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Nizar Kabbani, le poète de la femme556

Nizar Kabbani, le poète de la femme

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Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Mer 20 Fév 2008, 17:32



Nizar Kabbani, ou Qabbani, (en arabe نـزار قـبـّانـي , translittéré Nizār Qabbānī) (né le 21 mars 1923 à Damas, Syrie d'un père notable - mort le 30 avril 1998, à Londres, Grande-Bretagne) était un poète syrien, dont la poésie casse l’image traditionnelle de la femme arabe et invente un langage nouveau, proche de la langue parlée et riche de nombreuses images empruntées au monde de l’enfance.

Biographie

Dès l’âge de 16 ans, Nizar Kabbani commence à écrire des poèmes, largement consacrés à des thèmes amoureux.
En 1945, il obtient le diplôme de la faculté de droit de l’Université syrienne à Damas.
Il entre comme attaché au ministère Syrien des affaires étrangères et, ayant opté pour la carrière diplomatique, occupe divers postes de chargé d'affaires et de conseiller culturel dans les ambassades syriennes au Caire, à Ankara, à Madrid, à Pékin et à Beyrouth jusqu’à sa démission en 1966.
Après la défaite arabe face à Israël en 1967, il crée à Londres la maison d'édition « Nizar Khabbani » et devient un puissant et éloquent porte-parole de la cause arabe.
Installé à Beyrouth au milieu des années soixante, il disait ressentir « une immense tristesse en voyant tout le mal qu'on fait » à cette ville. Dans une interview au quotidien libanais « L'Orient le Jour » en 1977, à l'occasion de la parution de « A Beyrouth la femme, avec mon amour », il indiquait: « Je vis à Beyrouth depuis dix ans. Elle est pour moi la mère, l'amie et l'aimée ».
Depuis ses débuts en littérature en 1944 avec son premier recueil de poèmes, intitulé : La brune m'a dit, Nizar Kabbani a publié plus de trente recueils de poèmes, dont L'enfance d'un sein (1948), Samba (1949), tu es à moi (1950), le journal d'une femme indifférente (1968), des poèmes sauvages (1970), le livre de l'amour (1970), 100 lettres d'amour (1970), des poèmes hors- la loi(1972), je t'aime, je t'aime et la suite viendra (1978), A Beyrouth, avec mon amour (1978), que chaque année tu sois ma bien aimée (1978), Je jure qu'il n'y a de femmes que toi (1979) et plusieurs d'autres œuvres. Il va créer autour de lui une très grande controverse due au fait qu'il y relatait sans fausse pudeur son amour pour la femme.
Son œuvre, louée par des générations d'Arabes pour ses vers sensuels et romantiques, ne s'est pas limitée aux recueils de poésie. Il a apporté des contributions régulières au journal de langue arabe Al Hayat, et ses textes ont été mis en musique et chantés par Mohamed Abdelwahab, Najib Serraj ou Abdel Halim Hafez (Qariat el fingan, Rissala min tahtilmaa), ils ont également été chantés par des chanteuses Libanaises, Syriennes ou Égyptiennes comme Feyrouz, Oum Kalsoum et d’autres, ce qui a contribué à populariser son travail. Il est le poète arabe contemporain le plus populaire et le plus lu.
Il fut surnommé le poète de la femme et de la Oumma suite au tournant que connaîtra sa poésie après les défaites arabes successives face aux Israéliens. Il sera pratiquement le seul poète à ne pas chanter les louanges des dirigeants arabes et à les tenir pour cause de ces défaites.
Des textes de Nizar Kabbani ont été traduits en espagnol par Pedro Monteret (Institut hispano-arabe, 1964) et en anglais par Abdallah al-Uzari (in Con temporar.y ,4 rab Poetry, Penguin, 1986) et par Selma Khadra Jayyusi (in Modem Arabie Poetry, Columbia University Press, 1987).
Le poète syrien Youssef Karkoutly a pu dire de Nizar Khabbani qu'il était « aussi nécessaire à nos vies que l'air ».
Nizar Kabbani a été marié deux fois. Il avait eu deux enfants de son premier lit : Tawfiq décédé, et Hadba. Sa seconde épouse, Balqis al-Rawi, une enseignante irakienne qu'il avait rencontrée lors d'un récital de poésie à Bagdad, et qui lui donna également deux enfants, Omar et Zeïnab, a trouvé la mort dans un attentat perpétré par des activistes pro-iraniens contre l'ambassade d'Irak en 1981 à Beyrouth, où elle travaillait pour la section culturelle du gouvernement irakien. Cette disparition a beaucoup affecté le poète, qui reprit espoir grâce à ses enfants.

La fin de sa vie

Après la mort de Balkis, Kabbani quitte Beirouth. Il habitait entre Genève et Paris et s'établit à Londres pour ses 15 dernières années. Il continua à ecrire des poèmes qui soulevèrent quelques controverses et notamment "Quand annonceront ils la mort des Arabes?" et "Les coureurs" (Al mouharwilon المهرولون ). En 1997, Nizar Kabbani a souffert de problèmes de santé. Et malgré une amélioration vers la fin de 1997, il meurt à Londres le 30 Avril 1998 d'une crise cardiaque à l'âge de 75. Il formula le voeux d'être inhumé à Damas, qu'il décrivait comme étant le ventre qui lui appris la poésie, la créativité et le gratifia de l'alphabet du Jasmin. Il fut transporté à Damas quatre jour plus tard au Bab Al-Saghir. Il fut pleuré et regretté dans tous les pays arabes où l'on diffusa sur les médias ses oeuvres littéraires.

