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LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
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LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
Le syndicat des praticiens de santé publique interpelle le président de la République
Votre Excellence,
S’il est consacré, dans toute société moderne, que la ressource
humaine est l’élément précurseur à tout développement durable, il n’en
demeure pas moins que dans notre pays, beaucoup d’efforts restent à
consentir dans ce sens. Dans le secteur de la santé,
la nécessité d’engager des réformes s’est imposée au débat national dès
les années 2000, la démarche de l’Etat s’est orientée principalement
vers la réorganisation administrative du système de santé,
la mise à niveau en matière d’infrastructures et d’équipements, un
renforcement soutenu du budget de fonctionnement des établissements de santé, mais a occulté le maillon que nous considérons principal ; le personnel soignant dans sa dimension plurielle, particulièrement
le praticien qui, comme le patient, doit être au cœur de tout projet de
réforme. Les mutations socioéconomiques que vit l’Algérie, la
transition épidémiologique et les besoins en prestations sanitaires
augmentés de manière exponentielle compromettent sérieusement
l’efficience des efforts déployés en l’absence d’une politique valorisante
de la ressource humaine dans un secteur aussi sensible et sollicité. Un
secteur toujours sur le pied de guerre et qui a été durement éprouvé par une mobilisation continue pour faire face à la demande exceptionnelle en matière de santé, provoquée par
le déchaînement de la violence dans notre pays des années durant où le
praticien a dû prodiguer soins et assistance tout en assurant une
présence physique dans une situation des plus chaotiques.
Votre Excellence,
Le Syndicat national des praticiens de la santé publique, représenté par
les médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens du secteur public,
est honoré de venir soumettre à votre autorité, à l’effet d’une prise
en charge, la situation conflictuelle qui l’oppose au ministère de la Santé
et qui a débordé malheureusement sur un arrêt collectif de travail
devant le constat d’échec établi dans les négociations. Le Syndicat
national des praticiens de santé publique
se permet également de mettre à votre appréciation la genèse des faits
à l’origine de la situation de blocage qui prévaut actuellement entre
le SNPSP et le ministère de tutelle.
Le 10 juillet 2004, il a été procédé, suite à une instruction de monsieur le ministre de la Santé,
à l’installation d’une commission mixte SNPSP-ministère afin de
procéder à un amendement du décret 106-91 du 27/4/1991 portant statut particulier des praticiens de santé publique
et l’élaboration d’un nouveau régime indemnitaire. L’adoption
entre-temps, puis la mise en application de la nouvelle grille des
salaires a suscité l’ire de tous les praticiens
du fait de la frustration qui a accompagné sa promulgation après tant
d’années d’attente avec l’espoir de pouvoir enfin concrétiser, à
travers le nouveau statut général de la fonction publique et ses corollaires (statut particulier et régime indemnitaire), l’amélioration de la condition socioprofessionnelle du praticien de la santé publique.
La nouvelle grille des salaires, confectionnée malheureusement en
l’absence d’un dialogue social ouvert à toutes les organisations
syndicales représentatives, a sanctionné dangereusement le praticien de
la santé publique
à travers une classification à la catégorie 13 pour le pharmacien et le
chirurgien-dentiste et à la catégorie 16 pour le médecin généraliste,
mais aussi par un plan de carrière sérieusement compromis en l’absence de mesures incitatives concrètes.
Les praticiens spécialistes, quant à eux, et malgré un plan de carrière consacré par
décret depuis 2005, vivent pour leur majorité, une situation de blocage
qui pérennise leur classification au grade « 1 » en l’absence des
modalités pratiques permettant leur progression sur le plan
professionnel. Le produit de la négociation, fruit d’un travail
accompli par les praticiens
avec beaucoup d’engagement et autant de confiance dans le cadre de
cette commission, a consacré un projet de statut ratifié avec le
ministère de la Santé le 30 mars 2008 et remis, pour approbation, à la direction générale de la fonction publique avec six mois de retard par rapport au calendrier officiellement communiqué par le gouvernement.
