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LE SITE DE MONS
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LA REGION DE SETIF :: Les particularités touristiques, archéologiques et thermales de la région de Sétif
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LE SITE DE MONS
Article paru dans El Watan le 10 juin 2007
Mons en péril à Beni Fouda
Le site archéologique Mons, situé à Oued Safsaf, une bourgade dépendant de Beni Fouda, est à l’abandon.
D’une inestimable valeur historique, ce site, qui est évoqué dans plusieurs études et recherches archéologiques, mérite un bien meilleur sort. Les vestiges de ce site, se limitant au tracé de la forteresse byzantine et des ruines d’un temple, sont en péril. Devant cet état de fait, ce site d’une incommensurable valeur est menacé de disparition, d’autant que les vestiges sont pillés au vu et au su de tout le monde. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les nouvelles constructions qu’on érige à proximité d’un tel espace portent préjudice à ce pan de l’histoire d’une région riche en souvenirs des civilisations anciennes. Mieux encore, aucune fouille récente ni mise à jour de la carte archéologique n’ont été réalisées par les responsables concernés.
Sadek Djerdi
voici ce que j'avais prévu en 1961 :
"De quoi a besoin l'Algérie de demain ? De tourisme et de mise en valeur du patrimoine (entre autres). Si François couche cela par écrit, il va se faire jeter. Donc il crée des pistes. L'une aboutit, par exemple, à un site romain non encore fouillé, situé en amont d'une charmante vallée ombragée dans laquelle roucoule un oued jamais à sec. Du lit de cet oued, émergent ça et là, d'énormes blocs parallélépipédiques de pierre, vestiges plus que probables d'un barrage romain ruiné par un tremblement de terre ou par une crue exceptionnelle qui a déchaussé l'ouvrage. La retenue d'eau de ce barrage devait vraisemblablement alimenter les thermes de Sétif et irriguer les cultures destinées à une importante agglomération. Plusieurs villas romaines se sont établies au bord de ce qui pouvait être le lac. Quelques fouilles opérées avant les "événements" ont mis à jour des mosaïques superbes, en assez bon état, sans compter statuettes, colonnes et autres ruines dans lesquelles les gens du coin ont établi leur mechta. François va voir le conservateur du musée de Sétif, qui trouve l'idée excellente, lui qui a pleuré pendant des années pour avoir quelques sous afin de poursuivre ses fouilles. Pour cent mille nouveaux francs, on aura un site touristique inédit tout à fait valable."
Mons en péril à Beni Fouda
Le site archéologique Mons, situé à Oued Safsaf, une bourgade dépendant de Beni Fouda, est à l’abandon.
D’une inestimable valeur historique, ce site, qui est évoqué dans plusieurs études et recherches archéologiques, mérite un bien meilleur sort. Les vestiges de ce site, se limitant au tracé de la forteresse byzantine et des ruines d’un temple, sont en péril. Devant cet état de fait, ce site d’une incommensurable valeur est menacé de disparition, d’autant que les vestiges sont pillés au vu et au su de tout le monde. Et comme un malheur n’arrive jamais seul, les nouvelles constructions qu’on érige à proximité d’un tel espace portent préjudice à ce pan de l’histoire d’une région riche en souvenirs des civilisations anciennes. Mieux encore, aucune fouille récente ni mise à jour de la carte archéologique n’ont été réalisées par les responsables concernés.
Sadek Djerdi
voici ce que j'avais prévu en 1961 :
"De quoi a besoin l'Algérie de demain ? De tourisme et de mise en valeur du patrimoine (entre autres). Si François couche cela par écrit, il va se faire jeter. Donc il crée des pistes. L'une aboutit, par exemple, à un site romain non encore fouillé, situé en amont d'une charmante vallée ombragée dans laquelle roucoule un oued jamais à sec. Du lit de cet oued, émergent ça et là, d'énormes blocs parallélépipédiques de pierre, vestiges plus que probables d'un barrage romain ruiné par un tremblement de terre ou par une crue exceptionnelle qui a déchaussé l'ouvrage. La retenue d'eau de ce barrage devait vraisemblablement alimenter les thermes de Sétif et irriguer les cultures destinées à une importante agglomération. Plusieurs villas romaines se sont établies au bord de ce qui pouvait être le lac. Quelques fouilles opérées avant les "événements" ont mis à jour des mosaïques superbes, en assez bon état, sans compter statuettes, colonnes et autres ruines dans lesquelles les gens du coin ont établi leur mechta. François va voir le conservateur du musée de Sétif, qui trouve l'idée excellente, lui qui a pleuré pendant des années pour avoir quelques sous afin de poursuivre ses fouilles. Pour cent mille nouveaux francs, on aura un site touristique inédit tout à fait valable."
Jean KERSCO- Dynamique