Son œuvre

La femme a été la source principale de l'inspiration poétique de Nizar Kabbani à cause du suicide de sa sœur. Il publie son premier recueil de poèmes, « La brune me l'avait dit» قالت لي السمراء , en 1944. Suivra « L'odeur du jasmin de Damas». Avec la publication, en 1952, de « La jeunesse d'un sein », qui rompait avec les traditions conservatrices de la littérature arabe, il acquiert une réputation d'audace, qui fera de lui, au fil des ans, l'un des poètes contemporains les plus importants de la littérature arabe.
Après la défaite arabe lors de la guerre israélo-arabe de 1967, son œuvre prend une coloration plus politique et engagée pour la cause arabe. Il publie alors « En marge du journal de la défaite ». Engagé politiquement, il écrit cette auto-critique de l'indétermination du monde arabe et de ses nombreuses erreurs. Quand on lui reprochait la dureté avec laquelle il critiquait les Arabes, il disait « âkher el daa' al kay », le dernier remède, c'est la cautérisation par le feu. L'un de ses derniers poèmes - « Les enfants de la pierre » - fait référence au soulèvement de l'Intifada dans les territoires occupés.
Son écriture s'est souvent emparé des thèmes du désespoir politique, et il a ainsi traité l'oppression des femmes comme une métaphore dans laquelle il voyait le destin maudit des Arabes. Dans son poème « Dessin avec des mots », il écrit : « Quand un homme désire une femme, il souffle dans une corne ; mais, quand une femme désire un homme, elle mange le coton de son oreiller ».
Le romancier égyptien Gamal el-Ghitanti, éditeur de l'hebdomadaire Les nouvelles de la Littérature, fit l'éloge de Nizar Kabbani en disant qu'il avait été « dans une certaine mesure, un grand poète arabe, qui fit un grand effort pour rendre sa poèsie compréhensible par tout le peuple et pas seulement par une élite ». toto kaka
On ajoute une partie d'une de ses poésies très fameuses qui a été traduite en français par Mohammad Réza Zakéri, un étudiant iranien, à ces explications:

Poésie de tristesse :

-Ton amour m'a appris d'être triste -Il y a longtemps que j'ai besoin -D'une femme qui m'attriste -D'une femme dans les bras de la quelle je puisse pleurer -Comme un passereau -D'une femme qui rassemble mes parties -Comme des pièces d'un cristal brisé
-Ton amour m'a fait entrer -Dans des pays de tristesse -Et moi, avent toi, -Je ne suis jamais entré -Dans des pays de tristesse -Je ne savais jamais que la larme c'est l'homme incarné -Que l'homme sans tristesse, -Il n'en qu'un souvenir.


Wikipedia .



A SUIVRE ...



VOIR AUSSI CE TOPIC SUR NEZZAR KEBBANI :

http://www.setif-dz.org/la-litterature-d-expression-arabe-f29/les-paroles-des-chansons-arabes-orientales-celebres-t1586-15.htm


Dernière édition par perigot le Jeu 14 Mai 2009, 17:49, édité 2 fois

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par hamoud le Mer 20 Fév 2008, 19:59

Le poème "Balkis" écrit à la mémoire de sa femme morte dans un attentat est grandiose . Il se compse de plus de 100 vers . En voilà quelques uns :



Merci à vous,
Merci à vous,
Assassinée, ma bien aimée !
Vous pourrez dès lors
Sur la tombe de la martyre
Porter votre funèbre toast.
Assassinée ma poésie !
Est-il un peuple au monde,
-Excepté nous-
Qui assassine le poème ?

O ma verdoyante Ninive !
O ma blonde bohémienne !
O vagues du Tigre printanier !
O toi qui portes aux chevilles
Les plus beaux des anneaux !



Ils t'ont tuée, Balkis !
Quel peuple arabe
Celui-là qui assassine
Le chant des rossignols !

Balkis, la plus belle des reines
Dans l'histoire de Babel !
Balkis, le plus haut des palmiers
Sur le sol d'Irak !

Quand elle marchait
Elle était entourée de paons,
Suivie de faons.

Balkis, ô ma douleur !
O douleur du poème à peine frôlé du doigt !
Est-il possible qu'après ta chevelure
Les épis s'élèveront encore vers le ciel ?

hamoud
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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par alakhtal le Jeu 21 Fév 2008, 07:56

Merci pour ce grand poètearabe qui a chanté la femme et l'arabité. Ce fut un poète
militant et un poète des grands chanteurs qui sont les idoles des jeunes : Abdelhalim et Kadham Essahar.

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par Djenkelly le Jeu 21 Fév 2008, 18:49

Je ne connaissais pas cet auteur que je découvre grace à vous. J'aime beaucoup ce poéme

Quand annoncera-t-on la mort des Arabes ?

J'essaie, depuis l'enfance, de dessiner ces pays
Qu'on appelle-allégoriquement-les pays des Arabes
Pays qui me pardonneraient si je brisais le verre de la lune...
Qui me remercieraient si j'écrivais un poème d'amour
Et qui me permettraient d'exercer l'amour
Aussi librement que les moineaux sur les arbres...
J'essaie de dessiner des pays...
Qui m'apprendraient à toujours vivre au diapason de l'amour
Ainsi, j'étendrai pour toi, l'été, la cape de mon amour
Et je presserai ta robe, l'hiver, quand il se mettra à pleuvoir...

J'essaie de dessiner des pays...
Avec un Parlement de jasmin...
Avec un peuple aussi délicat que le jasmin...
Où les colombes sommeillent au dessus de ma tête
Et où les minarets dans mes yeux versent leurs larmes
J'essaie de dessiner des pays intimes avec ma poésie
Et qui ne se placent pas entre moi et mes rêveries
Et où les soldats ne se pavanent pas sur mon front
J'essaie de dessiner des pays...
Qui me récompensent quand j'écris une poésie
Et qui me pardonnent quand déborde le fleuve de ma folie...