Votre Excellence,
Après tant d’années d’attente et d’efforts investis, les praticiens de la santé publique constatent à leurs dépens que les engagements des pouvoirs publics, exprimés à travers le ministère de la Santé, n’ont pas été respectés.
A l’insu du partenaire social et de manière unilatérale, le ministère de la Santé
a pris la responsabilité d’apporter de profondes modifications au
projet de statut « négocié avec le SNPSP et ratifié en commission
mixte ». Des modifications qui ont concerné, notamment les conditions
de recrutement des praticiens de la santé publique,
la classification initiale, les conditions d’accès ainsi que les
modalités d’évolution dans les grades. Dans la contradiction toujours,
le ministère de la Santé s’abstient
également d’appliquer l’instruction de M. le Premier ministre, n°03 du
30 septembre 2009, relative à la révision des régimes indemnitaires des
fonctionnaires, en refusant à ce jour l’installation d’une commission
mixte qui consacre le cadre de la concertation énoncée par l’instruction sus-citée.
Votre Excellence,
Les praticiens de la santé publique, abîmés par
tant d’années d’attente et considérant cette situation de fait accompli
dans laquelle a décidé de les mettre le ministère de la Santé,
sollicitent Votre Excellence pour que soit rétabli pour eux le droit de
vivre et de travailler dans leur pays dans la dignité. Veuillez,
Monsieur le Président, croire en notre parfaite considération.
Alger, le 11/01/2010
P/Le Syndicat des praticiens de la santé
publique :
Dr Lyes Merabet
Votre Excellence,
S’il est consacré, dans toute société moderne, que la ressource
humaine est l’élément précurseur à tout développement durable, il n’en
demeure pas moins que dans notre pays, beaucoup d’efforts restent à
consentir dans ce sens. Dans le secteur de la santé,
la nécessité d’engager des réformes s’est imposée au débat national dès
les années 2000, la démarche de l’Etat s’est orientée principalement
vers la réorganisation administrative du système de santé,
la mise à niveau en matière d’infrastructures et d’équipements, un
renforcement soutenu du budget de fonctionnement des établissements de santé, mais a occulté le maillon que nous considérons principal ; le personnel soignant dans sa dimension plurielle, particulièrement
le praticien qui, comme le patient, doit être au cœur de tout projet de
réforme. Les mutations socioéconomiques que vit l’Algérie, la
transition épidémiologique et les besoins en prestations sanitaires
augmentés de manière exponentielle compromettent sérieusement
l’efficience des efforts déployés en l’absence d’une politique valorisante
de la ressource humaine dans un secteur aussi sensible et sollicité. Un
secteur toujours sur le pied de guerre et qui a été durement éprouvé par une mobilisation continue pour faire face à la demande exceptionnelle en matière de santé, provoquée par
le déchaînement de la violence dans notre pays des années durant où le
praticien a dû prodiguer soins et assistance tout en assurant une
présence physique dans une situation des plus chaotiques.
Votre Excellence,
Le Syndicat national des praticiens de la santé publique, représenté par
les médecins, chirurgiens-dentistes et pharmaciens du secteur public,
est honoré de venir soumettre à votre autorité, à l’effet d’une prise
en charge, la situation conflictuelle qui l’oppose au ministère de la Santé
et qui a débordé malheureusement sur un arrêt collectif de travail
devant le constat d’échec établi dans les négociations. Le Syndicat
national des praticiens de santé publique
se permet également de mettre à votre appréciation la genèse des faits
à l’origine de la situation de blocage qui prévaut actuellement entre
le SNPSP et le ministère de tutelle.
Le 10 juillet 2004, il a été procédé, suite à une instruction de monsieur le ministre de la Santé,
à l’installation d’une commission mixte SNPSP-ministère afin de
procéder à un amendement du décret 106-91 du 27/4/1991 portant statut particulier des praticiens de santé publique
et l’élaboration d’un nouveau régime indemnitaire. L’adoption
entre-temps, puis la mise en application de la nouvelle grille des
salaires a suscité l’ire de tous les praticiens
du fait de la frustration qui a accompagné sa promulgation après tant
d’années d’attente avec l’espoir de pouvoir enfin concrétiser, à
travers le nouveau statut général de la fonction publique et ses corollaires (statut particulier et régime indemnitaire), l’amélioration de la condition socioprofessionnelle du praticien de la santé publique.
