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Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LITTERATURE, ART ET CULTURE :: L'art et la culture en Algérie et dans le monde
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Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
Un film tiré du dernier opus de Yasmina Khadra "Ce que le jour doit à la nuit" sera tourné en Algérie sous la direction d'Alexandre Arcady.
Le cinéaste et l'écrivain sont déjà en Algérie pour les reperages de ce film dont le premier rôle selon des indiscrétions serait tenu par Isabelle Adjani.
Le cinéaste et l'écrivain sont déjà en Algérie pour les reperages de ce film dont le premier rôle selon des indiscrétions serait tenu par Isabelle Adjani.
Invité- Invité
Re: Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
Adama a écrit:Un film tiré du dernier opus de Yasmina Khadra "Ce que le jour doit à la nuit" sera tourné en Algérie sous la direction d'Alexandre Arcady.
Le cinéaste et l'écrivain sont déjà en Algérie pour les reperages de ce film dont le premier rôle selon des indiscrétions serait tenu par Isabelle Adjani.
Avec Arcady et Adjani , ça sera sans doute un grand film . Les deux personnalites ont des liens trés forts avec l'Algérie !!!! C'est le moins qu'on puisse dire d'eux .

rachid- Accro

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Nombre de messages: 1257
Date d'inscription: 21/01/2008
Re: Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
M'étonne pas!
Voilà ce que j'écrivais sur ce roman, il y a de celà un hiver, chez les voisins (lorsque j'habitais encore en chambre de bonne):
"e suis en train de terminer de lire: "Ce que le jour doit à la nuit", le dernier roman de Yasmina Khadra.
Autant depuis: "A quoi rêvent les loups", le premier roman du même auteur que j'ai lu (je crois avoir lu tout ce qu'il a écrit, depuis, les romans d'avant et les romans d'après), je suis devenu un grand fan de ce magnifique magicien des mots et des situations, pourfendeur de la bêtise dans la subtilité du roman, sans concessions, sans compromissions.
Je considère "Cousine K" comme l'un des trois plus beaux romans que j'ai lus (et j'en ai lu pas mal!).
Autant aujourd'hui, je suis sidéré par la platitude de ce dernier roman que l'auteur lui-même considère comme son plus bel écrit. L'écriture est celle de Yasmina Khadra, peut-être même un peu trop. Mais elle n'a plus la force de description et de pénétration qu'elle avait dans "Morituri" ou "L'attentat". J'ai la fâcheuse impression que Yasmina Khadra se force un peu. Qu'il est presque désabusé. Qu'il ne croit pas tout à fait à son oeuvre... Bien qu'il ait depuis la sortie du livre, affirmé tout le contraire.
Pour l'imagination, celui qui faisait vibrer de terreur ses lecteurs devant les prêches enflammés (si correctement traduit à partir de prêches véritables) ne va pas plus loin que la reprise de scènes entières de films américains (j'ai aisément reconnu deux films que j'aime beaucoup: "Un été 42" et "Le lauréat"), sans le reliief ni la magie du cinéma des années 70 (ceci dit, Yasmina Khadra doit avoir une culture cinématographique hors du commun).
Et puis, le plus gênant pour moi:
je soupçonne fortement Yasmina Khadra d'avoir écrit ce roman ("Ce que le jour...") pour plaire à une catégorie bien précise de lecteurs: les nostalgiques de l'Algérie Française. Les plus ultras. Ceux de l'OAS, sympathisants et criminels. Ceux qui sont prêts à revenir se battre pour arracher "leur Algérie" à nous, ses "usurpateurs".
Je le dis simplement: ce roman ne me concerne en rien. ce n'est pas de moi qu'il parle, il parle des assassins de mon peuple.
