Derniers sujets

Sétif - La Mosquée Ibn Badis
"Ce qui demeure le plus difficile à pardonner, c'est la charité qu'on a reçue."José Artur
"Celui qui cache sa générosité est doublement généreux."José Narosky
"Il faut savoir se prêter au rêve lorsque le rêve se prête à nous."Albert Camus
"La charité, comme la raison, est un des éléments de notre connaissance."Georges Bernanos
"La devise de l'homme vertueux est renfermée dans ces deux mots, donner et pardonner."Jean Le Rond d' Alembert
"La générosité, c'est toujours le sacrifice de soi ; il en est l'essence." Henry de Montherlant
"Le serment est-il donc un moyen imaginé pour donner la vraisemblance au mensonge?"Alphonse Karr
"Se calomnier soi-même est la grande tentation des âmes nobles."Jean Dutourd
"Mieux vaudrait, après votre mort, une méchante épitaphe que, de votre vivant, un mauvais renom."William Shakespeare
"La médisance irrite les hommes et ne les corrige pas." Nicolas Machiavel
"Mentir pour nuire est calomnie : c'est la pire espèce de mensonge."Jean-Jacques Rousseau
"Il faut toujours que tout ce qui est grand soit attaqué par les petits esprit."Voltaire
"On finit toujours par mépriser ceux qui sont trop facilement de notre avis."Jules Renard
"Le monde accuse, soupçonne et calomnie avec une déplorable facilité."Guy de Maupassant
"Egoïsme : Se plaindre de celui des autres, et ne pas s'apercevoir du sien."Gustave Flaubert
"Egoïsme de prétendre vivre pour les autres : nul n'a besoin que l'on vive pour lui."Jacques Attali
"Egotiste : Personne de goût médiocre, plus intéressée par elle-même que par moi."Ambrose Bierce
"Il n'est jamais facile de négocier avec des gens qui se savent dans leur tort."André Frossard
"L’égoïsme, voilà le genre d’amour qui est justement décrié, parce qu’il n’est pas l’amour de soi, mais une passion désordonnée de soi"Aristote
"Il ne suffit pas d'être heureux : il faut encore que les autres ne le soient pas."Jules Renard

Isabelle Adjani à Alger pour le tournage d'un film
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LITTERATURE, ART ET CULTURE :: L'art et la culture en Algérie et dans le monde
Page 1 sur 1 • Partager •
Isabelle Adjani à Alger pour le tournage d'un film
La célèbre actrice Isabelle Adjani est à Alger depuis trois jours, apprend-on de sources bien informées. Le motif de son déplacement, qui a été tenu secret, est lié au tournage du film "Le Parfum d’Alger" du réalisateur Rachid Belhadj.

moulay- Accro

-

Nombre de messages: 3504
Localisation: ALGERIE.
Humeur: OPTIMISTE
Date d'inscription: 09/01/2008
Re: Isabelle Adjani à Alger pour le tournage d'un film
«La reine Margot» est l’invitée du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, laquelle séjourne loin des regards indiscrets et le brouhaha des hôtels, dans une résidence dont on ignore l’adresse. Le tournage qui devait commencer il y a quelque temps, n’a démarré que cette semaine, pour ainsi dire, lundi dernier à Bouzaréah, plus particulièrement, au quartier le Puis des zouaves, où les préparatifs vont bon train et où le «matos» n’en finit pas d’être installé. Ce nouveau long métrage de Rachid Benhadj met en scène Karima alias Isabelle Adjani, une célèbre photographe algérienne qui vit à Paris depuis plusieurs années et est obligée de rentrer précipitamment à Alger pour assister à l’agonie du vieux patriarche contre lequel elle s’était révoltée il y a 20 ans de cela. Elle avait rompu tout contact avec lui. Ce retour forcé parmi ceux qui l’ont vu naître et grandir, sa famille qui l’avait quittée pour échapper à cette dépendance, une oppression paternelle va réveiller en elle ce passé douloureux où, dans les jardins de la maison familiale, eut lieu jadis le drame...La mémoire convoquée, Karima sera amenée, petit à petit, à renouer avec ses racines et la terre de ses origines. Entre joie, mélancolie et amertume, Karima dénouera le fil de son histoire par ce retour aux sources. Apprentissage de soi pour une quête de bonheur et de liberté. Parfums d’Alger semble être écrit sur mesure pour notre belle Isabelle Adjani, elle qui tend à reprendre doucement le chemin vers sa terre paternelle. Isabelle Adjani n’avait pas hésité en effet, cet été, à répondre présent lors de la tenue de la seconde édition du Festival panafricain où, lors de la soirée d’ouverture, debout au milieu de la scène de la Coupole du complexe olympique Mohamed-Boudiaf, elle avait ému plus d’un par sa lecture d’un texte de Frantz Fanon. De nouveau à Alger, l’actrice observe actuellement encore aujourd’hui, la discrétion la plus totale
hadj- Trés fidéle

-

Nombre de messages: 543
Localisation: residente tipaza nee alger originaire setif
Emploi/loisirs: FONCTIONNAIRE
Humeur: nostalgique
Date d'inscription: 14/12/2009
Re: Isabelle Adjani à Alger pour le tournage d'un film
c'est une actrice de talent, mais que se révèle de plus en plus être aussi une sacrée bonne femme.

