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Aujourd'hui et demain à Setif : Forum international tabac et santé
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Aujourd'hui et demain à Setif : Forum international tabac et santé
Les spécialistes débattront, durant deux jours, des moyens à mettre en œuvre pour atténuer les effets du tabac, véritable problème de santé publique.
La mise en œuvre de la convention cadre de lutte contre le tabac de l’OMS », « Tabac et santé », « Aide à l’arrêt du tabac », « Médias et tabac », « Jeunes leaders et tabac » sont les thèmes devant être abordés par le forum international tabac et santé qui se tiendra aujourd’hui et demain à l’auditorium Kacem Nait-Belkacem de l’université Ferhat Abbas de Sétif. Le conclave scientifique de la capitale des Hauts-Plateaux sera rehaussé par les interventions de nombreux spécialistes et experts de l’union contre le cancer (UICC), l’Américain cancer society (ACS), Alliance pour la convention cadre (ACC), Framework convention alliance (FCA), Alliance mondiale contre le cancer (AMCC-INCTR), alliance contre le tabac (ACT), alliance des ligues africaines et méditerranéennes (ALIAM) et l’observatoire du tabac en Afrique. Durant donc deux jours, les spécialistes débattront des moyens à mettre en œuvre pour atténuer les effets du tabac, un véritable problème de santé publique.
D’autant que d’après de nombreux spécialistes impliqués dans la lutte contre le tabac, cause 90% des cancers des poumons et 80% des bronchites chroniques. Ce même tabac multiplie par dix les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC), et par vingt les conséquences découlant de l’hypertension. Tout cela sans compter les effets de la nicotine sur la décélération du débit sanguin, source de malaise vagal, l’hémoglobine n’accomplissant plus son rôle de transporteur d’oxygène vers le cerveau.
Tenant compte de tous ces risques et des frais de santé que cela implique, les spécialistes en la matière, ainsi que le mouvement associatif, vont tout faire pour sensibiliser l’Etat algérien à l’application stricte du CCLAT, ratifiée pourtant en 2006. Savez-vous, par exemple, que plus de 50 milliards de dinars partent en fumée chaque année, et que entre 6 et 8% du revenu annuel par ménage sont consacrés à ce poison ? A ce titre, l’intervention de Gérard Audureau, président de « Les droits des non-fumeurs » (DNF), s’articulant sur la loi cadre, est à suivre avec attention. Tout comme les ateliers « Média et lutte contre le tabac », devant être animés par A. Soltane, R. Sylviane, E. Beguinnot, P. Diethelm, Martinet et G. Audrureau, qui doivent faire le forcing pour, non seulement sensibiliser les journalistes -de grands fumeurs- mais les impliquer dans une aussi noble et importante mission. Nous y reviendrons.
Par K. B.
EL WATAN
La mise en œuvre de la convention cadre de lutte contre le tabac de l’OMS », « Tabac et santé », « Aide à l’arrêt du tabac », « Médias et tabac », « Jeunes leaders et tabac » sont les thèmes devant être abordés par le forum international tabac et santé qui se tiendra aujourd’hui et demain à l’auditorium Kacem Nait-Belkacem de l’université Ferhat Abbas de Sétif. Le conclave scientifique de la capitale des Hauts-Plateaux sera rehaussé par les interventions de nombreux spécialistes et experts de l’union contre le cancer (UICC), l’Américain cancer society (ACS), Alliance pour la convention cadre (ACC), Framework convention alliance (FCA), Alliance mondiale contre le cancer (AMCC-INCTR), alliance contre le tabac (ACT), alliance des ligues africaines et méditerranéennes (ALIAM) et l’observatoire du tabac en Afrique. Durant donc deux jours, les spécialistes débattront des moyens à mettre en œuvre pour atténuer les effets du tabac, un véritable problème de santé publique.
D’autant que d’après de nombreux spécialistes impliqués dans la lutte contre le tabac, cause 90% des cancers des poumons et 80% des bronchites chroniques. Ce même tabac multiplie par dix les risques d’accident vasculaire cérébral (AVC), et par vingt les conséquences découlant de l’hypertension. Tout cela sans compter les effets de la nicotine sur la décélération du débit sanguin, source de malaise vagal, l’hémoglobine n’accomplissant plus son rôle de transporteur d’oxygène vers le cerveau.
Tenant compte de tous ces risques et des frais de santé que cela implique, les spécialistes en la matière, ainsi que le mouvement associatif, vont tout faire pour sensibiliser l’Etat algérien à l’application stricte du CCLAT, ratifiée pourtant en 2006. Savez-vous, par exemple, que plus de 50 milliards de dinars partent en fumée chaque année, et que entre 6 et 8% du revenu annuel par ménage sont consacrés à ce poison ? A ce titre, l’intervention de Gérard Audureau, président de « Les droits des non-fumeurs » (DNF), s’articulant sur la loi cadre, est à suivre avec attention. Tout comme les ateliers « Média et lutte contre le tabac », devant être animés par A. Soltane, R. Sylviane, E. Beguinnot, P. Diethelm, Martinet et G. Audrureau, qui doivent faire le forcing pour, non seulement sensibiliser les journalistes -de grands fumeurs- mais les impliquer dans une aussi noble et importante mission. Nous y reviendrons.