J'essaie de dessiner une cité d'amour
Libérée de toutes inhibitions...
Et où la féminité n'est pas égorgée... ni nul corps opprimé

J'ai parcouru le Sud... J'ai parcouru le Nord...
Mais en vain...
Car le café de tous les cafés a le même arôme...
Et toutes les femmes une fois dénudées
Sentent le même parfum...
Et tous les hommes de la tribu ne mastiquent point ce qu'ils mangent
Et dévorent les femmes une à la seconde

J'essaie depuis le commencement...
De ne ressembler à personne...
Disant non pour toujours à tout discours en boîte de conserve
Et rejetant l'adoration de toute idole...

J'essaie de brûler tous les textes qui m'habillent
Certains poèmes sont pour moi une tombe
Et certaines langues linceul.
Je pris rendez-vous avec la dernière femme
Mais j'arrivai bien après l'heure

J'essaie de renier mon vocabulaire
De renier la malédiction du "Mubtada" et du "Khabar"
De me débarrasser de ma poussière et me laver le visage à l'eau de pluie...
J'essaie de démissionner de l'autorité du sable...
Adieu Koraich...
Adieu Kouleib...
Adieu Mudar...

J'essaie de dessiner ces pays
Qu'on appelle-allégoriquement- les pays des Arabes,
Où mon lit est solidement attaché,
Et où ma tête est bien ancrée,
Pour que je puisse différencier entre les pays et les vaisseaux...
Mais... ils m'ont pris ma boîte de dessin,
M'interdisent de peindre le visage de mon pays... ;

J'essaie depuis l'enfance
D'ouvrir un espace en jasmin.
J'ai ouvert la première auberge d'amour... dans l'histoire des Arabes...
Pour accueillir les amoureux...
Et j'ai mis fin à toutes les guerres d'antan entre les hommes et les femmes,
Entre les colombes... et ceux qui égorgent les colombes...
Entre le marbre... et ceux qui écorchent la blancheur du marbre...
Mais... ils ont fermé mon auberge...
Disant que l'amour est indigne de l'Histoire des Arabes
De la pureté des Arabes...
De l'héritage des Arabes...
Quelle aberration !!

J'essaie de concevoir la configuration de la patrie ?
De reprendre ma place dans le ventre de ma mère,
Et de nager à contre courant du temps,
Et de voler figues, amandes, et pêches,
Et de courir après les bateaux comme les oiseaux
J'essaie d'imaginer le jardin de l'Eden?
Et les potentialités de séjour entre les rivières d'onyx?
Et les rivières de lait...
Quand me réveillant... je découvris la futilité de mes rêves.
Il n'y avait pas de lune dans le ciel de Jéricho...
Ni de poisson dans les eaux de l'Euphrate...
Ni de café à Aden...

J'essaie par la poésie... de saisir l'impossible...
Et de planter des palmiers...
Mais dans mon pays, ils rasent les cheveux des palmiers...
J'essaie de faire entendre plus haut le hennissement des chevaux ;
Mais les gens de la cité méprisent le hennissement !!

J'essaie, Madame, de vous aimer...
En dehors de tous les rituels...
En dehors de tous textes.
En dehors de tous lois et de tous systèmes.
J'essaie, Madame, de vous aimer...
Dans n'importe quel exil où je vais...
Afin de sentir, quand je vous étreins, que je serre entre mes bras le terreau de mon
pays.

J'essaie -depuis mon enfance- de lire tout livre traitant des prophètes des Arabes,
Des sages des Arabes... des poètes des Arabes...
Mais je ne vois que des poèmes léchant les bottes du Khalife
pour une poignée de riz... et cinquante dirhams...
Quelle horreur !!
Et je ne vois que des tribus qui ne font pas la différence entre la chair des femmes...
Et les dates mûres...
Quelle horreur !!
Je ne vois que des journaux qui ôtent leurs vêtements intimes...
Devant tout président venant de l'inconnu..
Devant tout colonel marchant sur le cadavre du peuple...
Devant tout usurier entassant entre ses mains des montagnes d'or...
Quelle horreur !!

Moi, depuis cinquante ans
J'observe la situation des Arabes.
Ils tonnent sans faire pleuvoir...
Ils entrent dans les guerres sans s'en sortir...
Ils mâchent et rabâchent la peau de l'éloquence
Sans en rien digérer.

Moi, depuis cinquante ans
J'essaie de dessiner ces pays
Qu'on appelle-allégoriquement- les pays des Arabes,
Tantôt couleur de sang,
Tantôt couleur de colère.
Mon dessin achevé, je me demandai :
Et si un jour on annonce la mort des Arabes...
Dans quel cimetière seront-ils enterrés ?
Et qui les pleurera ?
Eux qui n'ont pas de filles...
Eux qui n'ont pas de garçons...
Et il n'y a pas là de chagrin
Et il n'y a là personne pour porter le deuil !!

J'essaie depuis que j'ai commencé à écrire ma poésie
De mesurer la distance entre mes ancêtres les Arabes et moi-même.
J'ai vu des armées... et point d'armées...
J'ai vu des conquêtes et point de conquêtes...
J'ai suivi toutes les guerres sur la télé...
Avec des morts sur la télé...
Avec des blessés sur la télé...
Et avec des victoires émanant de Dieu... sur la télé...

Oh mon pays, ils ont fait de toi un feuilleton d'horreur
Dont nous suivons les épisodes chaque soir
Comment te verrions-nous s'ils nous coupent le courant ??

