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Le colonel Amirouche (1926-1959).
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Le colonel Amirouche (1926-1959).

Amirouche Aït Hamouda (1926-1959), plus connu sous le nom de Colonel Amirouche, est un militant nationaliste algérien durant la guerre d'Algérie, colonel dans l'Armée de libération nationale (ALN).
Il est né le 31 octobre 1926 dans le village de Tassaft Ouguemoune (faisant actuellement partie de la commune d'Iboudraren), dans les montagnes du Djurdjura en Kabylie (Algérie), fils posthume d'Amirouche Aït Hamouda et de Fatima Aït Mendès. Initié au militantisme par Bachir Boumaza au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sur le chantier de construction du barrage de Kherrata, il s'installe à Relizane (ouest de l'Algérie) où son activité et son courage physique font l'admiration des militants de la cause nationale. À la création de l'Organisation spéciale (OS), groupe paramilitaire chargé de la préparation des combattants pour la lutte armée, il est l'adjoint de Ounès Benattia auquel il succède après l'arrestation de ce dernier.
En 1950, sur ordre de ses chefs, et dans le cadre de la crise profonde qui secoue alors le mouvement national, il quitte l'Algérie pour la France où son engagement dans les rangs des durs lui vaut un passage à tabac qui le laisse pour mort après un meeting houleux à la Mutualité à Paris. Il y reste jusqu'en septembre 1954 date à laquelle il revient en Algérie et participe à la préparation du déclenchement de la lutte armée aux environs de l'Arbâa des Ouacifs où il est initié au maniement des explosifs par Mokhtar Kaci-Abdallah.
Le premier novembre 1954, il entre dans la clandestinité sous les ordres de Amar Aït Chikh et assiste en 1955, impuissant, au simulacre de procès, organisé, à l'instigation de Krim Belkacem, qui aboutit à l'assassinat d'Amar Ould Hamouda (figure connue du mouvement national). Habile tacticien, il gravit rapidement les échelons de la hiérarchie jusqu'au grade de commandant. C'est à ce titre, et en qualité de responsable de la zone de la Soummam en basse Kabylie, qu'il assure la sécurité du Congrès de La Soummam qui jettera les bases idéologiques du combat nationaliste et assoira le socle de l'État algérien moderne.
Lors de la crise de la Wilaya 1 Alger, après la mort de Mostefa Ben Boulaïd et la liquidation de chefs tels que Abbas Laghrour, Bachir Chihani et quelques autres, il est chargé par le CNRA (Conseil national de la révolution algérienne) de remettre de l'ordre dans les rangs des combattants. Il s'acquitte avec brio de cette mission et redonne à la Wilaya 1 son unité perdue et récupère, en lui sauvant la vie, le futur colonel Haouès (Ahmed Ben Abderrazzak). Lors du départ de Saïd Mohammedi vers l'extérieur, le conseil de Wilaya le désigne comme successeur, ce qu'il refuse pour ne pas violer la règle de l'ALN qui exige que le poste revienne à l'officier le plus ancien dans le grade, en l'occurrence, Saïd Yazouren dit « Vrirouche ». Ce dernier, envoyé à Tunis, y est maintenu pour permettre la désignation d'Amirouche au grade de colonel.
L'épisode du complot dit de « la bleuite » affecte profondément la wilaya 3 Kabylie et donne lieu à des liquidations physiques massives au sein des unités combattantes. Grâce à l'abnégation d'adjoints prestigieux, tels les commandants Ahcène Mahiouz, H'Mimi (Ahmed Feddal), Moh Ouali (Slimani Mohand Ouali), Ali Azzi, Lamara Hamel, il remet en route les unités combattantes mais souffre de l'absence totale d'approvisionnement en armes en provenance de l'extérieur. Il décide alors, avec le colonel Haouès de se rendre à Tunis demander des comptes au GPRA (gouvernement provisoire de la République algérienne) et envoie une mission d'approche vers la Wilaya 2 dont le chef, le colonel Ali Kafi avise Lakhdar Bentobbal de l'arrivée prochaine des colonels. Ce dernier avise Krim Belkacem et Abdelhafid Boussouf et selon des hitoriens ils auraient décidé ensemble de laisser le temps au service français du chiffre de décoder les messages de l'ALN.
Suivi à la trace par les troupes françaises, le groupe des colonels, escortés par le commandant Amor Driss, tombe dans une embuscade mortelle au lieu dit Djebel Thameur le 29 mars 1959 dans une bataille épique opposant 40 djounouds à 2500 soldats. Réhabilité en 1980, il fut réinhumé dans le carré des martyrs d'Alger à El-Alia.
Source Wikipedia.
ayache- Trés fidéle

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Nombre de messages: 656
Date d'inscription: 27/01/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Je retire mon commentaire et je vais m'acheter une bonne paire de lunettes !

