Derniers sujets

Sétif - La Mosquée Ibn Badis
"Ce qui demeure le plus difficile à pardonner, c'est la charité qu'on a reçue."José Artur
"Celui qui cache sa générosité est doublement généreux."José Narosky
"Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous."Albert Camus
"La charité, comme la raison, est un des éléments de notre connaissance."Georges Bernanos
"La devise de l'homme vertueux est renfermée dans ces deux mots, donner et pardonner."Jean Le Rond d' Alembert
"La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence." Henry de Montherlant
"Le serment est-il donc un moyen imaginé pour donner la vraisemblance au mensonge?"Alphonse Karr
"Se calomnier soi-même est la grande tentation des âmes nobles."Jean Dutourd
"Mieux vaudrait, après votre mort, une méchante épitaphe que, de votre vivant, un mauvais renom."William Shakespeare
"La médisance irrite les hommes et ne les corrige pas." Nicolas Machiavel
"Mentir pour nuire est calomnie : c'est la pire espèce de mensonge."Jean-Jacques Rousseau
"Il faut toujours que tout ce qui est grand soit attaqué par les petits esprit."Voltaire
"On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis."Jules Renard
"Le monde accuse, soupçonne et calomnie avec une déplorable facilité."Guy de Maupassant
"Egoïsme : Se plaindre de celui des autres, et ne pas s'apercevoir du sien."Gustave Flaubert
"Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui."Jacques Attali
"Egotiste : Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi."Ambrose Bierce
"Il n'est jamais facile de négocier avec des gens qui se savent dans leur tort."André Frossard
"L’égoïsme, voilà le genre d’amour qui est justement décrié, parce qu’il n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi"Aristote
"Il ne suffit pas d'être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas."Jules Renard

la guerre verbale chadli-nezzar
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: ISLAM, PHILOSOPHIE, SPIRITUALITE ET HISTOIRE :: L'histoire de l'Algérie
Page 1 sur 1 • Partager •
la guerre verbale chadli-nezzar
L’ancien Président n’a souhaité aborder que les évènements dont il a été témoin direct ou acteur. Le reste, il avoue qu’il n’a pas assez d’éléments pour apporter une analyse ou un jugement. Aussi est-il revenu longuement sur la zone de l’Est qui lui tient à cœur, le procès Chaâbani, le suicide de Saïd Abid, le rôle prépondérant des “3 B” ou encore Ben Bella dont il a décidé la libération contre l’avis de certains membres du Conseil de la révolution consultés.
À l’aise, il clarifie certains points, outré qu’on lui fasse porter le chapeau sur beaucoup de choses quand lui, à sa démission, avait fait vœu de silence.
Par exemple : sa démission mûrement réfléchie parce qu’il n’était pas d’accord sur le déroulement futur des évènements, le 5 Octobre fomenté par une faction du FLN qui “avait le ventre bien pétri” et qui avait peur de l’ouverture démocratique.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=104546&titre=Les%20v%C3%A9rit%C3%A9s%20de%20%20Chadli%20Bendjedid%20l%E2%80%99ancien%20pr%C3%A9sident%20%20sur%20la%20r%C3%A9volution
A lire aussi : Boumediene l'a choisi comme successeur
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/12/03/article.php?sid=76542&cid=2
À l’aise, il clarifie certains points, outré qu’on lui fasse porter le chapeau sur beaucoup de choses quand lui, à sa démission, avait fait vœu de silence.
Par exemple : sa démission mûrement réfléchie parce qu’il n’était pas d’accord sur le déroulement futur des évènements, le 5 Octobre fomenté par une faction du FLN qui “avait le ventre bien pétri” et qui avait peur de l’ouverture démocratique.
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=104546&titre=Les%20v%C3%A9rit%C3%A9s%20de%20%20Chadli%20Bendjedid%20l%E2%80%99ancien%20pr%C3%A9sident%20%20sur%20la%20r%C3%A9volution
A lire aussi : Boumediene l'a choisi comme successeur
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/12/03/article.php?sid=76542&cid=2
_________________
"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
.
togir- Accro