Moi, après cinquante ans,
J'essaie d'enregistrer ce que j'ai vu...
J'ai vue des peuples croyant que les agents de renseignements
Sont ordonnés par Dieu... comme la migraine... comme le rhume...
Comme la lèpre... comme la gale...
J'ai vue l'arabisme mis à l'encan des antiquités,
Mais je n'ai point vu d'Arabes !!

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Jeu 21 Fév 2008, 18:55

Tous les poèmes de Kabbani sont merveilleux . Merci Djenkelly pour ce bonheur !

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Sam 23 Fév 2008, 16:56

L’ensemble de la poésie de Kabbani représente la valeur d’ un bonheur incommensurable pour celui qui l’écoute .Surnommé le poète de la femme , il était aussi et surtout le poète de la sensibilité féconde et de l’arabité originelle dans ce qu’elle a de divers et de riche. Patriote ardent, il laissait s 'exprimer ,à travers ses poèmes remarquables , une rage, tantôt violente tantôt "douce " contre ces régimes arabes honnis à cause de leur versatilité , de leur faiblesse et de leur complaisance avec les ennemis des Palestiniens. Poète de l’amour , poète de la société arabe , poète de la diversité moyen-orientale , Kabbani était tout cela en même temps. C’est l’homme qui versifiait en philosophant.C’est l’arabe qui retrouvait dans le ghazal la joie d‘exprimer son respect et son admiration à " Madame " comme l’avaient fait avant lui les prestigieux Majnoun Leila , Kawthar Azza ou Djamil Bouthéina .





أتحبني بعد الذي كانا
كانا إني أحبكِ رغم ما
إثارتَهُ ماضيكِ لاأنوي
الآنا حسبي بأنكِ هاهنا
تَتَبَسَّمينَ وتُمْسِكينَ يدي
فيعود شكِّي فيكِ إيمانا
عن أمس لا تتكلمي أبدا
وتألَّقي شَعْراً وأجفانا
أخطاؤكِ الصغرى أمرُّ بها
وأُحوِّل الأشواك ريحانا
لولا المحبة في جوانحه
ما أصبح الإنسان إنسانا


Est-ce que tu m'aimes après tout
Car, moi, j'ai tout oublié.
Ton passé, je ne compte pas le réveiller
Il me suffit que tu sois là maintenant.
Tu souris et tu tiens ma main
Et mon doute en toi devient croyance,
D'hier, ne parle jamais
Et laisse faire les yeux et les cheveux.
Tes petits péchés, j'en passe
Et je transforme les épines en encens.
Sans l'amour dans ses ailes
L'homme ne serait pas l'homme de maintenant.


Dernière édition par perigot le Ven 12 Sep 2008, 23:52, édité 2 fois

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Mar 26 Fév 2008, 17:12

Poète de la femme il le fut , poète de l'arabité il le fut , poète de l'espoir il le fut , poète du progrés il le fut , enfin poète de l'universalité il le fut aussi . Kabbani fut tout cela . Il a chanté l'amour courtois dans une version moderne inimitable , au moins aussi forte que celle de Majnoun Leila , au moins aussi impossible que celle de Djamil Bouthéina , au moins aussi pathétique que celle de Sayd , l'amoureux de Hizia . Avec une passion inextinguible guidée par des espérances qui ont fait défaut , mais qu'il faut tout le temps solliciter. Ce fut un poète de plusieurs générations de chanteurs . Il rehaussa la notoriété de Abdelhalim Hafedh et renforça l'aura et le prestige de Kadem Essahar . A tel point que beaucoup de fans de la douce et mélancolique chanson arabe sont d'accord pour affirmer que la disparition du grand poète a provoqué le recul de Kadem Essaher qui ne retrouve plus cette aisance et ce brio que Kabbani l'a aidé à avoir.



LE MONSTRE

Ton amour demeure cette tragique embarcation
qui a jeté l'ancre sur ma poitrine.
Il ne cesse de m'agresser et de me larguer sur les rochers,
comment pourrais-je le contrer ?
Comme un monstre il continue à me mâcher
et moi je continue à le supporter.
J'ai essayé un jour de le combattre,
Je me suis détaché de lui et pourtant
je reste son prisonnier.

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Sam 01 Mar 2008, 17:23

Que dire de plus sur ce poète hors du commun ?
Je me contente de présenter simplement et avec sa traduction , un des plus beaux poèmes écrits par Kabbani , poème qui , puissamment et spontanément , sort des entrailles de celui qui a perdu sa moitié , l’ être cher ,l’inoubliable Belkis , son épouse , tragiquement disparue sous les décombres du siége de l’ambassade d’Irak à Beyrouth , pulvérisée un jour de 1982 par un attentat israélien criminel . Il y chante l’ hymne à la femme avec des mots simples, avec des comparaisons captivantes et touchantes et avec une passion , une exaltation et une ivresse tellement intenses que le lecteur s’imagine aisément au milieu des rêves féeriques mais impossibles du poète . Ce texte sera l’un des succès de la chanson interprétée par le célèbre chanteur irakien Kadhem Essahar , l’idole de la jeunesse arabe.