Djenkelly- Trés fidéle

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Nombre de messages: 344
Date d'inscription: 02/02/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Amirouche était victimede "bleuite" .C'est un grad héros mais hélas il a liquidé des
centaines d'innocents.
centaines d'innocents.

moulay- Accro

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Nombre de messages: 3502
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Selon le site Français d'histoire HERODOTE voici ce qu'est la" bleuite" :
"La «bleuite»
En Algérie, les Français ont utilisé avec profit l'intoxication. Leur principal succès en ce domaine est la bleuite, d'après le surnom de l'uniforme donné aux agents du renseignement français.
En 1957, pendant la «bataille d'Alger», un capitaine français infiltre la willaya d'Amirouche (l'armée insurgée des environs d'Alger) avec des prisonniers qu'il a retournés sous la contrainte et libérés. En usant de faux messages, il aide ses protégés à accéder à des postes de responsabilité au sein de la willaya. Ils sont bientôt en situation de le renseigner et contribuent à l'arrestation de Yacef Saadi.
Comme son stratagème est sur le point d'être découvert, le capitaine sème le trouble chez l'ennemi en répandant de fausses accusations. Amirouche, affolé, torture ses propres hommes et ceux-ci, dans l'espoir vain d'être épargnés, livrent des noms au hasard. Cette purge va faire 2.000 suppliciés dans les rangs de la wilaya.
"La «bleuite»
En Algérie, les Français ont utilisé avec profit l'intoxication. Leur principal succès en ce domaine est la bleuite, d'après le surnom de l'uniforme donné aux agents du renseignement français.
En 1957, pendant la «bataille d'Alger», un capitaine français infiltre la willaya d'Amirouche (l'armée insurgée des environs d'Alger) avec des prisonniers qu'il a retournés sous la contrainte et libérés. En usant de faux messages, il aide ses protégés à accéder à des postes de responsabilité au sein de la willaya. Ils sont bientôt en situation de le renseigner et contribuent à l'arrestation de Yacef Saadi.
Comme son stratagème est sur le point d'être découvert, le capitaine sème le trouble chez l'ennemi en répandant de fausses accusations. Amirouche, affolé, torture ses propres hommes et ceux-ci, dans l'espoir vain d'être épargnés, livrent des noms au hasard. Cette purge va faire 2.000 suppliciés dans les rangs de la wilaya.
rachid- Accro

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Nombre de messages: 1257
Date d'inscription: 21/01/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Surnommé le "colonel terreur" par les militaires français , il fut la bête noire de leurs officiers et de leur soldats , sa présence dans une région provoquait inévitablement chez eux une peur angoissante . Sa méfiance excessive que justifiaient amplement les caractères particuliers et spécifiques de la guerre subversive ne lui a pas suffi pour échapper à la mort . Enfant , je me souviens trés bien de cette journée fatidique du 30 mars 1959 , journée pluvieuse , marquée par la liesse et la joie chez les colonialistes, par la tristesse , la douleur et l'abattement chez les Algériens .En effet, ce jour-là ,était partout placardée triomphalement et ostensiblement l'annonce : "Amirouche est mort."
perigot- Accro

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Nombre de messages: 1560
Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Parcouru (hélas) une biographie qui relate, entre autre, son passage en France et les relations qu'il entretenait avec les travailleurs emigrés dans les foyers (je crois). Il y est décrit comme trés attentif aux autres, toujours serviable et d'une extreme humilité. L'épisode de la bleuite, ne nous renseigne t il pas finalement sur les conditions de vie dans le maquis et les responsabilités qui étaient les siennes qui l'ont conduit à une sorte de paranoia ? qu'en pensez vous ?

Djenkelly- Trés fidéle

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Nombre de messages: 344
Date d'inscription: 02/02/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Effectivement , il était obsédé par l'idée de la trahison . Il faut dire que le capitaine Leger , son adversaire était fin et adroit . En raison d'un concours de circonstances fortuit , il a pu bâtir toute une mise en scène fictive sur de prétendus traîtres qui auraient rejoint le maquis , prétendumment pour espionner . Amirouche a alors sévi d'une façon impitoyable et même cruelle . Les plus touchés étaient déjà à cette époque les jeunes intellectuels, particulièrement les lycéens .
perigot- Accro

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Nombre de messages: 1560
Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Périgot, je ne sais pas si je m'exprime bien, je voulais dire par là qu'il souffrait peut etre d'une véritable maladie, ce qui n'enléve rien à l'engagement de ce grand Homme qu'était Amirouche et peut etre un élément d'explication sur les exécutions qu'il a ordonnées.

Djenkelly- Trés fidéle

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Nombre de messages: 344
Date d'inscription: 02/02/2008
Re: Le colonel Amirouche (1926-1959).
Djenkelly a écrit:Périgot, je ne sais pas si je m'exprime bien, je voulais dire par là qu'il souffrait peut etre d'une véritable maladie, ce qui n'enléve rien à l'engagement de ce grand Homme qu'était Amirouche et peut etre un élément d'explication sur les exécutions qu'il a ordonnées.
La paranoia n'est pas toujours une affection psychotique . Elle peut exprimer un trouble du caractére qui ne place pas automatiquement son auteur dans la catégorie
des malades mentaux . Il se peut que Amirouche soit paranoiaque dans ce sens -là . D'autre part , étant analphabéte , on disait de lui qu'il était " allergique " à la présence d'intellectuels parmi ses troupes parce qu'accusés (injustement bien sûr) d'être mous , influençables et pro-occidentaux. C'est là aussi un complexe connu chez certains ""illetrés - révolutionnaires" algériens .
A titre d'information , la paranoia se définit par la réunion de quatre éléments :
1/L'hypertrophie du moi .
2/La méfiance excessive .
3/La psychorigidité .
4/La fausseté du jugement .
En se penchant bien sur ces quatre notions ,on pourrait se poser la question suivante : Qui a la chance de ne pas être plus ou moins paranoiaque ?
perigot- Accro

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Nombre de messages: 1560
Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
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