-

Nombre de messages: 6629
Localisation: Algérie.
Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
Et la reponse du berger à la berger . Khaled Nezzar riposte et attaque violemment "Chadli
l'incompétent, qui a quitté le pouvoir apres avoir semé l'anarchie au pays ". Ni plus ni moins !
Achourouk d'aujourd'hui :
http://www.echoroukonline.com/ara/national/29722.html
l'incompétent, qui a quitté le pouvoir apres avoir semé l'anarchie au pays ". Ni plus ni moins !
Achourouk d'aujourd'hui :
http://www.echoroukonline.com/ara/national/29722.html
rachid- Accro

-

Nombre de messages: 1257
Date d'inscription: 21/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
Et pour celui qui s'interesse à cette "querelle de clocher" ( dixit le journalistron d'Adama) voici la version française de la riposte-attaque du général Nezzar
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/12/04/article.php?sid=76611&cid=2
http://www.lesoirdalgerie.com/articles/2008/12/04/article.php?sid=76611&cid=2
_________________
"Si la Loi divine présente un sens extérieur et un sens intérieur, c’est à cause de la diversité qui existe dans le naturel des hommes". Ibn Ruchd.

alakhtal- Accro

-

Nombre de messages: 2138
Localisation: Algérie
Date d'inscription: 10/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
Nos ex-dirigeants ne vont pas de main morte . A Tarf , pour Chadli , Khaled Nezzar, qui fut pourtant son ministre de la Défense après les événements d’Octobre 1988 avant d’être chef d’état-major de l’ANP, est carrément accusé d’avoir été " un espion" pour le compte de l’armée française. Chadli Bendjedid ressort le procès fait de manière récurrente aux déserteurs de l’armée française. Khaled Nezzar qui, maintes fois, a eu à s’expliquer sur ce dossier, ne manquera pas de réagir et peut-être d’autres encore sur les révélations et les critiques de l’ex-chef d’Etat.
Comme de tradition dans le pays, les règlements de comptes tiendront lieu d’écriture de l’histoire. Chadli ne devra pas s’étonner si, dans la lancée, ressortira la critique de son règne de dix années à la tête du pays, une « décennie noire », selon l’expression consacrée tant la corruption et la gabegie ont régné en maîtres. Le désespoir de la population a été tel qu’elle a été poussée à la révolte.
Le 5 octobre 1988 fit vaciller le système Chadli Bendjedid qui se résigna à réformer la Constitution en instituant le multipartisme. L’erreur fatale a été la recherche du compromis avec l’islamisme politique, lequel ne pouvait que réduire à néant la velléité de l’ex-chef de l’Etat d’instaurer, ainsi qu’il l’affirme, « un régime parlementaire par un retour à la souveraineté populaire ». La sortie de Chadli Bendjedid n’est pas innocente.
Elle s’expliquerait autant par le climat politique actuel (l’affaire Mecili entre autres ?) que par sa colère contenue depuis des années : il dit que depuis qu’il a quitté le pouvoir, il a été « insulté, diffamé, calomnié ». Apparemment, il a décidé de passer à l’offensive contre ses détracteurs, y compris contre le président Bouteflika qui ne l’a pas épargné au début de son règne.
Par Ali Bahmane ( El wATAN 30 Novembre)
Comme de tradition dans le pays, les règlements de comptes tiendront lieu d’écriture de l’histoire. Chadli ne devra pas s’étonner si, dans la lancée, ressortira la critique de son règne de dix années à la tête du pays, une « décennie noire », selon l’expression consacrée tant la corruption et la gabegie ont régné en maîtres. Le désespoir de la population a été tel qu’elle a été poussée à la révolte.
Le 5 octobre 1988 fit vaciller le système Chadli Bendjedid qui se résigna à réformer la Constitution en instituant le multipartisme. L’erreur fatale a été la recherche du compromis avec l’islamisme politique, lequel ne pouvait que réduire à néant la velléité de l’ex-chef de l’Etat d’instaurer, ainsi qu’il l’affirme, « un régime parlementaire par un retour à la souveraineté populaire ». La sortie de Chadli Bendjedid n’est pas innocente.
Elle s’expliquerait autant par le climat politique actuel (l’affaire Mecili entre autres ?) que par sa colère contenue depuis des années : il dit que depuis qu’il a quitté le pouvoir, il a été « insulté, diffamé, calomnié ». Apparemment, il a décidé de passer à l’offensive contre ses détracteurs, y compris contre le président Bouteflika qui ne l’a pas épargné au début de son règne.
Par Ali Bahmane ( El wATAN 30 Novembre)