Alors, je ne désespère pas, je considère ce roman comme un accident de parcours, et je reste convaincu que Yasmina Khadra va se ressaisir et nous donner d'autres plaisirs à savourer.
Il reste un trés grand écrivain, légitimement nobélisable."
Au vu de la tournure des évènements, je n'ai pas changé d'opinion d'un iota.
Voilà ce que j'écrivais sur ce roman, il y a de celà un hiver, chez les voisins (lorsque j'habitais encore en chambre de bonne):
"e suis en train de terminer de lire: "Ce que le jour doit à la nuit", le dernier roman de Yasmina Khadra.
Autant depuis: "A quoi rêvent les loups", le premier roman du même auteur que j'ai lu (je crois avoir lu tout ce qu'il a écrit, depuis, les romans d'avant et les romans d'après), je suis devenu un grand fan de ce magnifique magicien des mots et des situations, pourfendeur de la bêtise dans la subtilité du roman, sans concessions, sans compromissions.
Je considère "Cousine K" comme l'un des trois plus beaux romans que j'ai lus (et j'en ai lu pas mal!).
Autant aujourd'hui, je suis sidéré par la platitude de ce dernier roman que l'auteur lui-même considère comme son plus bel écrit. L'écriture est celle de Yasmina Khadra, peut-être même un peu trop. Mais elle n'a plus la force de description et de pénétration qu'elle avait dans "Morituri" ou "L'attentat". J'ai la fâcheuse impression que Yasmina Khadra se force un peu. Qu'il est presque désabusé. Qu'il ne croit pas tout à fait à son oeuvre... Bien qu'il ait depuis la sortie du livre, affirmé tout le contraire.
Pour l'imagination, celui qui faisait vibrer de terreur ses lecteurs devant les prêches enflammés (si correctement traduit à partir de prêches véritables) ne va pas plus loin que la reprise de scènes entières de films américains (j'ai aisément reconnu deux films que j'aime beaucoup: "Un été 42" et "Le lauréat"), sans le reliief ni la magie du cinéma des années 70 (ceci dit, Yasmina Khadra doit avoir une culture cinématographique hors du commun).
Et puis, le plus gênant pour moi:
je soupçonne fortement Yasmina Khadra d'avoir écrit ce roman ("Ce que le jour...") pour plaire à une catégorie bien précise de lecteurs: les nostalgiques de l'Algérie Française. Les plus ultras. Ceux de l'OAS, sympathisants et criminels. Ceux qui sont prêts à revenir se battre pour arracher "leur Algérie" à nous, ses "usurpateurs".
Je le dis simplement: ce roman ne me concerne en rien. ce n'est pas de moi qu'il parle, il parle des assassins de mon peuple.
Alors, je ne désespère pas, je considère ce roman comme un accident de parcours, et je reste convaincu que Yasmina Khadra va se ressaisir et nous donner d'autres plaisirs à savourer.
Il reste un trés grand écrivain, légitimement nobélisable."
Au vu de la tournure des évènements, je n'ai pas changé d'opinion d'un iota.
Invité- Invité
Re: Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
Bien vu ! Yasmina Khadra ! il faut savoir plaire aux" nobélisateurs " ,sinon walou !

kamir- Trés fidéle

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Nombre de messages: 945
Date d'inscription: 03/06/2008
Re: Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
Ah! j'ai oublié ! Il a dit que ce livre (le plus abouti ,d'après lui ) est une forme de réponse à" l'étranger" de CAMUS ! Pour lui dire que "l'arabe" ,il n'aime pas ce terme ; il préfère dire "l'algérien " qui est omniprésent ,avec une diversité (culturelle et même physique ) parce que son héros "younes qui devient Jonas " a même les yeux bleus ,parce que
ça existe aussi ça en Algerie ,wallah c'est ce qu'il a dit je l'ai entendu de mes propres oreilles !
ça existe aussi ça en Algerie ,wallah c'est ce qu'il a dit je l'ai entendu de mes propres oreilles !