مدرسة الحب


أدخلني حبك سيدتي مدن الأحزان
وأنا من قبلك لم ادخل مدن الأحزان
لم اعرف أبدا أن الدمع هو الإنسان
أن الإنسان بلا حزن ذكرى إنسان
علمني حبك إن احزن
وأنا محتاج منذ عصور لآمراة تجعلني احزن
لأمراه ابكي فوق ذراعيها مثل العصفور
لأمراه تجمع أجزائي كشظايا البلور المكسور
علمني حبك سيدتي أسوء عادات
علمني افتح فنجاني في الليلة آلاف المرات
وأجرب طب العطارين واطرق باب العرافات
علمني أن اخرج من بيتي لأمشط أرصفة الطرقات
وأطارد وجهك في الأمطار وفي أضواء السيارات
والملم من عينيكِ ملاين النجمات
يا امرأة دوخت الدنيا يا وجعي يا وجع النايات

أدخلني حبك سيدتي مدن الأحزان
وأنا من قبلك لم ادخل مدن الأحزان
لم اعرف أبدا أن الدمع هو الإنسان
أن الإنسان بلا حزن ذكرى إنسان
علمني حبك أن أتصرف كالصبيان
أن ارسم وجهك بالطبشور على الحيطان
يا امرأة قلبت تاريخي
آني مذبوح فيكِ من الشريان إلى الشريان
علمني حبك كيف الحب يغير خارطة الأزمان
علمني حين أحب تكف الأرض عن الدوران
علمني حبك أشياء ما كانت أبدا في الحسبان
فقرات أقاصيص الأطفال
دخلت قصور ملوك الجان
وحلمت بان تتزوجني بنت السلطان
تلك العيناها أصفى من ماء الخلجان
تلك الشفتاها أشهى من زهر الرمان
وحلمت باني اخطفها مثل الفرسان
وحلمت باني اهديها أطواق اللؤلؤ والمرجان
علمني حبك يا سيدتي ما الهذيان
علمني كيف يمر العمر
ولا تأتى بنت السلطان

.نزار قباني



VOICI SA TRADUCTION :


L'ECOLE DE L'AMOUR

Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour, je n’ai jamais visité de telles cités.
Je n'ai jamais su que les larmes et l’humain ne font qu’un,
Que l'humain sans tristesse n’est que le souvenir d'un humain.
Votre amour m'a appris à être triste
Et depuis des siècles j'avais besoin d'une femme qui me rendrait triste,
D'une femme entre les bras desquels je pleurerais comme un oiseau
D'une femme , qui rassemblerait mes débris tels les pièces d'un bocal cassé.
Votre amour madame, m'a enseigné les mauvaises manières,
Il m'a appris a scruter ma tasse,la nuit, des milliers de fois,
à me confier aux guérisseurs et à m’adresser aux voyantes.
Il m'a appris à sortir de chez moi pour errer dans les rues
Et à rechercher votre visage sous la pluie et dans la lueur des feux.
A rassembler a partir de vos yeux des millions d'étoiles
O femme qui a bouleversé le monde , O ma douleur, O douleur des Nays .
Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je n’ai pas visité de telles cités.
Je n'ai jamais su que les larmes et l'humain ne font qu’un,
que l' humain sans tristesse n'était que le souvenir d'un humain.
Votre amour m'a appris à me conduire comme un enfant,
A dessiner votre visage avec la craie sur les murs.
O femme qui a bouleversé mon histoire,
qui a écorché mon corps de bout en bout.
Votre amour m'a appris comment se modifie le cours du temps,
que lorsque j'aime, la terre cesse de tourner.
Il m'a appris des choses qui ne me sont jamais venues à l’esprit.
Alors j'ai lu les contes d'enfant,
Je suis entré dans les palais des merveilles
Et j'ai rêvé de mon mariage avec la fille du sultan,
la fille aux yeux clairs eau de roche,
aux lèvres plus tendres que les fleurs des grenades,
celle que j’enlevais comme le firent les princes charmants
en lui offrant des quantités de perles et de coraux .
Votre amour,madame, m'a enseigné ce qu'est le délire
Il m'a appris comment le temps s’enfuit
sans qu’apparaisse la fille du sultan ......




VOIR AUSSI CE TOPIC SUR NEZZAR KEBBANI :

http://www.setif-dz.org/la-litterature-d-expression-arabe-f29/les-paroles-des-chansons-arabes-orientales-celebres-t1586-15.htm

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Dim 03 Mai 2009, 17:25

Eh! Je crois que nous avons un peu délaissé le grand Nizzar. Quelques vers traduits par un de ses fans ( anonymes) :


Quand sauras-tu
-Chameau en errance du désert,
Toi dont la variole a rongé
Le visage et le poignet-
Que je ne serai point
Une cendre dans ta cigarette ?
Ni énième tête entre mille têtes
Sur ton oreiller,
Non plus une statuette
Dont tu auras augmenté le prix
Dans la folie de tes enchères,
Ou un sein sur le poli duquel
Tu auras imprimé le moule de tes empreintes ?
Quand le sauras-tu ?


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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Mar 05 Mai 2009, 18:25

Quand sauras-tu
Que tu ne me drogueras pas
Par ton pouvoir, ni ton renom,
Et que tu ne posséderas pas le monde
Avec ton naphte, tes royalties,
Avec ton pétrole
Dont les relents s'exhalent de tes nippes,
Et avec les voitures que tu déposes
Aux pieds de tes nombreuses maîtresses ?
Où sont donc passées
De tes chamelles les bosses ?
Où a donc disparu
De tes mains le tatouage ?
Que sont devenues
De tes tentes les béances ?
Toi, aux talons gercés,
Toi l'esclave de tes passions,
Toi dont les épouses font partie
De tes hobbies,
Femmes que tu alignes par dizaines
Sur le lit de tes jouissances,
Insectes que tu momifies
Sur les murs de tes salons ?
Quand le sauras-tu ?

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par Zeryab le Sam 09 Mai 2009, 22:34

Quand Nizzar décrit notre Djamila Bouhired.
Nb:Ce poème a été posté, il y a deux ans de cela, par notre ami Elbeliouni qui nous a accompagnés dans le topic "LES GRANDS POÈTES DE L'HUMANITE" initié par Perigot sur SI. Je tenais à préciser ce point pour ainsi dire que je l'avais cherché sur la toile et m'aperçus qui était le plus ancien publié parmi tous les autres.