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3502
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
C'est utile cette guerre . On apprend des choses! 

mahdi- Accro

-

Nombre de messages: 3344
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
C'est Nezzar qui a reprimé les émeutes d'octobre 88 ( 500 morts ? ) avec l'aval de Chadli . C'etait des amis 

hamoud- Supermotivé

-

Nombre de messages: 174
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
Je trouve que c'est honteux ce combat indigne entre deux hauts responsables qui ont collaboré ensemble avec une grande complicité . C'est honteux de donner d'eux l'image de chefs si peu credibles !
_________________
"Si la Loi divine présente un sens extérieur et un sens intérieur, c’est à cause de la diversité qui existe dans le naturel des hommes". Ibn Ruchd.

alakhtal- Accro

-

Nombre de messages: 2138
Localisation: Algérie
Date d'inscription: 10/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
voici l'article de presse paru dans El Watan. c'est cet article sur Chadli qui a soulevé la colère de Nezzar :
Les réformes que je projetais et que j’ai annoncées ont soulevé des résistances dans le sérail. Elles se sont concrétisées dans les événements d’Octobre. Je voulais aller vers un régime parlementaire par un retour à la souveraineté populaire avec le retour de la confiance entre le peuple et ses dirigeants. Depuis, on fait le serment, la main sur le Coran, de respecter la Constitution et on fait autre chose. Je ne suis pas de ceux-là ! » Voilà que l’ancien président Chadli vient de faire exploser le silence auquel il s’était astreint dans une déclaration tonitruante et non moins allusive au président Bouteflika, qui vient de procéder à la révision constitutionnelle dans une ambiance
lourde.Plus de 1000 participants, essentiellement des moudjahidine mais aussi des historiens, des universitaires, des étudiants, ont écouté religieusement l’ancien Président, interrompu parfois par des acclamations nourries lorsqu’il jurait devant Dieu et les hommes qu’il apportait un fait authentique pour en avoir été l’acteur ou l’observateur direct. « Je ne rapporterai pas ce que je sais par tel ou tel », a-t-il souligné à plusieurs reprises comme pour donner plus de poids à ses témoignages.« Depuis que j’ai quitté le pouvoir, je me suis imposé une réserve. J’ai été insulté, diffamé, calomnié, on a raconté des mensonges et je n’ai pas répondu car je crois en certaines valeurs. Mais le temps est venu de dire la vérité car aujourd’hui, on s’est
approprié trop dangereusement l’histoire de la Révolution et sa légitimité. J’appelle les historiens, les vrais, à travailler en faisant preuve de neutralité et d’objectivité. Ceci pour l’avenir du pays et le bien-être des générations montantes. » Partant de la
création de la base de l’Est, Chadli Bendjedid va se lancer dans un rappel historique peu commun des événements qui ont jalonné le cours de la Révolution et de la guerre d’indépendance. Une version moins idyllique, plus attrayante car différente, humaine donc, plus authentique et qui va tenir en haleine l’assistance. Pour Chadli Bendjedid, des dissensions, des conflits, des rivalités entre les chefs et leurs clans, moins pour les idées et les stratégies que pour lesintérêts étroits de la responsabilité et l’exercice du pouvoir, ont fortement imprégné et déterminé les événements importants de l’histoire récente de notre pays et leur cours. Des rivalités qui ont mené souvent à des crises profondes, graves, désamorcées in extremis par la sagesse et la pondération de grands patriotes.
La base de l’Est est issue d’un conflit « Je veux commencer par rectifier certaines choses sur la base de l’Est. Elle a remplacé la wilaya de Souk Ahras dont le QG était Béni Salah (El Tarf). Amara Bouglez (Laskri de son vrai nom) et Benaouda étaient déjà opposés au déclenchement de la Révolution. Nous avions demandé de tenir le congrès de la Révolution à Béni Salah, mais la décision finale a tranché en faveur de la Soummam. Notre zone a été qualifiée de zone de perturbateurs par ce congrès et on nous a coupé qui, lui, a refusé à cause de nos contacts avec son rival Salah Benyoucef, de détaxer le chêne-liège que nous lui vendions pour acheter des armes. Ce n’est qu’à la suite d’un contact entre Amara Bouglez et Krim Belkacem qui était au CCE (Comité de coordination et d’exécutiondu FLN) de Tunis qu’on lui a expliqué que la zone, compte tenu de sa superficie, ne pouvait pas prétendre être une wilaya. C’est lors d’une réunion suivante avec M. Ouamrane, émissaire de Krim Belkacem et à laquelle Laskri (Amara Bouglez) nous avait conviés que la décision, après l’avis du CCE, que la zone de Souk Ahras est devenue la base de l’Est. Mais nous avons continué à manquer de tout. C’était une solution pour sauverles apparences. La base de l’Est est toujours restée en conflit avec le CCE qui était dirigé par les ‘3 B’ (Krim Belkacem, Bentobbal et Boussouf). »
