mobilisation d'importantes ressources budgétaires par l'Etat. Ainsi, la dépense annuelle d'équipement consacrée à l'Enseignement supérieur a été multipliée par six (6) en huit années, passant de 11 milliards DA en 2000, à plus de 66 milliards DA en 2008. Le budget de fonctionnement du secteur a, quant à lui, été multiplié par quatre (04) passant de 39 milliards DA en 2000 à plus de 129 milliards DA en 2008.
Les ressources budgétaires consacrées aux oeuvres universitaires ont triplé passant de près de 16 milliard DA en 2000 à plus de 30 milliards en 2004, pour atteindre prés de 55 milliards DA en 2008. On notera que l'effectif des étudiants boursiers a augmenté de plus de 100% en huit années passant de 394 000 en 2000 à 890 000 en 2008.
Tel est donc l'état de l'université qui s'apprête à accueillir cette année 260000 nouveaux étudiants dont 64% de filles, ce qui portera l'effectif total des étudiants, pour l'année 2008- 2009, à 1 160 000 étudiants ventilés, par paliers comme suit:
# 1 068 000 étudiants en graduation,
# 49 000 étudiants en post graduation,
# 43 000 inscrits à l'université de la formation continue.
A l'issue du débat qui a été consacré à cet important dossier, le président Abdelaziz Bouteflika a tenu d'abord à marquer sa satisfaction devant les progrès enregistrés par l'Université nationale. "La Nation doit noter avec fierté qu'en huit années seulement, elle a pu doubler sur tous les plans, les capacités et les moyens de son Université. Nul n'ignore les efforts déjà engagés par notre pays, depuis l'indépendance, pour développer l'Université, et, c'est ce potentiel qui a été doublé en moins de dix années", a relevé le chef de l'Etat.
"Certes, des lacunes demeurent encore dans l'encadrement pédagogique, tout comme persistent quelques tensions en ce qui concerne l'hébergement des étudiants. Mais, notre jeunesse doit réaliser que nous sommes le seul pays au monde assurant l'hébergement permanent de plus de 50% de ses étudiants et octroyant la bourse à plus de 80% d'entre eux. Ce sont là, d'importants sacrifices que consent le pays et c'est là une dette que contractent nos étudiants envers leur patrie et envers leur peuple", a ajouté le président de la République.
Le chef de l'Etat a indiqué que le Gouvernement doit poursuivre les efforts pour l'augmentation des capacités de notre Université, car c'est un effectif de près de 2 millions d'étudiants que nous devrons nous préparer à accueillir avant l'année 2015. "Certains doutaient, il y quelques années, lorsque nous avons affirmé que nous devons nous préparer à accueillir un million d'étudiants à la fin de cette décennie, et pourtant ce chiffre est déjà dépassé en 2008. Nous devons donc prévoir d'ores et déjà les moyens d'accueillir les importants effectifs actuellement en formation dans les lycées, et tenir compte aussi des progrès qui se poursuivent en ce qui concerne le pourcentage de réussite au baccalauréat", a souligné le président de la République.
"L'Université algérienne a maîtrisé le défi quantitatif qui pesait sur elle et permis par là au pays de pérenniser son option fondamentale de démocratisation de l'enseignement", a poursuivi le Président Abdelaziz Bouteflika qui a également fixé au Gouvernement des objectifs précis dans ce domaine. La mise en place du nouveau système de formation "LMD" doit se poursuivre de manière résolue, a indiqué le chef de l'Etat, précisant que "ce système est aujourd'hui universel". "La formation des enseignants universitaires doit aussi s'accélérer en lui consacrant tous les moyens", a ajouté le président Bouteflika.
"Les filières scientifiques et technologiques doivent être développées intensément", a ajouté le président de la République. "Le même souci de modernité doit se refléter dans l'accès de tous les étudiants, durant leur formation, à la maîtrise de l'outil informatique et des nouvelles technologies de la communication. C'est par cela que nous accélérerons l'avènement de la société de l'information dans notre pays", a déclaré le président Abdelaziz Bouteflika.