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Nombre de messages: 98
Localisation: France plus 1 an en Algérie
Emploi/loisirs: Souhaite la retraite à 81 ans, voire plus
Humeur: Excellente
Date d'inscription: 11/09/2009
Re: LE SITE DE MONS
Il faut que la direction de la culture au niveau de la wilaya et les elus locaux s'activent pour dépoussiérer le site .
Pourquoi ne pas creer une association locale à Setif qui sera chargée de reprendre les fouilles de protéger et de restaurer . Ca ne devrait pas couter les yeux de la tete !!!!!
Pourquoi ne pas creer une association locale à Setif qui sera chargée de reprendre les fouilles de protéger et de restaurer . Ca ne devrait pas couter les yeux de la tete !!!!!
rachid- Accro

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Date d'inscription: 21/01/2008
Re: LE SITE DE MONS
En effet, mon cher Jean-Kersco, on en avait discuté (en privé) de ce site bien avant l'apparition de l'article du Watan que tu venais de nous soumettre (drôle de coïncidence!) concernant le site du Mons.
D'ailleurs, un article à la Chronique de SFI sous la plume de A.A. en a fait état.
Quoi qu'il en soit, je pense que ton idée est à prendre en considération, pour peu que tu trouves une(personne) oreille tout ouïe!
Une initiative à encourager par les instances concernées, du moins.
TAHIYATI Amicales
D'ailleurs, un article à la Chronique de SFI sous la plume de A.A. en a fait état.
Quoi qu'il en soit, je pense que ton idée est à prendre en considération, pour peu que tu trouves une(personne) oreille tout ouïe!
Une initiative à encourager par les instances concernées, du moins.
TAHIYATI Amicales
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Qui ne peut être évité, doit être supporté!