Les rivalités ont provoqué des crises graves qui ont divisé la Révolution
L’ancien responsable militaire ajoute : « Ce n’est pas le CCE ou le GPRA qui commandait la Révolution, ce sont les ‘3B’. La direction de la Révolution a toujours été divisée à cause des conflits internes, des dissensions, des rivalités des dirigeants pour des intérêts étroits, pour la responsabilité. Et je dis, aujourd’hui, qu’il faut en parler et en témoigner. Les rivalités entre les chefs ont mené à des crises très graves qui ont mis en danger le cours de la Révolution. » Chadli Bendjedid cite des cas où ces rivalités entre chefs ont manqué provoquer un affrontement entre les fedayins (environ 10 000 hommes) de la base de l’Est et l’armée tunisienne (moins de 30 000 hommes). « Ils ont même fomenté un complot contre Bourguiba pour le remplacer par
Salah Benyoucef. » Pour pallier ces situations provoquées par les rivalités, le GPRA a mis en place un commandement à l’Ouest, avec Slimane Hoffman et Houari Boumediène, et un autre à l’Est avec Saïd Mohammedi à sa tête. C’est ce dernier qui va prononcer la dissolution de la base de l’Est et envoyer Amara Laskri (dit Bouglez) à Baghdad comme attaché militaire. « A cette époque très trouble, avec la mort suspecte de Abane Ramdane, la Révolution consomme en haut lieu ses divisions très empreintes de régionalisme. Il y avait, d’une part les wilayas I et II avec la base de l’Est, d’autre part les wilayas IV et Vavec le GPRA. Nous avons cherché à évincer les ‘3B’ et Ferhat Abbas en le remplaçant par Lamine Debaghine. Pendant ce temps, la base de l’Est, c’était aussi 10 000 hommes oisifs qui n’avaient pas de mission précise. Il y a eu beaucoup de purges et de nombreux responsables ont été arrêtés avec l’aide des militaires tunisiens. » Les conflits avec le CCE étaient tels que des conseillers militaires de la promotion Lacoste, « déserteurs tardifs de l’armée française », ont été affectés aux trois zones de la base de l’Est. « Pour nous espionner », affirme l’ancien chef de l’Etat, qui ajoute : « Moi, j’ai eu droit à Khaled Nezzar. » Les tensions étaient telles que le CCE a rencontré des difficultés avec les trois zones de la base pour contrer les projets des lignes Challe et Morice. Il y avait une défiance des uns à l’égard des autres. Ceci va mener à une crise profonde qui sera le motif de «
la rencontre des commandants » avec Houari Boumediène qui va faire le bilan de ces divisions internes ; malgré cela, « la méfiance persiste car l’état-major (EMG) découvre que les gradés de l’armée française sont des informateurs pour le compte du GPRA et des ‘3B’ ». Chadli Bendjedid va ainsi, de témoignages en anecdotes parfois croustillantes, passer en revue plusieurs épisodes de la Guerre de libération en soulignant que les rivalités étaient omniprésentes et contribuaient aux décisions qui n’ont pas manqué d’affecter le cours de la Révolution jusqu’à la réunion de Tripoli de juin 1962.
Le coup de force de l’été 1962 « J’étais d’accord pour le coup de force militaire car les rivalités, les appétits, les conflits entre les chefs étaient si forts que j’étais convaincu que seule la force pouvait apporter le répit. Et je l’ai dit à Boumediène, que j’ai rencontré ici même à El Tarf. A ce propos, je tiens à rendre hommage ici à Mohand Oulhadj qui a œuvré en grand patriote pour réduire la confrontation inévitable avec les wilayas III et IV. Le premier Président devait être Mohamed Boudiaf, qui avait
refusé pour ne pas être sous la tutelle de l’armée. Ahmed Ben Bella était hésitant, mais il a été choisi. »« Je jure que ce que je rapporte est la vérité, car j’ai vécu ces périodes, elles ne m’ont pas été rapportées. J’appelle les historiens à être neutres et objectifs pour que personne ne puisse se prévaloir d’une légitimité aux dépens de ses