kamir- Trés fidéle

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Nombre de messages: 945
Date d'inscription: 03/06/2008
Yasmina Khadra à “Liberté” “Je ne vais pas snober le soleil qui se lève sur nos nuits”
Je crois qu'Alexandre a ses idées, pas encore arrêtées, mais orientées. Le problème, c'est Younès. Il cherche encore après ce bel Algérien aux yeux bleus. Au fil des discussions, deux noms reviennent dans les confidences: Isabelle Adjani, qui a lu le roman et l'a défendu dans la presse. Elle souhaiterait jouer dans le film. Dans le rôle de Madame Cazenave. J'en serais heureux. Je suis sûr qu'elle apporterait énormément au film et se donnerait en entier à l'idée de se produire dans son propre pays. Et Roschdy Zem, dans le rôle de Mahi, l'oncle de Younès.
Une interwiew de Khadra à Liberté /
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=113691
Une interwiew de Khadra à Liberté /
http://www.liberte-algerie.com/edit.php?id=113691
_________________
"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
.
togir- Accro

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Nombre de messages: 6634
Localisation: Algérie.
Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
Roschdy Zem ? Personnellement je ne connais pas . Mais je ne suis pas un cinephile , normal remarquez !!! 

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"Si la Loi divine présente un sens extérieur et un sens intérieur, c’est à cause de la diversité qui existe dans le naturel des hommes". Ibn Ruchd.