La nouvelle grille des salaires, confectionnée malheureusement en
l’absence d’un dialogue social ouvert à toutes les organisations
syndicales représentatives, a sanctionné dangereusement le praticien de
la santé publique
à travers une classification à la catégorie 13 pour le pharmacien et le
chirurgien-dentiste et à la catégorie 16 pour le médecin généraliste,
mais aussi par un plan de carrière sérieusement compromis en l’absence de mesures incitatives concrètes.
Les praticiens spécialistes, quant à eux, et malgré un plan de carrière consacré par
décret depuis 2005, vivent pour leur majorité, une situation de blocage
qui pérennise leur classification au grade « 1 » en l’absence des
modalités pratiques permettant leur progression sur le plan
professionnel. Le produit de la négociation, fruit d’un travail
accompli par les praticiens
avec beaucoup d’engagement et autant de confiance dans le cadre de
cette commission, a consacré un projet de statut ratifié avec le
ministère de la Santé le 30 mars 2008 et remis, pour approbation, à la direction générale de la fonction publique avec six mois de retard par rapport au calendrier officiellement communiqué par le gouvernement.
Votre Excellence,
Après tant d’années d’attente et d’efforts investis, les praticiens de la santé publique constatent à leurs dépens que les engagements des pouvoirs publics, exprimés à travers le ministère de la Santé, n’ont pas été respectés.
A l’insu du partenaire social et de manière unilatérale, le ministère de la Santé
a pris la responsabilité d’apporter de profondes modifications au
projet de statut « négocié avec le SNPSP et ratifié en commission
mixte ». Des modifications qui ont concerné, notamment les conditions
de recrutement des praticiens de la santé publique,
la classification initiale, les conditions d’accès ainsi que les
modalités d’évolution dans les grades. Dans la contradiction toujours,
le ministère de la Santé s’abstient
également d’appliquer l’instruction de M. le Premier ministre, n°03 du
30 septembre 2009, relative à la révision des régimes indemnitaires des
fonctionnaires, en refusant à ce jour l’installation d’une commission
mixte qui consacre le cadre de la concertation énoncée par l’instruction sus-citée.
Votre Excellence,
Les praticiens de la santé publique, abîmés par
tant d’années d’attente et considérant cette situation de fait accompli
dans laquelle a décidé de les mettre le ministère de la Santé,
sollicitent Votre Excellence pour que soit rétabli pour eux le droit de
vivre et de travailler dans leur pays dans la dignité. Veuillez,
Monsieur le Président, croire en notre parfaite considération.
Alger, le 11/01/2010
P/Le Syndicat des praticiens de la santé publique :
Dr Lyes Merabet
hadj- Trés fidéle

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Nombre de messages: 543
Localisation: residente tipaza nee alger originaire setif
Emploi/loisirs: FONCTIONNAIRE
Humeur: nostalgique
Date d'inscription: 14/12/2009
Re: LETTRE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE.
Au nom de
voici la réponse
faut trouver un émoticone avec casque et bouclier.
Déjà le moral n'est pas bon avec ces malouines et leur 3/0, zid la SNVI, Zid El hadjar, les médecins, les enseignants qui affutent leur morceau de craie, Non non et non pas tous en même temps, entendez vous, faites un calandrier, sinon y aura une seule réponse
mise en facteur avec tous les acteurs. Vive la retraite
voici la réponse
faut trouver un émoticone avec casque et bouclier.
Déjà le moral n'est pas bon avec ces malouines et leur 3/0, zid la SNVI, Zid El hadjar, les médecins, les enseignants qui affutent leur morceau de craie, Non non et non pas tous en même temps, entendez vous, faites un calandrier, sinon y aura une seule réponse
mise en facteur avec tous les acteurs. Vive la retraite
Invité- Invité
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