En outre, le chef de l'Etat a invité le secteur de l'Enseignement supérieur a multiplier les programmes de jumelage avec les universités étrangères et à accroître les moyens de documentation mis à la disposition de nos étudiants, y compris par l'accès aux fonds documentaires des grandes universités du monde. "C'est grâce à cela que nous contribuerons à rehausser les connaissances de nos étudiants et même de nos enseignants", a souligné le président de la République.
Enfin, le président de la République a saisi cette occasion pour rappeler à l'ensemble des membres du Gouvernement son instruction pour la mise sur pied d'écoles supérieures spécialisées, destinées à former des cadres répondant aux besoins spécifiques de certains secteurs d'activité. "Il reste entendu que l'accès aux postes d'emplois de l'Etat sera toujours ouvert dans le respect du principe de l'égalité des chances à compétence égale. L'encadrement des services de l'Etat a aussi ses exigences de spécialisation qui doivent être satisfaites, et dans ce cadre, j'attends de l'Université un soutien à l'émergence de ces établissements supérieurs spécialisés, ainsi que la promotion des échanges pédagogiques entre ces derniers et les différentes Universités du pays", a conclu le président Abdelaziz Bouteflika.
Dans le cadre des auditions annuelles qu'il dirige sur les activités des différents secteurs du Gouvernement, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a présidé une réunion restreinte d'évaluation consacrée au secteur de l'Enseignement supérieur. A cette occasion, le ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique a présenté une communication portant sur l'état d'avancement de la réforme de l'Université ainsi que sur les préparatifs de la rentrée universitaire 2008-2009.
Concernant la réforme universitaire, à la veille de la cinquième année de sa mise en oeuvre, celle-ci a largement progressé en matière d'application du nouveau système "Licence, Master, Doctorat" (LMD), d'instauration de nouvelles pratiques pédagogiques, ainsi que de mise en place de programmes de formation adaptés aux besoins du pays.
C'est ainsi que 49 universités et centres universitaires dispensent effectivement le nouveau système LMD dans 13 domaines de formation couvrant 1201 licences dont 946 licences académiques et 255 licences professionnalisantes.
En outre, l'introduction du second cycle, quatre années après le lancement de ce nouveau système, a également permis l'ouverture de 585 formations en Master, dont 530 Masters académiques et 55 Masters professionnalisants.
Les moyens requis pour ce nouveau système d'enseignement sont en place grâce au développement des équipements de laboratoires, à la mise en place des centres d'enseignement intensif des langues et au renforcement de l'outil informatique.
En plus des opérations annuelles d'achat de configurations informatiques par chaque établissement universitaire, un programme centralisé d'acquisition de 6550 computers personnels (PC) est venu renforcer le parc informatique des établissements.
La réforme des enseignements s'est également accompagnée par le développement et la généralisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication, notamment à travers la mise en place d'un réseau sectoriel composé d'un data center national et de trois data center régionaux, et d'un système d'information intégrant les applications suivantes: applications métiers, système d'information des étudiants, la e-librairie, la vidéo à la demande, la voix par l'utilisation de la téléphonie sur les réseaux de données (IP : Internet Protocol) et la gestion des oeuvres universitaires.
Ce système intègre également la visioconférence déjà opérationnelle dans tous les établissements universitaires avec 13 sites émetteurs et 46 sites récepteurs, ainsi que le télé enseignement basé sur une plate forme client-serveur, permettant la création et l'accès à des ressources en ligne et en mode différé: l'apprenant peut y accéder en tout moment et en tout lieu avec la présence ou non du tuteur. L'utilisation de ces technologies facilitera davantage les possibilités d'échange et de coopération entre les universités et, partant, de l'encadrement pédagogique dont elles disposent respectivement.
En matière pédagogique, il a été procédé à la mise en place du tutorat pour le suivi et l'accompagnement de l'étudiant durant tout son cursus. En outre, l'université s'est ouverte sur l'environnement grâce à la participation des entreprises aux formations, aux stages et aux programmes pédagogiques, afin de faciliter l'intégration future des diplômés dans le monde du travail.