frères de combat, surtout ceux tombés au champ d’honneur. » « Je jure que durant toute cette période, je n’ai jamais cherché à être chef. Toutes les responsabilités que j’ai exercées m’ont été imposées. » « Je n’ai pas cherché à être chef »
« Sur son lit de mort en Russie, Houari Boumediène a délégué une personne, dont je ne citerais pas le nom, pour me dire "Chadli doit me remplacer à la tête de l’Etat", mais ce délégué est allé voir d’autres personnes avant de venir m’apporter le message. Il y a eu 7 postulants à la succession de Houari Boumediène, dont 4 du Conseil de la révolution. Je n’ai jamais dit aux militaires de me porter à la Présidence. Je sais cependant qu’il y a eu une réunion dans une école primaire et les militaires en sont sortis pour dire : vous avez le choix entre Chadli et Bendjedid. » Mohammedi Saïd, Chaâbani et Tahar Zbiri Ahmed Ben Bella n’avait pas le souci d’écrire l’histoire telle qu’elle devait être écrite. A ce propos, Chadli Bendjedid rapporte l’histoire
de Larbi Berredjem qui, en faisant remarquer à Ben Bella la nécessité impérieuse d’écrire l’histoire pour les générations futures, s’est vu rabrouer : « Les générations futures n’ont pas besoin de l’histoire. Berredjem, contrarié, va donner à son fils né quelques jours plus tard le prénom de Blatarikh. »A propos de Chaâbani, qui s’est rendu à Saïd Abid, dans le Sud, bien après sa rébellion contre Ben Bella, il a été
jugé à Oran. « Bensalem, Saïd Abid et moi – j’étais à la Ve Région militaire – étions dans le tribunal désigné par Ben Bella avec un magistrat civil. Boumediène m’a informé que Ben Bella avait demandé de le condamner à la peine de mort. Nous avons tout fait pour que le Président revienne sur sa décision. Saïd Abid s’est fait insulter comme
un malpropre, lorsqu’il y est retourné une seconde fois. Avant même que nous finissions de nous entendre, il y a eu des mouvements impressionnants de la gendarmerie. Nous avons compris l’acharnement et l’empressement pour le mettre à
mort que par la nécessité de taire des révélations compromettantes. Je le dis ici aujourd’hui, devant vous, et je défie quiconque sur cette vérité. » « Tahar Zbiri est un ami, je l’ai connu bien avant de connaître Houari Boumediène. Lorsque j’ai compris, par une discussion avec Saïd Abid, qu’il se préparait quelque chose, j’ai dit à Tahar que je n’utiliserais pas la force et je n’ai envoyé que les bazoukistes contre ses chars pour le stopper à El Affroun. C’est un ami, mais Zbiri à la tête de l’Etat aurait été un désastre. Saïd Abid a été exécuté. Je le pense, car j’ai eu à le confirmer auprès de son épouse. Encore un règlement de comptes, car Ben Bella était derrière le groupe d’Oujda et les officiers de l’armée française derrière le problème de Tahar Zbiri.»
Par Slim Sadki - El Watan
Les réformes que je projetais et que j’ai annoncées ont soulevé des résistances dans le sérail. Elles se sont concrétisées dans les événements d’Octobre. Je voulais aller vers un régime parlementaire par un retour à la souveraineté populaire avec le retour de la confiance entre le peuple et ses dirigeants. Depuis, on fait le serment, la main sur le Coran, de respecter la Constitution et on fait autre chose. Je ne suis pas de ceux-là ! » Voilà que l’ancien président Chadli vient de faire exploser le silence auquel il s’était astreint dans une déclaration tonitruante et non moins allusive au président Bouteflika, qui vient de procéder à la révision constitutionnelle dans une ambiance
lourde.Plus de 1000 participants, essentiellement des moudjahidine mais aussi des historiens, des universitaires, des étudiants, ont écouté religieusement l’ancien Président, interrompu parfois par des acclamations nourries lorsqu’il jurait devant Dieu et les hommes qu’il apportait un fait authentique pour en avoir été l’acteur ou l’observateur direct. « Je ne rapporterai pas ce que je sais par tel ou tel », a-t-il souligné à plusieurs reprises comme pour donner plus de poids à ses témoignages.« Depuis que j’ai quitté le pouvoir, je me suis imposé une réserve. J’ai été insulté, diffamé, calomnié, on a raconté des mensonges et je n’ai pas répondu car je crois en certaines valeurs. Mais le temps est venu de dire la vérité car aujourd’hui, on s’est
approprié trop dangereusement l’histoire de la Révolution et sa légitimité. J’appelle les historiens, les vrais, à travailler en faisant preuve de neutralité et d’objectivité. Ceci pour l’avenir du pays et le bien-être des générations montantes. » Partant de la