alakhtal- Accro

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Nombre de messages: 2138
Localisation: Algérie
Date d'inscription: 10/01/2008
Re: Adjani pour "Ce que le jour doit à la nuit"
En repérage à Oran et à El-Malah avec Alexandre Arcady, "enfant de la casbah"
ORAN, EL-MALAH (ALGÉRIE) ENVOYÉE SPÉCIALE
Il est fréquent que les réalisateurs invitent la presse sur le tournage de leur film. Il est plus rare de les convier au stade des repérages. Impatient de parler de son nouveau projet et de "faire partager l'émotion brute d'une reconstitution future", Alexandre Arcady s'est rendu durant trois jours fin avril avec quelques membres de son équipe à Oran et à El-Malah. Là où devrait se tourner son prochain film, adapté du livre de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit (Julliard, 2008). Un roman fresque où se dessine, plus que l'amour impossible entre un Algérien et une Française, celui de deux peuples qui ont chéri ensemble la même terre avant de s'entre-déchirer.
Une manière pour Arcady, "enfant de la casbah", de revenir une fois encore dans son pays natal. Et ce après Le Coup de sirocco (1979), Le Grand Pardon (1982, 1992) Le Grand Carnaval ou Là-bas... mon pays (2000) dont certaines scènes furent tournées en Algérie. "A la lecture du roman, explique Arcady, j'ai eu le sentiment que ma vie de cinéaste était tendue dans un seul sens, que j'attendais cette histoire. Tous les films que j'ai réalisés jusqu'ici ont été des films préparatoires. Celui-ci sera un aboutissement." Puis d'ajouter : "Je suis reconnaissant à Yasmina Khadra d'avoir choisi un cinéaste algérien, français d'origine juive. C'est le symbole d'une belle union."
Scellée à Oran en présence de Fadela Amara, venue officiellement apporter le soutien de la France au projet, cette union franco-algérienne était désirée plus que tout par Yasmina Khadra. Ainsi a-t-il mis comme condition que le film (dont une version en deux parties sera diffusée sur France 2 ) soit tourné dans son pays, jadis "terre de cinéma". Mais également qu'il soit le fruit d'une coproduction franco-algérienne. Outre Studio 37 (Orange), France Télévisions ou Mediaset (la société de Tarek Ben Ammar), Les Films de la Source, dirigés par Bachir Derrais, participeront au budget, estimé à 17 millions d'euros. De même pour la distribution, où les noms d'Isabelle Adjani et Roschdy Zem sont avancés.
Sur les hauteurs d'Oran, depuis Notre-Dame-de-Santa-Cruz, Arcady commente avec ferveur la vue sur cette ville singulière, construite dos à la mer, avec laquelle "le cinéma ne peut pas tricher". Observant les cargos quitter le port, il confie : "En 1962, lorsque le navire a quitté Alger, ma mère, en larmes, sur le bastingage s'est écriée : "J'ai oublié les photos dans le buffet de la cuisine !" Ma vie de cinéaste aura été cela : lui restituer toutes ses photos..." Puis après un silence : "Je m'inscris dans le rêve de Khadra, dans sa recherche du temps perdu", ajoute-t-il, avant de donner l'ordre du repli vers le centre-ville.
Au pas de charge, la petite troupe, sous le regard curieux et amusé des badauds, s'arrête quelques instants pour admirer le théâtre rococo et l'hôtel de ville encadré par les deux lions célébrés par Camus dans Noces, avant de repartir vers la poste. Là, dans un salon de coiffure tout droit sorti des années 1950, Arcady inspecte les lieux avec son chef décorateur, observe, s'arrête et "hume". Le patron, tout sourire, lance : "Bienvenue chez vous !"...
Mais déjà l'équipe repart, direction El-Malah, anciennement Rio Salado, à 60 kilomètres à l'est d'Oran, où se situera une grande partie du film. Aux abords de ce qui fut l'un des plus riches villages viticoles d'Algérie, les vignes ont disparu au profit des pâturages. Ici ou là, on aperçoit encore quelques vestiges coloniaux : coopérative, bâtisses et villas bordées de cyprès.
Pour l'occasion, El-Malah, qui a conservé les allures d'une petite ville du sud de la France, s'est refait une beauté avant de plus amples travaux. "Ce film est une chance pour nous, explique Ahmed Kaddour, maire de la commune. Le préfet de la wilaya est avec nous. Une enveloppe de 1 milliard de dinars (10 millions d'euros) a été débloquée pour refaire les façades des maisons, la place, mais aussi le cimetière chrétien. Ce film est une manière de célébrer des retrouvailles avec des gens dont nous nous étions séparés en 1962."
Après un détour par le cimetière, où les stèles de riches colons voisinent avec des modestes tombes envahies d'herbes, une ultime halte est faite près d'une vaste ferme dominant la plaine. "C'est ici sans doute que se déroulera le mariage d'Emilie", lance Arcady, tandis que son chef décorateur mesure la tâche à accomplir pour lui redonner son éclat d'antan. "Il nous faudra un mois ou plus..."
Dès septembre, l'équipe sera à pied d'oeuvre pour la restauration de ces sites, avant un tournage prévu fin 2010. "Ce que l'on est en train de faire pour l'Algérie, s'exclame Yasmina Khadra radieux, vaut tous les livres du monde."