الاسم جميلة بوحيرد
رقم الزنزانة تسعونا
في السجن الحربي بوهران
والعمر اثنان وعشرونا
عينان كقنديلي معبد
والشعر العربي الاسود
كالصيف ... كشلال الاحزان
اربعة للماء وسجان
ويد تنضم على القرآن
وامرأة في ضوء الصبح
تسترجع في مثل البوح
آيات مزقت الاوثان
من سورة مريم والفتح
اسم مكتوب باللهب
مغموس في جرح السحب
في ادب بلادي في ادبي
العمر اثنان وعشرونا
في الصدر استوطن زوج حمام
والثغر الراقد غصن سلام
امرأة من قسطنطينة
لم تعرف شفتاها الزينة
لم تدخل حجرتها الاحلام
لم تلعب ابدا كالاطفال
لم تغرم في عقد أو شال
لم تعرف كنساء فرنسا
أقبية اللذة في "بيغال"
***
أجمل أغنية في المغرب
أجمل طفلة أتعبت الشمس ولم تتعب
يا ربي هل تحت الكوكب
يوجد إنسان
يرضى أن ياكل أن يشرب
من لحم مجاهدة تصلب
***
أضواء "الباستيل" ضئيلة
وسعال امرأة مسعولة
أكلت من نهديها الاغلال
أكل الانذال
"لوكوسف" وآلاف الانذال
من جيش فرنسا المغلوبة
انتصروا الان على انثى
انثى كالشمعة مصلوبة
القيد يعض على القدمين
وسجائر تطفأ في النهدين
ودم في الانف والشفتين
وجراح جميلة بوحيرد
هي والتحرير على موعد
ومقصلة تنصب والاشرار
يلهون بانثى دون إزار
وجميلة بين بنادقهم
عصفور وسط الامطار
الجسد الخمري الاسمر
تنفضه لمسات التيار
وحروق في الثدي الايسر
في الحلمة
في...
ياللعار
الاسم جميلة بوحيرد
تاريخ قرون بلادي
يحفظه بعدي اولادي
تاريخ امراة من وطني
جلدت مقصلة الجلاد
امرأة دوخت الشمس
جرحت أبعاد الابعاد
ثائرة من جبل الاطلس
يذكرها الليلك والنرجس
يذكرها زهر الكباد





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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par Invité le Sam 09 Mai 2009, 22:46

perigot a écrit:Que dire de plus sur ce poète hors du commun ?
Je me contente de présenter simplement et avec sa traduction , un des plus beaux poèmes écrits par Kabbani , poème qui , puissamment et spontanément , sort des entrailles de celui qui a perdu sa moitié , l’ être cher ,l’inoubliable Belkis , son épouse , tragiquement disparue sous les décombres du siége de l’ambassade d’Irak à Beyrouth , pulvérisée un jour de 1982 par un attentat israélien criminel . Il y chante l’ hymne à la femme avec des mots simples, avec des comparaisons captivantes et touchantes et avec une passion , une exaltation et une ivresse tellement intenses que le lecteur s’imagine aisément au milieu des rêves féeriques mais impossibles du poète . Ce texte sera l’un des succès de la chanson interprétée par le célèbre chanteur irakien Kadhem Essahar , l’idole de la jeunesse arabe.




مدرسة الحب


أدخلني حبك سيدتي مدن الأحزان
وأنا من قبلك لم ادخل مدن الأحزان
لم اعرف أبدا أن الدمع هو الإنسان
أن الإنسان بلا حزن ذكرى إنسان
علمني حبك إن احزن
وأنا محتاج منذ عصور لآمراة تجعلني احزن
لأمراه ابكي فوق ذراعيها مثل العصفور
لأمراه تجمع أجزائي كشظايا البلور المكسور
علمني حبك سيدتي أسوء عادات
علمني افتح فنجاني في الليلة آلاف المرات
وأجرب طب العطارين واطرق باب العرافات
علمني أن اخرج من بيتي لأمشط أرصفة الطرقات
وأطارد وجهك في الأمطار وفي أضواء السيارات
والملم من عينيكِ ملاين النجمات
يا امرأة دوخت الدنيا يا وجعي يا وجع النايات

أدخلني حبك سيدتي مدن الأحزان
وأنا من قبلك لم ادخل مدن الأحزان
لم اعرف أبدا أن الدمع هو الإنسان
أن الإنسان بلا حزن ذكرى إنسان
علمني حبك أن أتصرف كالصبيان
أن ارسم وجهك بالطبشور على الحيطان
يا امرأة قلبت تاريخي
آني مذبوح فيكِ من الشريان إلى الشريان
علمني حبك كيف الحب يغير خارطة الأزمان
علمني حين أحب تكف الأرض عن الدوران
علمني حبك أشياء ما كانت أبدا في الحسبان
فقرات أقاصيص الأطفال
دخلت قصور ملوك الجان
وحلمت بان تتزوجني بنت السلطان
تلك العيناها أصفى من ماء الخلجان
تلك الشفتاها أشهى من زهر الرمان
وحلمت باني اخطفها مثل الفرسان
وحلمت باني اهديها أطواق اللؤلؤ والمرجان
علمني حبك يا سيدتي ما الهذيان
علمني كيف يمر العمر
ولا تأتى بنت السلطان

.نزار قباني



VOICI SA TRADUCTION :