création de la base de l’Est, Chadli Bendjedid va se lancer dans un rappel historique peu commun des événements qui ont jalonné le cours de la Révolution et de la guerre d’indépendance. Une version moins idyllique, plus attrayante car différente, humaine donc, plus authentique et qui va tenir en haleine l’assistance. Pour Chadli Bendjedid, des dissensions, des conflits, des rivalités entre les chefs et leurs clans, moins pour les idées et les stratégies que pour lesintérêts étroits de la responsabilité et l’exercice du pouvoir, ont fortement imprégné et déterminé les événements importants de l’histoire récente de notre pays et leur cours. Des rivalités qui ont mené souvent à des crises profondes, graves, désamorcées in extremis par la sagesse et la pondération de grands patriotes.
La base de l’Est est issue d’un conflit « Je veux commencer par rectifier certaines choses sur la base de l’Est. Elle a remplacé la wilaya de Souk Ahras dont le QG était Béni Salah (El Tarf). Amara Bouglez (Laskri de son vrai nom) et Benaouda étaient déjà opposés au déclenchement de la Révolution. Nous avions demandé de tenir le congrès de la Révolution à Béni Salah, mais la décision finale a tranché en faveur de la Soummam. Notre zone a été qualifiée de zone de perturbateurs par ce congrès et on nous a coupé qui, lui, a refusé à cause de nos contacts avec son rival Salah Benyoucef, de détaxer le chêne-liège que nous lui vendions pour acheter des armes. Ce n’est qu’à la suite d’un contact entre Amara Bouglez et Krim Belkacem qui était au CCE (Comité de coordination et d’exécutiondu FLN) de Tunis qu’on lui a expliqué que la zone, compte tenu de sa superficie, ne pouvait pas prétendre être une wilaya. C’est lors d’une réunion suivante avec M. Ouamrane, émissaire de Krim Belkacem et à laquelle Laskri (Amara Bouglez) nous avait conviés que la décision, après l’avis du CCE, que la zone de Souk Ahras est devenue la base de l’Est. Mais nous avons continué à manquer de tout. C’était une solution pour sauverles apparences. La base de l’Est est toujours restée en conflit avec le CCE qui était dirigé par les ‘3 B’ (Krim Belkacem, Bentobbal et Boussouf). »
Les rivalités ont provoqué des crises graves qui ont divisé la Révolution
L’ancien responsable militaire ajoute : « Ce n’est pas le CCE ou le GPRA qui commandait la Révolution, ce sont les ‘3B’. La direction de la Révolution a toujours été divisée à cause des conflits internes, des dissensions, des rivalités des dirigeants pour des intérêts étroits, pour la responsabilité. Et je dis, aujourd’hui, qu’il faut en parler et en témoigner. Les rivalités entre les chefs ont mené à des crises très graves qui ont mis en danger le cours de la Révolution. » Chadli Bendjedid cite des cas où ces rivalités entre chefs ont manqué provoquer un affrontement entre les fedayins (environ 10 000 hommes) de la base de l’Est et l’armée tunisienne (moins de 30 000 hommes). « Ils ont même fomenté un complot contre Bourguiba pour le remplacer par
Salah Benyoucef. » Pour pallier ces situations provoquées par les rivalités, le GPRA a mis en place un commandement à l’Ouest, avec Slimane Hoffman et Houari Boumediène, et un autre à l’Est avec Saïd Mohammedi à sa tête. C’est ce dernier qui va prononcer la dissolution de la base de l’Est et envoyer Amara Laskri (dit Bouglez) à Baghdad comme attaché militaire. « A cette époque très trouble, avec la mort suspecte de Abane Ramdane, la Révolution consomme en haut lieu ses divisions très empreintes de régionalisme. Il y avait, d’une part les wilayas I et II avec la base de l’Est, d’autre part les wilayas IV et Vavec le GPRA. Nous avons cherché à évincer les ‘3B’ et Ferhat Abbas en le remplaçant par Lamine Debaghine. Pendant ce temps, la base de l’Est, c’était aussi 10 000 hommes oisifs qui n’avaient pas de mission précise. Il y a eu beaucoup de purges et de nombreux responsables ont été arrêtés avec l’aide des militaires tunisiens. » Les conflits avec le CCE étaient tels que des conseillers militaires de la promotion Lacoste, « déserteurs tardifs de l’armée française », ont été affectés aux trois zones de la base de l’Est. « Pour nous espionner », affirme l’ancien chef de l’Etat, qui ajoute : « Moi, j’ai eu droit à Khaled Nezzar. » Les tensions étaient telles que le CCE a rencontré des difficultés avec les trois zones de la base pour contrer les projets des lignes Challe et Morice. Il y avait une défiance des uns à l’égard des autres. Ceci va mener à une crise profonde qui sera le motif de «
