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Les anciens élèves des lycées Mohamed Kerouani et Malika Gaïd à Sétif
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Les anciens élèves des lycées Mohamed Kerouani et Malika Gaïd à Sétif
Dynamique comme à son habitude depuis quatre années même, l'Association des anciens élèves des lycées Mohamed Kerouani et Malika Gaïd a su, une fois encore, regrouper tous ses adhérents et sympathisants, de nombreux potaches de ces deux plus vieux lycées d'une wilaya qui depuis aura fait beaucoup de chemin. Cette initiative, placée sous le haut patronage du wali de Sétif et organisée avec le concours de la commune de Sétif, s'est, en effet, traduite deux jours durant, mercredi et jeudi derniers, par une première rencontre animée par M. Daho Ould Kablia, ministre délégué aux Collectivités locales, qui a traité de la contribution du mouvement estudiantin durant la glorieuse Révolution de Novembre 1954 et du parcours «d'un grand homme, animé d'un sens de l'humain exceptionnel», que fut Ferhat Abbas et comme d'habitude cette journée de conférences.
Une seconde journée, marquée en effet par cette même affluence nombreuse des cadres, produits de ces deux lycées qui sont venus de tous les coins du pays et même de l'étranger pour se retrouver dans cette émouvante ambiance.
Dans une ambition légitimement ouverte sur le progrès, les responsables de cette association feront appel cette fois-ci à d'éminents spécialises à l'instar du Pr Hamid Aberkane, ancien ministre chef de service de réanimation au CHU de Constantine, Djoudi Bouras, chef de division au CNES, le Pr Jean-Paul Grangaud, le Pr Chems Eddine Chitour, directeur du laboratoire de valorisation des énergies fossiles à l'Ecole polytechnique d'Alger, et Lahcène Ouahab, directeur de recherche “équipe organométalliques et matériaux moléculaires à l'université de Rennes”.
M. Gasmi Toufik, le président de l'association qui ouvrira les travaux de cette seconde journée, dira la portée de ces journées qu'il qualifiera de «moment de nourriture intellectuelle et aussi d'aimant qui, à la même période de chaque année, draine les anciens élèves vers nos deux lycées, devenus notre point de convergence», soulignant que les retrouvailles de cette année le sont avec cette émouvante Journée nationale de l'étudiant.
M. Hamid Aberkane, qui fut aussi élève du lycée Mohamed Kerouani, lorsque son père alors interprète judiciaire sera affecté à Sétif en 1961, introduira ensuite cette seconde journée en parlant de cette invitation à partager des émotions et des expériences à partir du parcours commun de la jeunesse, les itinéraires, les situations et les rapports à la société. Dans ce qu'il qualifiera de voyage vers le retour, l'intervenant, visiblement au paroxysme d'une émotion qui emportait déjà l'assistance, fera une large rétrospective de ce flot de souvenirs, soulignant qu'il revenait à Sétif à l’âge qu'avait son père en 1961, insistant particulièrement sur cette mobilité et ce rapport physique à un territoire, faisant état de toutes ces belles facettes de la cité de Aïn Fouara, «une belle ville qui préfigurait déjà le rôle de capitale régionale d'aujourd'hui et nationale probablement.»
«Nous avions le sentiment d'appartenir à une époque héroïque», dira le Pr Aberkane, quand il évoque ce ciment fort et intergénérationnel.
M. Mohamed Dib, le président de l'APC de Sétif, invité à prendre la parole, ne manquera pas d'exprimer la bienvenue à tous ces enfants de la cité, saisissant l'opportunité pour dire le devoir de mémoire qui doit animer chacun en ce mois de mai de la douleur et de l'espoir et rappelant ainsi l'avancée qu'aura connue Sétif et tous ces grands projets qui sont venus conférer ces dernières années à la ville une autre dimension de progrès.
M. Djoudi Bouras, dans une brillante intervention, fera ensuite une lecture de la situation socio-économique de l'Algérie, évoquant à cet effet toute une série d'indicateurs sur la régression du chômage qui passe de 28 à 11%, les réserves de change qui ont évolué de 6,8 milliards de dollars en 1998 à plus de 140 milliards, le PIB hors hydrocarbures qui est passé de 5,5 à 6,1%, le PIB par habitant qui passe de 1,555 à 5,034 et une dette extérieure qui passe de 30 milliards de dollars à 4,6 milliards.
Les taux de croissance sont sur une courbe ascendante et nous sommes en train d'investir sur le long terme, dira M. Bouras qui soulignera aussi que les capacités de financement sont sécurisées sur le moyen terme, soulignant cependant que sur ce qui reste à gérer en matière de chômage, 20% sont des universitaires en dépit des avancées sociales significatives, quand il citera l'indice de développement humain, mais, ajoutera-t-il, des perspectives d'ajustement qui nécessitent de nouvelles approches.
Le Pr Chems Eddine Chitour, un de ces autres anciens élèves du lycée Kerouani, se penchera sur un point non moins important inhérent aux «défis de l'université du 21e siècle». «C'est un retour aux sources», dira cet ancien élève qui a encadré une cinquantaine de thèses et qui dira d'entrée la nécessité de lutter contre le mythe de la terre vierge, quand il soulignera l'obligation de donner à l'Algérie des motifs de fierté, évoquant, à cet effet, l'immense parcours de l'humanité dans notre pays et des témoignages indélébiles pour l'exemple de Aïn Lahnèche dans la wilaya de Sétif.
Il parlera de l'université de M'daourouch et citera de nombreux autres exemples frappants pour dire que depuis 20 siècles, il y avait des systèmes éducatifs en Algérie.