L'ECOLE DE L'AMOUR

Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour, je n’ai jamais visité de telles cités.
Je n'ai jamais su que les larmes et l’humain ne font qu’un,
Que l'humain sans tristesse n’est que le souvenir d'un humain.
Votre amour m'a appris à être triste
Et depuis des siècles j'avais besoin d'une femme qui me rendrait triste,
D'une femme entre les bras desquels je pleurerais comme un oiseau
D'une femme , qui rassemblerait mes débris tels les pièces d'un bocal cassé.
Votre amour madame, m'a enseigné les mauvaises manières,
Il m'a appris a scruter ma tasse,la nuit, des milliers de fois,
à me confier aux guérisseurs et à m’adresser aux voyantes.
Il m'a appris à sortir de chez moi pour errer dans les rues
Et à rechercher votre visage sous la pluie et dans la lueur des feux.
A rassembler a partir de vos yeux des millions d'étoiles
O femme qui a bouleversé le monde , O ma douleur, O douleur des Nays .
Votre amour, madame, m'a fait entrer dans les cités de la tristesse
Et moi avant votre amour je n’ai pas visité de telles cités.
Je n'ai jamais su que les larmes et l'humain ne font qu’un,
que l' humain sans tristesse n'était que le souvenir d'un humain.
Votre amour m'a appris à me conduire comme un enfant,
A dessiner votre visage avec la craie sur les murs.
O femme qui a bouleversé mon histoire,
qui a écorché mon corps de bout en bout.
Votre amour m'a appris comment se modifie le cours du temps,
que lorsque j'aime, la terre cesse de tourner.
Il m'a appris des choses qui ne me sont jamais venues à l’esprit.
Alors j'ai lu les contes d'enfant,
Je suis entré dans les palais des merveilles
Et j'ai rêvé de mon mariage avec la fille du sultan,
la fille aux yeux clairs eau de roche,
aux lèvres plus tendres que les fleurs des grenades,
celle que j’enlevais comme le firent les princes charmants
en lui offrant des quantités de perles et de coraux .
Votre amour,madame, m'a enseigné ce qu'est le délire
Il m'a appris comment le temps s’enfuit
sans qu’apparaisse la fille du sultan ......




VOIR AUSSI CE TOPIC SUR NEZZAR KEBBANI :

http://www.setif-dz.org/la-litterature-d-expression-arabe-f29/les-paroles-des-chansons-arabes-orientales-celebres-t1586-15.htm












magnifique poème!!!! c'est touchant fleurs

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Lun 11 Mai 2009, 18:25

Une autre strophe de "Quand sauras-tu?" :



Toi, frappé d'indigestion,
Quand sauras-tu
Que je ne suis pas de celles
Qu'impressionne ton paradis
Ou qu'effraie ton enfer ?
Quand sauras-tu
Que ma dignité est plus précieuse
Que l'or entassé dans tes poches,
Et que le climat où mes pensées baignent
Est bien loin de tes climats,
Toi où a couvé le féodal
Dans la vermine de tes helminthes,
Toi dont le désert rougit de honte
Lorsqu'il entend ton appel ?
Quand le sauras-tu ?

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Jeu 14 Mai 2009, 18:13

La dernière strophe du " quand sauras-tu ?"


Poète de la femme, Kabbani fut aussi un poète passionné et en révolte permanente pour la cause palestinienne et la cause arabe d'une façon générale. Il faut rappeler qu'il a perdu son épouse Belkis dans un attentat fomenté par les services secrets israéliens, attentat qui détruisit l'ambassade d'Irak à Beyrouth.
Beaucoup se demandent pourquoi on sent dans la poésie de Kabbani une sorte d'angoisse et de peur concrètement exprimées ou aussi imagées par des métaphores évoquant les catastrophes naturelles et les intempéries d'un temps souvent mouvementé, tempétueux. On est souvent frappés par l'intensité émotionnelle d'écrits qui font part de la perte de l'amour de l'être cher, ou du départ de ce dernier, ou de son absence pendant les moments difficiles. Certains y voient le drame de Belkis, qui a profondément et définitivement marqué l'auteur.
"Quand sauras-tu" est la question qui exprime un refus. Le refus de se laisser dominer et prendre par ces princes bedonnants, prodigues et jouisseurs, qui ne voient la femme, comme objet, qu'à travers leur situation d'hommes richissimes et dominateurs.
C'est une question qui exprime aussi le dégoût et le dédain du peuple arabe pour les naufrageurs de sa cause.




Patauge donc
Prince de Bitume
Tel une éponge
Dans la fange de tes plaisirs
Et dans tes errements,
Ton pétrole ?
Tu peux le déverser
Aux pieds de tes maîtresses !
Les boîtes de nuit de Paris
Ont tué en toi toute fierté,
Là-bas, aux pieds d'une prostituée
Tu as enterré ton amour propre,
Alors, tu as bradé al Qods,
Tu as bradé Dieu,
Tu as bradé de tes morts les cendres,
Comme si les lances d'Israël
N'ont jamais tué tes sœurs,
N'ont jamais détruit nos demeures,
Et n'ont jamais brûlé,
Nos Saintes Ecritures,
Comme si les bannières d'Israël
Ne se sont jamais plantées
Sur les lambeaux
De tes drapeaux,
Comme si tous ceux
Qui furent crucifiés
Aux arbres de Jaffa
Aux arbres de Jéricho
Et de Bir Sbaa
N'étaient pas de ta race.
Al Qods baigne dans son sang
Pendant que te dévorent
Tes propres passions
Comme si le drame
Ne te concernait point !
Quand donc l'Etre Humain
Se réveillera-t-il dans ta carcasse ?


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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par perigot le Dim 13 Sep 2009, 21:19

Salut poète infatigable, clairvoyant et...sibyllin !