la rencontre des commandants » avec Houari Boumediène qui va faire le bilan de ces divisions internes ; malgré cela, « la méfiance persiste car l’état-major (EMG) découvre que les gradés de l’armée française sont des informateurs pour le compte du GPRA et des ‘3B’ ». Chadli Bendjedid va ainsi, de témoignages en anecdotes parfois croustillantes, passer en revue plusieurs épisodes de la Guerre de libération en soulignant que les rivalités étaient omniprésentes et contribuaient aux décisions qui n’ont pas manqué d’affecter le cours de la Révolution jusqu’à la réunion de Tripoli de juin 1962.
Le coup de force de l’été 1962 « J’étais d’accord pour le coup de force militaire car les rivalités, les appétits, les conflits entre les chefs étaient si forts que j’étais convaincu que seule la force pouvait apporter le répit. Et je l’ai dit à Boumediène, que j’ai rencontré ici même à El Tarf. A ce propos, je tiens à rendre hommage ici à Mohand Oulhadj qui a œuvré en grand patriote pour réduire la confrontation inévitable avec les wilayas III et IV. Le premier Président devait être Mohamed Boudiaf, qui avait
refusé pour ne pas être sous la tutelle de l’armée. Ahmed Ben Bella était hésitant, mais il a été choisi. »« Je jure que ce que je rapporte est la vérité, car j’ai vécu ces périodes, elles ne m’ont pas été rapportées. J’appelle les historiens à être neutres et objectifs pour que personne ne puisse se prévaloir d’une légitimité aux dépens de ses
frères de combat, surtout ceux tombés au champ d’honneur. » « Je jure que durant toute cette période, je n’ai jamais cherché à être chef. Toutes les responsabilités que j’ai exercées m’ont été imposées. » « Je n’ai pas cherché à être chef »
« Sur son lit de mort en Russie, Houari Boumediène a délégué une personne, dont je ne citerais pas le nom, pour me dire "Chadli doit me remplacer à la tête de l’Etat", mais ce délégué est allé voir d’autres personnes avant de venir m’apporter le message. Il y a eu 7 postulants à la succession de Houari Boumediène, dont 4 du Conseil de la révolution. Je n’ai jamais dit aux militaires de me porter à la Présidence. Je sais cependant qu’il y a eu une réunion dans une école primaire et les militaires en sont sortis pour dire : vous avez le choix entre Chadli et Bendjedid. » Mohammedi Saïd, Chaâbani et Tahar Zbiri Ahmed Ben Bella n’avait pas le souci d’écrire l’histoire telle qu’elle devait être écrite. A ce propos, Chadli Bendjedid rapporte l’histoire
de Larbi Berredjem qui, en faisant remarquer à Ben Bella la nécessité impérieuse d’écrire l’histoire pour les générations futures, s’est vu rabrouer : « Les générations futures n’ont pas besoin de l’histoire. Berredjem, contrarié, va donner à son fils né quelques jours plus tard le prénom de Blatarikh. »A propos de Chaâbani, qui s’est rendu à Saïd Abid, dans le Sud, bien après sa rébellion contre Ben Bella, il a été
jugé à Oran. « Bensalem, Saïd Abid et moi – j’étais à la Ve Région militaire – étions dans le tribunal désigné par Ben Bella avec un magistrat civil. Boumediène m’a informé que Ben Bella avait demandé de le condamner à la peine de mort. Nous avons tout fait pour que le Président revienne sur sa décision. Saïd Abid s’est fait insulter comme
un malpropre, lorsqu’il y est retourné une seconde fois. Avant même que nous finissions de nous entendre, il y a eu des mouvements impressionnants de la gendarmerie. Nous avons compris l’acharnement et l’empressement pour le mettre à
mort que par la nécessité de taire des révélations compromettantes. Je le dis ici aujourd’hui, devant vous, et je défie quiconque sur cette vérité. » « Tahar Zbiri est un ami, je l’ai connu bien avant de connaître Houari Boumediène. Lorsque j’ai compris, par une discussion avec Saïd Abid, qu’il se préparait quelque chose, j’ai dit à Tahar que je n’utiliserais pas la force et je n’ai envoyé que les bazoukistes contre ses chars pour le stopper à El Affroun. C’est un ami, mais Zbiri à la tête de l’Etat aurait été un désastre. Saïd Abid a été exécuté. Je le pense, car j’ai eu à le confirmer auprès de son épouse. Encore un règlement de comptes, car Ben Bella était derrière le groupe d’Oujda et les officiers de l’armée française derrière le problème de Tahar Zbiri.»
Par Slim Sadki - El Watan