Zeryab- Accro

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Date d'inscription: 09/03/2008
Re: LE SITE DE MONS
L'expédition française, dite "des Portes de Fer", commandée par le duc d'Orléans en 1839, ne respectant pas les clauses du traité de Tafna signé en 1837 avec l'émir Abd el-Kader, déclenche la reprise immédiate de la guerre. Or cette expédition est passée par Mons !
En cherchant bien, j'ai retrouvé cette description d'un accompagnateur, Charles Nodier, qui a fait le récit de l'expédition :
"Le lundi 21 octobre, à six heures, par un temps superbe, la première division quitte l’Oued- Dahad ; elle s’élève, en suivant la rive gauche de l’Oued-Bagalieth, jusqu’à Kasbaïte (les monts de la Table). Une halte d’une heure repose le soldat ; quelques Kabyles, attirés par le bruit des clairons, se montrent sur les âpres rochers qui dominent notre position, nous observent avec une curiosité sauvage et inquiète, puis disparaissent tout à coup. La division pénètre dans le défilé, après avoir traversé un des cours d’eau qui forment l’Oued-Bagalieth, et, s’étendant sur la rive gauche d’un autre ruisseau, elle arrive à onze heures au col de Mons, d’où elle débouche dans la vaste plaine qui s’étend de Tiffech à Dra-el-Amar. Cette plaine, au temps de la grande occupation romaine, était couverte de villes riches et puissantes, et traversée par d’admirables voies, qui reliaient entre elles toutes les citées célèbres et mettaient en communication le désert et la Méditerranée.
L’occupation, du col de Mons par les Romains est écrite en nombreux caractères dans cette curieuse région de l’Afrique. Leurs ouvrages sont si bien conservés que l’on retrouve jusqu’aux guérites des factionnaires romains. Tout est en pierre de taille, casernes, postes, caponnières pour aller d’un ouvrage à l’autre. A l’entrée nord-est du col était située la ville de Mons, protégée par une ceinture très étendue de forts détachés, liés par des caponnières à une citadelle à double enceinte, dans l’intérieur de laquelle se trouvaient les citernes principales et le temple.
La fontaine du milieu du col est protégée par un ouvrage de fortification, et la sortie par deux postes. Les tremblements de terre n’ont pas été les seuls fléaux qui ont couvert le sol de ruines ; les Vandales, qui n’ont bâti qu’à Bougie et qui ont dévasté partout ailleurs, brûlèrent cette ville, et les traces de l’incendie sont encore visibles.
Au dire des archéologues, ces barbares furent secondés dans leurs dévastations par les indigènes eux-mêmes, qui, plus tard cependant, en 534, marchaient sous les étendards des Romains, et contribuaient à faire remporter à ces derniers une grande et définitive victoire entre Stora et Bône, ou Gélimer, dernier roi des Vandales, fut fait prisonnier par Bélisaire.
Dans les inscriptions bien conservées que l’on voit ici en grand nombre, il serait possible de retrouver quelques documents historiques.
Plusieurs tombeaux romains attirent notre attention. Six sont debout, une vingtaine, renversées ; tous ont été ouverts et brisé par les Arabes, qui sans doute y cherchaient des trésors.
La colonne fait halte auprès d’une source minérale dont l’eau exhale une forte odeur de bitume.
La première division se met en marche à midi : elle se dirige vers Sétif."
Cette description des ruines de Mons serait-elle la première du genre ?
En cherchant bien, j'ai retrouvé cette description d'un accompagnateur, Charles Nodier, qui a fait le récit de l'expédition :
"Le lundi 21 octobre, à six heures, par un temps superbe, la première division quitte l’Oued- Dahad ; elle s’élève, en suivant la rive gauche de l’Oued-Bagalieth, jusqu’à Kasbaïte (les monts de la Table). Une halte d’une heure repose le soldat ; quelques Kabyles, attirés par le bruit des clairons, se montrent sur les âpres rochers qui dominent notre position, nous observent avec une curiosité sauvage et inquiète, puis disparaissent tout à coup. La division pénètre dans le défilé, après avoir traversé un des cours d’eau qui forment l’Oued-Bagalieth, et, s’étendant sur la rive gauche d’un autre ruisseau, elle arrive à onze heures au col de Mons, d’où elle débouche dans la vaste plaine qui s’étend de Tiffech à Dra-el-Amar. Cette plaine, au temps de la grande occupation romaine, était couverte de villes riches et puissantes, et traversée par d’admirables voies, qui reliaient entre elles toutes les citées célèbres et mettaient en communication le désert et la Méditerranée.
L’occupation, du col de Mons par les Romains est écrite en nombreux caractères dans cette curieuse région de l’Afrique. Leurs ouvrages sont si bien conservés que l’on retrouve jusqu’aux guérites des factionnaires romains. Tout est en pierre de taille, casernes, postes, caponnières pour aller d’un ouvrage à l’autre. A l’entrée nord-est du col était située la ville de Mons, protégée par une ceinture très étendue de forts détachés, liés par des caponnières à une citadelle à double enceinte, dans l’intérieur de laquelle se trouvaient les citernes principales et le temple.
La fontaine du milieu du col est protégée par un ouvrage de fortification, et la sortie par deux postes. Les tremblements de terre n’ont pas été les seuls fléaux qui ont couvert le sol de ruines ; les Vandales, qui n’ont bâti qu’à Bougie et qui ont dévasté partout ailleurs, brûlèrent cette ville, et les traces de l’incendie sont encore visibles.
Au dire des archéologues, ces barbares furent secondés dans leurs dévastations par les indigènes eux-mêmes, qui, plus tard cependant, en 534, marchaient sous les étendards des Romains, et contribuaient à faire remporter à ces derniers une grande et définitive victoire entre Stora et Bône, ou Gélimer, dernier roi des Vandales, fut fait prisonnier par Bélisaire.
Dans les inscriptions bien conservées que l’on voit ici en grand nombre, il serait possible de retrouver quelques documents historiques.
Plusieurs tombeaux romains attirent notre attention. Six sont debout, une vingtaine, renversées ; tous ont été ouverts et brisé par les Arabes, qui sans doute y cherchaient des trésors.
La colonne fait halte auprès d’une source minérale dont l’eau exhale une forte odeur de bitume.
La première division se met en marche à midi : elle se dirige vers Sétif."
Cette description des ruines de Mons serait-elle la première du genre ?
Jean KERSCO- Dynamique

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Localisation: France plus 1 an en Algérie
Emploi/loisirs: Souhaite la retraite à 81 ans, voire plus
Humeur: Excellente
Date d'inscription: 11/09/2009
Re: LE SITE DE MONS
Si quelqu'un pouvait prendre et nous fournir quelques photos du site actuellement 

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"Si la Loi divine présente un sens extérieur et un sens intérieur, c’est à cause de la diversité qui existe dans le naturel des hommes". Ibn Ruchd.

alakhtal- Accro

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Localisation: Algérie
Date d'inscription: 10/01/2008
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