Par K. B.
EL WATAN
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"Tout est bien , tout va bien , tout va le mieux qu'il soit possible".
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Le sevrage tabagique et le « Travail sans fumer », des solutions
Les experts et spécialistes, ainsi que le mouvement associatif, ayant pris part au colloque international Tabac et Santé, qui s’est déroulé les 29 et 30 mars, sont unanimes à dire que le combat contre le tabagisme se fait sur deux volets importants : le sevrage tabagique et le travail sans fumer (TSF), concept qui fait son bonhomme de chemin dans les pays du Maghreb.
En guise de réponse, un cours d’aide à l’arrêt du tabac a été lancé : « La formation vise à améliorer les compétences des professionnels de la santé à l’aide et à l’accompagnement des fumeurs, et l’enseignement, qui touche plus de 60 médecins généralistes et résidents en formation post-graduation, se fera sous forme d’exposés théorique et pratique ; les cours seront dispensés par des experts et spécialistes français », souligne le Pr. Mokhtar Hamdi-Chérif, épidémiologiste de renom, qui enchaîne : « L’objectif recherché à travers cette approche c’est former des professionnels pour dispatcher la formation à une grande échelle et promouvoir l’action à travers les médias et les ONG pour encourager la mobilisation des acteurs dans la lutte contre le tabac source de cancers dont la mortalité reste, en dépit des progrès thérapeutiques, toujours élevée. A titre d’indication, l’augmentation de l’incidence des cancers et maladies liées au tabac au cours de ces dernières années suit la progression du tabagisme.
En Algérie, environ 35 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année, avec une augmentation de 50% du nombre de cas entre 1986 et 2000. Il faut souligner que la consommation de tabac a triplé au cours de ces dernières décennies, passant de 7,7% en 1978 à 20,6% en 1998. Le taux de prévalence du tabagisme est de 43,81% chez l’homme et 6, 56% chez la femme ; 50% des fumeurs sont âgés de moins de 27 ans. » En dépit de la nonchalance des décideurs du pays, notamment le ministère de la Santé, qui n’a toujours pas mis en application la convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT), pourtant ratifiée en 2006, le CHU et l’université de Sétif, en collaboration avec Epidaure -CRLC- Montpellier (France), l’UICC et la ligue nationale contre le cancer (LNC), ont (une première à l’échelle nationale), mis un programme pilote d’aide à l’arrêt de la consommation de tabac dans la région de Sétif. En se référant à l’expérience marocaine, la démarche peut donner de très bons résultats. L’exemple du royaume chérifien, exposé par Y. Chami Khazraji, M.H.Afif, M.Bennani, R. Bekkali, mérite l’attention. Le projet, selon nos interlocuteurs, a été lancé en 2007 dans 31 établissements scolaires pour couvrir, en 2010, l’ensemble des lycées du Maroc. Par rapport aux entreprises, le programme en concerne 18 dont 13 émanent du secteur privé. Le programme consistait à déployer un plan antitabac tant au niveau scolaire qu’à celui professionnel.
Entre mai 2007 et décembre 2009, les activités de lutte antitabac intéressent 585 établissements scolaires, soit 26,5%, et couvrent 22 418 enseignants et corps administratifs, et surtout 671694 élèves, soit un taux de couverture de 32,75%. Grâce à l’appropriation du projet par le ministère de l’Education nationale et celui de la Santé, le programme CLEs sera étendu en 2010 aux 1 622 lycées restants. Il a été permis de constater que parmi les 4 762 élèves suivis pour sevrage tabagique, 477, soit 10%, ont complètement arrêté de fumer ; 255 enseignants et administratifs sur les 1 485 suivis ont fait de même. Au niveau des entreprises, 1 160 salariés fumeurs ont fait l’objet d’un suivi dans la consultation d’aide au sevrage tabagique : 564 parmi eux sont actuellement complètement sevrés, soit les 48, 6%.
Le chargé du volet entreprise, Dr Bouaoud, de l’association Ennour de Sétif, dira à ce propos : « Mis en place depuis 2008 par l’Américan Cancer Socièty (ACS), le projet avance. Les résultats enregistrés sur le terrain nous encouragent à aller de l’avant. Le travail réalisé dans 14 entreprises des deux secteurs, employant plus de 10 000 salariés, donne ses fruits ». Pour le plan d’action de l’année en cours, le programme touchera 45 autres entreprise des wilayas de Bejaïa, M’sila, Constantine, Bordj Bou Arréridj, Jijel et Mila. Mme Touati, chargée du secteur éducatif, abonde dans le même sens : « Il faut savoir que 28,6% des élèves sont des fumeurs et 12,7% consomment une autre forme de tabac. L’exposition à la fumée du tabac est très élevée : 4 élèves sur 10 vivent dans un foyer où d’autres personnes fument, 2 sur 3 sont exposés à la fumé dans les lieux publics, 3 élèves sur 10 ont des parents qui fument, 8 sur 10 pensent que la fumée produite par d’autres personnes est nuisible et 10 que la consommation du tabac devrait être interdite dans les lieux publics.