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3502
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
Un combat d'arrière-garde inutile et grotesque. Le destin, qui est la providence des peuples, dévoile souvent les secrets les mieux gardés, les plus précieux et aussi les plus pervers. Et dire que les deux hommes ont souvent travaillé ensemble, dans un semblant d'harmonie, la main dans la main. Comment l'Algérie aurait-elle pu progresser avec des gouvernants irresponsables, qui sont aussi inconsistants dans leurs convictions qu'incompétents dans leurs actes ?
perigot- Accro

-

Nombre de messages: 1560
Localisation: Sétif
Date d'inscription: 19/02/2008
Re: la guerre verbale chadli-nezzar
Une "révélation" de taille de Nezzar : Le 11 janvier 1991 Chadli est parti de son propre gré . Ce ne sont pas les militaires qui l'ont poussé vers la sortie . Vrai ou Faux ? Peut-être que Chadli va répondre .
_________________
"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
.
togir- Accro

-

Nombre de messages: 6629
Localisation: Algérie.
Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
Chadli, cet inconnu
Chadli a tout le temps vécu à Oran où il était colonel chef de région militaire . Le Quotidien d'Oran en trace un portrait plutôt sympa .
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5113733
http://www.lequotidien-oran.com/?news=5113733
_________________
"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
.
togir- Accro

-

Nombre de messages: 6629
Localisation: Algérie.
Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: ISLAM, PHILOSOPHIE, SPIRITUALITE ET HISTOIRE :: L'histoire de l'Algérie
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum










» Un topic pour ne rien dire ou simplement :bonjour!
» Pourquoi renverse-t-on toujours notre café en marchant ?
» Succés de l'ESS : «Le mérite revient au coach, aux joueurs et au public»
» Transport routier : Les «mouchards», une obligation à partir de fin juin
» Les caricatures de Dilem
» Les poux sont de retour dans une école à Aïn Azel
» Boxe : tournoi international féminin à Sétif