Cette réforme s'est également fixée comme objectif la formation des élites à travers la mise en place de nouveaux pôles d'excellence. C'est ainsi que les écoles et instituts nationaux ont oeuvré, durant ces deux dernières années, à réunir les conditions requises pour être éligibles au statut d'établissement d'excellence. Plusieurs actions ont été réalisées:
# transformation des écoles et instituts en "écoles hors université",
# organisation de 86 missions d'expertise mobilisant 73 experts internationaux pour la mise à niveau des programmes selon les standards universels,
# mobilisation de financements extérieurs destinés à rémunérer l'expertise internationale participant à l'élaboration des programmes pédagogiques, la prise en charge de l'encadrement et la mise en place des classes préparatoires aux grandes écoles,
# organisation de missions de formation et de mise à niveau des enseignants, engagés dans les classes préparatoires.
La réforme de l'université, lancée par le président de la République au début de cette décennie, dans le cadre de la réforme globale du système éducatif, a également bénéficié de la mobilisation d'importants moyens qui ont permis une amélioration sensible de ses potentialités d'accueil et de formation, comme en témoignent les données suivantes :
1. le nombre des établissements universitaires qui était de 53 en 2000 est passé à 56 en 2004 et a atteint aujourd'hui 62 établissements universitaires (universités, centres universitaires et écoles nationales supérieures), avec la création, cette année, des centres universitaires de Relizane, Tissemsilt, Mila et Ain Temouchent.
Le réseau universitaire sera renforcé incessamment par la création de l'Ecole Nationale Supérieure de Management, l'Ecole Supérieure de Journalisme et l'Ecole Supérieure de Technologie.
2. L'effectif total des enseignants qui était de 17 780 en 2000 est passé à 25 229 en 2004 et a atteint 31 703 en 2008, soit un (01) enseignant pour trente (30) étudiants. Avec le recrutement de 5688 nouveaux enseignants pour cette rentrée, le ratio d'encadrement sera de 1 enseignant pour 29 étudiants, et cela malgré l'augmentation du nombre d'étudiants,
3. Pour les enseignants de rang magistral (professeurs et maîtres de conférences), leur nombre, qui était de 2708 en 2000, est passé à 4124 en 2004 et a atteint 6120 en 2008, soit une progression de plus de 100% en huit ans. Cela est le fruit d'un encouragement important de l'Etat qui octroie annuellement, dans le cadre d'un programme quinquennal de formation à l'étranger, 420 bourses de formation au profit des maîtres assistants en phase de finalisation de thèse,
4. La capacité d'accueil pédagogique de l'université algérienne est passée de 420.000 places en 2000 à 520. 000 places en 2004 et a atteint 1 104 000 places pédagogiques en 2008, soit plus qu'un doublement en huit années,
5. S'agissant des capacités d'hébergement, le nombre des résidences universitaires est passé de 113 en 2000 à 165 en 2004, pour atteindre 254 cette année. Quant aux lits d'hébergement ainsi offerts aux étudiants, ils sont passés de 218.000 en 2000 à 234 000 en 2004 pour atteindre 456.000 en 2008.
6. L'effectif total des étudiants est passé de 466000 en 2000 à 722.000 en 2004 pour atteindre 1.160.000 en 2008.
7. Le nombre de diplômés de l'université a été, quant à lui, de 65.000 en 2000, pour passer à 107.000 en 2004 et atteindre 141.000 en 2008.
Ce doublement des effectifs et des moyens dans tous les domaines a été rendu possible grâce à la mobilisation d'importantes ressources budgétaires par l'Etat. Ainsi, la dépense annuelle d'équipement consacrée à l'Enseignement supérieur a été multipliée par six (6) en huit années, passant de 11 milliards DA en 2000, à plus de 66 milliards DA en 2008. Le budget de fonctionnement du secteur a, quant à lui, été multiplié par quatre (04) passant de 39 milliards DA en 2000 à plus de 129 milliards DA en 2008.
Les ressources budgétaires consacrées aux oeuvres universitaires ont triplé passant de près de 16 milliard DA en 2000 à plus de 30 milliards en 2004, pour atteindre prés de 55 milliards DA en 2008. On notera que l'effectif des étudiants boursiers a augmenté de plus de 100% en huit années passant de 394 000 en 2000 à 890 000 en 2008.