Par Kamel Beniaiche EL WATAN
En guise de réponse, un cours d’aide à l’arrêt du tabac a été lancé : « La formation vise à améliorer les compétences des professionnels de la santé à l’aide et à l’accompagnement des fumeurs, et l’enseignement, qui touche plus de 60 médecins généralistes et résidents en formation post-graduation, se fera sous forme d’exposés théorique et pratique ; les cours seront dispensés par des experts et spécialistes français », souligne le Pr. Mokhtar Hamdi-Chérif, épidémiologiste de renom, qui enchaîne : « L’objectif recherché à travers cette approche c’est former des professionnels pour dispatcher la formation à une grande échelle et promouvoir l’action à travers les médias et les ONG pour encourager la mobilisation des acteurs dans la lutte contre le tabac source de cancers dont la mortalité reste, en dépit des progrès thérapeutiques, toujours élevée. A titre d’indication, l’augmentation de l’incidence des cancers et maladies liées au tabac au cours de ces dernières années suit la progression du tabagisme.
En Algérie, environ 35 000 nouveaux cas de cancer sont diagnostiqués chaque année, avec une augmentation de 50% du nombre de cas entre 1986 et 2000. Il faut souligner que la consommation de tabac a triplé au cours de ces dernières décennies, passant de 7,7% en 1978 à 20,6% en 1998. Le taux de prévalence du tabagisme est de 43,81% chez l’homme et 6, 56% chez la femme ; 50% des fumeurs sont âgés de moins de 27 ans. » En dépit de la nonchalance des décideurs du pays, notamment le ministère de la Santé, qui n’a toujours pas mis en application la convention cadre de lutte anti-tabac (CCLAT), pourtant ratifiée en 2006, le CHU et l’université de Sétif, en collaboration avec Epidaure -CRLC- Montpellier (France), l’UICC et la ligue nationale contre le cancer (LNC), ont (une première à l’échelle nationale), mis un programme pilote d’aide à l’arrêt de la consommation de tabac dans la région de Sétif. En se référant à l’expérience marocaine, la démarche peut donner de très bons résultats. L’exemple du royaume chérifien, exposé par Y. Chami Khazraji, M.H.Afif, M.Bennani, R. Bekkali, mérite l’attention. Le projet, selon nos interlocuteurs, a été lancé en 2007 dans 31 établissements scolaires pour couvrir, en 2010, l’ensemble des lycées du Maroc. Par rapport aux entreprises, le programme en concerne 18 dont 13 émanent du secteur privé. Le programme consistait à déployer un plan antitabac tant au niveau scolaire qu’à celui professionnel.
Entre mai 2007 et décembre 2009, les activités de lutte antitabac intéressent 585 établissements scolaires, soit 26,5%, et couvrent 22 418 enseignants et corps administratifs, et surtout 671694 élèves, soit un taux de couverture de 32,75%. Grâce à l’appropriation du projet par le ministère de l’Education nationale et celui de la Santé, le programme CLEs sera étendu en 2010 aux 1 622 lycées restants. Il a été permis de constater que parmi les 4 762 élèves suivis pour sevrage tabagique, 477, soit 10%, ont complètement arrêté de fumer ; 255 enseignants et administratifs sur les 1 485 suivis ont fait de même. Au niveau des entreprises, 1 160 salariés fumeurs ont fait l’objet d’un suivi dans la consultation d’aide au sevrage tabagique : 564 parmi eux sont actuellement complètement sevrés, soit les 48, 6%.
Le chargé du volet entreprise, Dr Bouaoud, de l’association Ennour de Sétif, dira à ce propos : « Mis en place depuis 2008 par l’Américan Cancer Socièty (ACS), le projet avance. Les résultats enregistrés sur le terrain nous encouragent à aller de l’avant. Le travail réalisé dans 14 entreprises des deux secteurs, employant plus de 10 000 salariés, donne ses fruits ». Pour le plan d’action de l’année en cours, le programme touchera 45 autres entreprise des wilayas de Bejaïa, M’sila, Constantine, Bordj Bou Arréridj, Jijel et Mila. Mme Touati, chargée du secteur éducatif, abonde dans le même sens : « Il faut savoir que 28,6% des élèves sont des fumeurs et 12,7% consomment une autre forme de tabac. L’exposition à la fumée du tabac est très élevée : 4 élèves sur 10 vivent dans un foyer où d’autres personnes fument, 2 sur 3 sont exposés à la fumé dans les lieux publics, 3 élèves sur 10 ont des parents qui fument, 8 sur 10 pensent que la fumée produite par d’autres personnes est nuisible et 10 que la consommation du tabac devrait être interdite dans les lieux publics.
Par Kamel Beniaiche EL WATAN
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