Source
ORAN, EL-MALAH (ALGÉRIE) ENVOYÉE SPÉCIALE
Il est fréquent que les réalisateurs invitent la presse sur le tournage de leur film. Il est plus rare de les convier au stade des repérages. Impatient de parler de son nouveau projet et de "faire partager l'émotion brute d'une reconstitution future", Alexandre Arcady s'est rendu durant trois jours fin avril avec quelques membres de son équipe à Oran et à El-Malah. Là où devrait se tourner son prochain film, adapté du livre de Yasmina Khadra Ce que le jour doit à la nuit (Julliard, 2008). Un roman fresque où se dessine, plus que l'amour impossible entre un Algérien et une Française, celui de deux peuples qui ont chéri ensemble la même terre avant de s'entre-déchirer.
Une manière pour Arcady, "enfant de la casbah", de revenir une fois encore dans son pays natal. Et ce après Le Coup de sirocco (1979), Le Grand Pardon (1982, 1992) Le Grand Carnaval ou Là-bas... mon pays (2000) dont certaines scènes furent tournées en Algérie. "A la lecture du roman, explique Arcady, j'ai eu le sentiment que ma vie de cinéaste était tendue dans un seul sens, que j'attendais cette histoire. Tous les films que j'ai réalisés jusqu'ici ont été des films préparatoires. Celui-ci sera un aboutissement." Puis d'ajouter : "Je suis reconnaissant à Yasmina Khadra d'avoir choisi un cinéaste algérien, français d'origine juive. C'est le symbole d'une belle union."
Scellée à Oran en présence de Fadela Amara, venue officiellement apporter le soutien de la France au projet, cette union franco-algérienne était désirée plus que tout par Yasmina Khadra. Ainsi a-t-il mis comme condition que le film (dont une version en deux parties sera diffusée sur France 2 ) soit tourné dans son pays, jadis "terre de cinéma". Mais également qu'il soit le fruit d'une coproduction franco-algérienne. Outre Studio 37 (Orange), France Télévisions ou Mediaset (la société de Tarek Ben Ammar), Les Films de la Source, dirigés par Bachir Derrais, participeront au budget, estimé à 17 millions d'euros. De même pour la distribution, où les noms d'Isabelle Adjani et Roschdy Zem sont avancés.
Sur les hauteurs d'Oran, depuis Notre-Dame-de-Santa-Cruz, Arcady commente avec ferveur la vue sur cette ville singulière, construite dos à la mer, avec laquelle "le cinéma ne peut pas tricher". Observant les cargos quitter le port, il confie : "En 1962, lorsque le navire a quitté Alger, ma mère, en larmes, sur le bastingage s'est écriée : "J'ai oublié les photos dans le buffet de la cuisine !" Ma vie de cinéaste aura été cela : lui restituer toutes ses photos..." Puis après un silence : "Je m'inscris dans le rêve de Khadra, dans sa recherche du temps perdu", ajoute-t-il, avant de donner l'ordre du repli vers le centre-ville.
Au pas de charge, la petite troupe, sous le regard curieux et amusé des badauds, s'arrête quelques instants pour admirer le théâtre rococo et l'hôtel de ville encadré par les deux lions célébrés par Camus dans Noces, avant de repartir vers la poste. Là, dans un salon de coiffure tout droit sorti des années 1950, Arcady inspecte les lieux avec son chef décorateur, observe, s'arrête et "hume". Le patron, tout sourire, lance : "Bienvenue chez vous !"...
Mais déjà l'équipe repart, direction El-Malah, anciennement Rio Salado, à 60 kilomètres à l'est d'Oran, où se situera une grande partie du film. Aux abords de ce qui fut l'un des plus riches villages viticoles d'Algérie, les vignes ont disparu au profit des pâturages. Ici ou là, on aperçoit encore quelques vestiges coloniaux : coopérative, bâtisses et villas bordées de cyprès.
Pour l'occasion, El-Malah, qui a conservé les allures d'une petite ville du sud de la France, s'est refait une beauté avant de plus amples travaux. "Ce film est une chance pour nous, explique Ahmed Kaddour, maire de la commune. Le préfet de la wilaya est avec nous. Une enveloppe de 1 milliard de dinars (10 millions d'euros) a été débloquée pour refaire les façades des maisons, la place, mais aussi le cimetière chrétien. Ce film est une manière de célébrer des retrouvailles avec des gens dont nous nous étions séparés en 1962."
Après un détour par le cimetière, où les stèles de riches colons voisinent avec des modestes tombes envahies d'herbes, une ultime halte est faite près d'une vaste ferme dominant la plaine. "C'est ici sans doute que se déroulera le mariage d'Emilie", lance Arcady, tandis que son chef décorateur mesure la tâche à accomplir pour lui redonner son éclat d'antan. "Il nous faudra un mois ou plus..."
Dès septembre, l'équipe sera à pied d'oeuvre pour la restauration de ces sites, avant un tournage prévu fin 2010. "Ce que l'on est en train de faire pour l'Algérie, s'exclame Yasmina Khadra radieux, vaut tous les livres du monde."
Source

Invité- Invité
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