En 132 ans, le France a formé un millier de diplômés, en 42 ans d'indépendance, l'Algérie en a formé plus d’un million, dira M. Chitour qui fera un état des lieux du système éducatif et parlera de l'université du 21e siècle, soulignant la nécessité de «lutter contre l'irréversibilité ».
Le Pr Grangaud parlera de l'expérience du ClARA et M. Lahcène Ouahab de l'électronique du futur.
F. Z.
Une seconde journée, marquée en effet par cette même affluence nombreuse des cadres, produits de ces deux lycées qui sont venus de tous les coins du pays et même de l'étranger pour se retrouver dans cette émouvante ambiance.
Dans une ambition légitimement ouverte sur le progrès, les responsables de cette association feront appel cette fois-ci à d'éminents spécialises à l'instar du Pr Hamid Aberkane, ancien ministre chef de service de réanimation au CHU de Constantine, Djoudi Bouras, chef de division au CNES, le Pr Jean-Paul Grangaud, le Pr Chems Eddine Chitour, directeur du laboratoire de valorisation des énergies fossiles à l'Ecole polytechnique d'Alger, et Lahcène Ouahab, directeur de recherche “équipe organométalliques et matériaux moléculaires à l'université de Rennes”.
M. Gasmi Toufik, le président de l'association qui ouvrira les travaux de cette seconde journée, dira la portée de ces journées qu'il qualifiera de «moment de nourriture intellectuelle et aussi d'aimant qui, à la même période de chaque année, draine les anciens élèves vers nos deux lycées, devenus notre point de convergence», soulignant que les retrouvailles de cette année le sont avec cette émouvante Journée nationale de l'étudiant.
M. Hamid Aberkane, qui fut aussi élève du lycée Mohamed Kerouani, lorsque son père alors interprète judiciaire sera affecté à Sétif en 1961, introduira ensuite cette seconde journée en parlant de cette invitation à partager des émotions et des expériences à partir du parcours commun de la jeunesse, les itinéraires, les situations et les rapports à la société. Dans ce qu'il qualifiera de voyage vers le retour, l'intervenant, visiblement au paroxysme d'une émotion qui emportait déjà l'assistance, fera une large rétrospective de ce flot de souvenirs, soulignant qu'il revenait à Sétif à l’âge qu'avait son père en 1961, insistant particulièrement sur cette mobilité et ce rapport physique à un territoire, faisant état de toutes ces belles facettes de la cité de Aïn Fouara, «une belle ville qui préfigurait déjà le rôle de capitale régionale d'aujourd'hui et nationale probablement.»
«Nous avions le sentiment d'appartenir à une époque héroïque», dira le Pr Aberkane, quand il évoque ce ciment fort et intergénérationnel.
M. Mohamed Dib, le président de l'APC de Sétif, invité à prendre la parole, ne manquera pas d'exprimer la bienvenue à tous ces enfants de la cité, saisissant l'opportunité pour dire le devoir de mémoire qui doit animer chacun en ce mois de mai de la douleur et de l'espoir et rappelant ainsi l'avancée qu'aura connue Sétif et tous ces grands projets qui sont venus conférer ces dernières années à la ville une autre dimension de progrès.
M. Djoudi Bouras, dans une brillante intervention, fera ensuite une lecture de la situation socio-économique de l'Algérie, évoquant à cet effet toute une série d'indicateurs sur la régression du chômage qui passe de 28 à 11%, les réserves de change qui ont évolué de 6,8 milliards de dollars en 1998 à plus de 140 milliards, le PIB hors hydrocarbures qui est passé de 5,5 à 6,1%, le PIB par habitant qui passe de 1,555 à 5,034 et une dette extérieure qui passe de 30 milliards de dollars à 4,6 milliards.
Les taux de croissance sont sur une courbe ascendante et nous sommes en train d'investir sur le long terme, dira M. Bouras qui soulignera aussi que les capacités de financement sont sécurisées sur le moyen terme, soulignant cependant que sur ce qui reste à gérer en matière de chômage, 20% sont des universitaires en dépit des avancées sociales significatives, quand il citera l'indice de développement humain, mais, ajoutera-t-il, des perspectives d'ajustement qui nécessitent de nouvelles approches.
Le Pr Chems Eddine Chitour, un de ces autres anciens élèves du lycée Kerouani, se penchera sur un point non moins important inhérent aux «défis de l'université du 21e siècle». «C'est un retour aux sources», dira cet ancien élève qui a encadré une cinquantaine de thèses et qui dira d'entrée la nécessité de lutter contre le mythe de la terre vierge, quand il soulignera l'obligation de donner à l'Algérie des motifs de fierté, évoquant, à cet effet, l'immense parcours de l'humanité dans notre pays et des témoignages indélébiles pour l'exemple de Aïn Lahnèche dans la wilaya de Sétif.
Il parlera de l'université de M'daourouch et citera de nombreux autres exemples frappants pour dire que depuis 20 siècles, il y avait des systèmes éducatifs en Algérie.
En 132 ans, le France a formé un millier de diplômés, en 42 ans d'indépendance, l'Algérie en a formé plus d’un million, dira M. Chitour qui fera un état des lieux du système éducatif et parlera de l'université du 21e siècle, soulignant la nécessité de «lutter contre l'irréversibilité ».
Le Pr Grangaud parlera de l'expérience du ClARA et M. Lahcène Ouahab de l'électronique du futur.
F. Z.
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"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
Voltaire
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Emploi/loisirs: Retraité. Passionné de lecture.
Humeur: Plutôt gaie.
Date d'inscription: 09/01/2008
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