Je lis ton corps et ...me cultive

O toi être étonnant
Comme un jouet d'enfant
Je me considère comme homme civilisé
Parce que je suis ton Amant,
Et je considère mes vers comme historiques
Parce qu'ils sont tes contemporains.
Toute époque avant tes yeux
Ne peut être qu'hypothétique,
Toute époque après tes yeux
N'est que déchirement ;
Ne demande donc pas pourquoi
Je suis avec toi :
Je veux sortir de mon sous-développement
Pour vivre l'ère de l'Eau,
Je veux fuir la République de la Soif
Pour pénétrer dans celle du Magnolia,
Je veux quitter mon état de Bédouin
Pour m'asseoir à l'ombre des arbres,
Je veux me laver dans l'eau des Sources
Et apprendre les noms des Fleurs.
Je veux que tu m'enseignes
La lecture et l'écriture
Car l'écriture sur ton corps
Est le début de la connaissance :
S'y engager de la connaissance :
S'y engager est s'engager
Sur la voie de la civilisation.
Ton corps n'est pas ennemi de la Culture,
Mais la culture même.
Celui qui ne sait pas faire la lecture
De l'Alphabet de ton corps
Restera analphabète sa vie durant



NIZAR KABBANI




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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par moulay le Ven 05 Fév 2010, 18:47

Au hasard sur le Net j'ai trouvé ce beau poéme de Nizar kabbani. Mais ne comptez pas sur moi pour le traduire . Laughing C'est pas facile ...
Le titre c'est facile :

Tristesses en Andalousie




أحزان في الأندلس


كتبتِ لي يا غاليه..
كتبتِ تسألينَ عن إسبانيه
عن طارقٍ، يفتحُ باسم الله دنيا ثانيه..

عن عقبة بن نافعٍ
يزرع شتلَ نخلةٍ..
في قلبِ كلِّ رابيه..
سألتِ عن أميةٍ..
سألتِ عن أميرها معاويه..
عن السرايا الزاهيه
تحملُ من دمشقَ.. في ركابِها
حضارةً وعافيه..

لم يبقَ في إسبانيه
منّا، ومن عصورنا الثمانيه
غيرُ الذي يبقى من الخمرِ،
بجوف الآنيه..
وأعينٍ كبيرةٍ.. كبيرةٍ
ما زال في سوادها ينامُ ليلُ الباديه..


لم يبقَ من قرطبةٍ
سوى دموعُ المئذناتِ الباكيه
سوى عبيرِ الورود، والنارنج والأضاليه..
لم يبق من ولاّدةٍ ومن حكايا حُبها..
قافيةٌ ولا بقايا قافيه..
لم يبقَ من غرناطةٍ
ومن بني الأحمر.. إلا ما يقول الراويه
وغيرُ "لا غالبَ إلا الله"
تلقاك في كلِّ زاويه..
لم يبقَ إلا قصرُهم
كامرأةٍ من الرخام عاريه..
تعيشُ –لا زالت- على
قصَّةِ حُبٍّ ماضيه..

مضت قرونٌ خمسةٌ
مذ رحلَ "الخليفةُ الصغيرُ" عن إسبانيه
ولم تزل أحقادنا الصغيره..
كما هيَه..
ولم تزل عقليةُ العشيره
في دمنا كما هيه
حوارُنا اليوميُّ بالخناجرِ..
أفكارُنا أشبهُ بالأظافرِ
مَضت قرونٌ خمسةٌ
ولا تزال لفظةُ العروبه..
كزهرةٍ حزينةٍ في آنيه..
كطفلةٍ جائعةٍ وعاريه
نصلبُها على جدارِ الحقدِ والكراهيه..

مَضت قرونٌ خمسةُ.. يا غاليه
كأننا.. نخرجُ هذا اليومَ من إسبانيه..


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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par Zeryab le Sam 17 Avr 2010, 18:22

Le poème de Rissalatoune min tahti el ma (Une lettre sous l'eau) avec la voix de son auteur : Rissaltoun min tahti el ma, Nizzar Qabbani
Pour les paroles et la traduction (personnelle de Perigot) c'est par ici---->http://www.setif-dz.org/la-litterature-d-expression-arabe-f29/les-paroles-des-chansons-arabes-orientales-celebres-chi3r-arabi-avec-traduction-t1586.htm#6780


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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par Zeryab le Dim 18 Avr 2010, 00:02

Le célèbre "Qariat el findjen" et toujours avec la voix de son auteur: قارئة الفنجان, Nizzar Qabbani

Pour les paroles et toujours la traduction (de Perigot)-->http://www.setif-dz.org/la-litterature-d-expression-arabe-f29/les-paroles-des-chansons-arabes-orientales-celebres-chi3r-arabi-avec-traduction-t1586-15.htm#7006

Faites-moi signe, si cela intéresse quelqu'un, sinon pas la peine de se fatiguer.


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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par lamria le Dim 18 Avr 2010, 11:14

Zeryab a écrit:

Faites-moi signe, si cela intéresse quelqu'un, sinon pas la peine de se fatiguer.


TAHIYATI

Moi monsieur....!! moi monsieur.....!!! bravo

Bien sur que ça nous intéresse zeryab, toutes tes contributions nous nintéressent et nous te remercions infiniment, nizar al kabbani, on s'en lassera jamais.

Alors non seulement on s'intéresse, mais on en veut encore.... ok fleurs

Amicalement. Boom

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Re: Nizar Kabbani, le poète de la femme

Message par lamria le Dim 18 Avr 2010, 13:35

Je n'oublie pas de saluer aussi notre ami perigot pour tout le bonheur qu'il nous fait avec toutes les merveilles qu'il poste

Merci fleurs

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