Tel est donc l'état de l'université qui s'apprête à accueillir cette année 260000 nouveaux étudiants dont 64% de filles, ce qui portera l'effectif total des étudiants, pour l'année 2008- 2009, à 1 160 000 étudiants ventilés, par paliers comme suit:
# 1 068 000 étudiants en graduation,
# 49 000 étudiants en post graduation,
# 43 000 inscrits à l'université de la formation continue.
A l'issue du débat qui a été consacré à cet important dossier, le président Abdelaziz Bouteflika a tenu d'abord à marquer sa satisfaction devant les progrès enregistrés par l'Université nationale. "La Nation doit noter avec fierté qu'en huit années seulement, elle a pu doubler sur tous les plans, les capacités et les moyens de son Université. Nul n'ignore les efforts déjà engagés par notre pays, depuis l'indépendance, pour développer l'Université, et, c'est ce potentiel qui a été doublé en moins de dix années", a relevé le chef de l'Etat.
"Certes, des lacunes demeurent encore dans l'encadrement pédagogique, tout comme persistent quelques tensions en ce qui concerne l'hébergement des étudiants. Mais, notre jeunesse doit réaliser que nous sommes le seul pays au monde assurant l'hébergement permanent de plus de 50% de ses étudiants et octroyant la bourse à plus de 80% d'entre eux. Ce sont là, d'importants sacrifices que consent le pays et c'est là une dette que contractent nos étudiants envers leur patrie et envers leur peuple", a ajouté le président de la République.
Le chef de l'Etat a indiqué que le Gouvernement doit poursuivre les efforts pour l'augmentation des capacités de notre Université, car c'est un effectif de près de 2 millions d'étudiants que nous devrons nous préparer à accueillir avant l'année 2015. "Certains doutaient, il y quelques années, lorsque nous avons affirmé que nous devons nous préparer à accueillir un million d'étudiants à la fin de cette décennie, et pourtant ce chiffre est déjà dépassé en 2008. Nous devons donc prévoir d'ores et déjà les moyens d'accueillir les importants effectifs actuellement en formation dans les lycées, et tenir compte aussi des progrès qui se poursuivent en ce qui concerne le pourcentage de réussite au baccalauréat", a souligné le président de la République.
"L'Université algérienne a maîtrisé le défi quantitatif qui pesait sur elle et permis par là au pays de pérenniser son option fondamentale de démocratisation de l'enseignement", a poursuivi le Président Abdelaziz Bouteflika qui a également fixé au Gouvernement des objectifs précis dans ce domaine. La mise en place du nouveau système de formation "LMD" doit se poursuivre de manière résolue, a indiqué le chef de l'Etat, précisant que "ce système est aujourd'hui universel". "La formation des enseignants universitaires doit aussi s'accélérer en lui consacrant tous les moyens", a ajouté le président Bouteflika.
"Les filières scientifiques et technologiques doivent être développées intensément", a ajouté le président de la République. "Le même souci de modernité doit se refléter dans l'accès de tous les étudiants, durant leur formation, à la maîtrise de l'outil informatique et des nouvelles technologies de la communication. C'est par cela que nous accélérerons l'avènement de la société de l'information dans notre pays", a déclaré le président Abdelaziz Bouteflika.
En outre, le chef de l'Etat a invité le secteur de l'Enseignement supérieur a multiplier les programmes de jumelage avec les universités étrangères et à accroître les moyens de documentation mis à la disposition de nos étudiants, y compris par l'accès aux fonds documentaires des grandes universités du monde. "C'est grâce à cela que nous contribuerons à rehausser les connaissances de nos étudiants et même de nos enseignants", a souligné le président de la République.
Enfin, le président de la République a saisi cette occasion pour rappeler à l'ensemble des membres du Gouvernement son instruction pour la mise sur pied d'écoles supérieures spécialisées, destinées à former des cadres répondant aux besoins spécifiques de certains secteurs d'activité. "Il reste entendu que l'accès aux postes d'emplois de l'Etat sera toujours ouvert dans le respect du principe de l'égalité des chances à compétence égale. L'encadrement des services de l'Etat a aussi ses exigences de spécialisation qui doivent être satisfaites, et dans ce cadre, j'attends de l'Université un soutien à l'émergence de ces établissements supérieurs spécialisés, ainsi que la promotion des échanges pédagogiques entre ces derniers et les différentes Universités du pays", a conclu le président Abdelaziz Bouteflika.
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