l'ami lyonnais- Trés fidéle

-

Nombre de messages: 301
Localisation: Lyon
Emploi/loisirs: libéral / lire et délires
Humeur: l'humour fait mon humeur
Date d'inscription: 12/04/2010
Re: Isabelle Adjani à Alger pour le tournage d'un film
notre belle Isabelle Adjani, elle qui tend à reprendre doucement le chemin vers sa terre paternelle.
Ni elle reprend ni doucement.Isabelle a toujours été aux côtés du peuple algérien et aux heures les plus sombres. Elle fût traitée de "putain" lors de ce voyage.
-------------------------------------------------------------------------------
LIBERATION 15 JUIN 2000
Isabelle Adjani explique au quotidien pourquoi elle a boycotté le dîner à l'Elysée avec
le président algérien Abdelaziz Bouteflika :"L'effort de Bouteflika, c'est de rendre un peuple fou"
Propos recueillis par José Garçon
LIBERATION : Pourquoi cette prise de position ?
ISABELLE ADJANI : Je n'aime pas intervenir dans la bonne foi viscérale, même s'il y a toujours, chez moi, une fraction de seconde justement viscérale qui précède la décision d'intervenir. Ma parole, de toute façon, ne peut être que symbolique, puisque je ne suis pas sur le terrain, ni dans une information politique soigneusement à jour.
LIBERATION : On retient tout de même un vrai fil dans vos prises de position qui ont d'abord porté sur le racisme avant de se concentrer sur l'Algérie. Par quoi êtes-vous liée à ce pays ?
ISABELLE ADJANI : Par mon père, qui était algérien, ce qui ne fait pas de moi une "beur" puisque ma mère est allemande. Et si paradoxal que cela puisse paraître, cette "semi-légitimité", cette extraction de demi-souche comptent pour moi car elles me décollent d'une réactivité trop émotionnelle et d'un interventionnisme systématique, presque obligatoire. En restant contestable, je me permets le luxe d'être subversive par choix et non par obligation d'origine.
LIBERATION : Une première fois, au moment des émeutes de 1988, vous allez en Algérie...
ISABELLE ADJANI : A la suite d'un témoignage sur la torture qui m'a horrifiée parce qu'il était la répétition, cette fois entre Algériens, des atrocités infligées deux décennies auparavant par les Français, j'ai eu le souffle coupé. Pas question de me débarrasser de cette douleur, alors j'ai demandé à André Glucksmann, le philosophe français que je respecte, pourquoi aucun des intellectuels français n'allait là-bas, et il m'a répondu: "Pourquoi n'y allez-vous pas, vous, comme observatrice ?" J'y suis partie avec Patrick Aeberhard, de Médecins du monde, et si j'en suis venue à prendre la parole devant les étudiants à l'université d'Alger, je ne l'avais pas prévu et il va de soi que ce n'était pas pour me l'approprier, mais pour la donner aux autres, aux Algériens. Ma colère à moi était blanche, mais leur voix à eux, qui criaient: "Nous sommes des hommes, nous sommes des hommes", était livide.
LIBERATION : Vous avez repris la parole en septembre 1997, lors des grands massacres aux portes d'Alger, en dialoguant avec Salima Ghezali, la directrice de "la Nation", l'un des rares journaux indépendants...
ISABELLE ADJANI : A l'époque, comment l'horreur des exactions des islamistes aurait-elle pu ne pas nous aveugler ? Mais pourquoi cet autre silence, ce passage à la trappe de tous ces autres crimes commis par l'armée dans une obscurité et une opacité des plus organisées ? Il y avait une arrière-scène plongée dans cette obscurité où la population disparaissait, effacée, fondue au noir. On a fait comme si elle n'existait pas, on a fait comme le pouvoir algérien. Nous étions complices par omission.
LIBERATION : Est-ce le sens qu'il faut donner à votre refus d'accepter l'invitation au dîner d'hier soir à l'Elysée ?
ISABELLE ADJANI : Je refuse effectivement d'être complice. J'ai appris, en assistant à la conférence de presse de la FIDH (Fédération internationale des droits de l'homme) qui rentrait d'Algérie, qu'il n'y avait toujours pas de justice digne de ce nom rendue là-bas et qu'il y a 10 000 "disparus". Les autorités déclarent que les "coupables" ont été abattus ou sont "introuvables", et des familles entières assistent à des simulacres de procès. Et pendant ce temps, M. Bouteflika est reçu à Paris avec tous les honneurs. J'avais partagé les espoirs du peuple algérien lorsqu'il a promis de ramener la paix. Aujourd'hui, l'espoir est annulé, des Algériens continuent à mourir, de façon moins spectaculaire mais tout aussi abominable. Les traumatismes sont tels qu'une guerre qui s'arrête n'est pas finie, loin de là. On ne pense jamais aux enfants d'aujourd'hui comme à des adultes de demain.
LIBERATION : Le président algérien répète qu'il faut savoir tourner une page. Pensez-vous que l'Algérie peut aujourd'hui le faire ?
ISABELLE ADJANI : Quelle page ? Il faut pardonner, c'est ça ? On doit d'abord lire la page avant de la tourner. On ne cesse d'empêcher les Algériens de lire leur histoire. La colonisation a tout fait pour les "déculturer". Après l'indépendance, les militaires au pouvoir ont décidé de rayer de l'histoire du pays ceux de ses dirigeants ou de ses combattants anonymes qui les dérangeaient ou qui leur donnaient trop mauvaise conscience. Aujourd'hui, on continue à faire la guerre à ce peuple, en lui demandant d'oublier purement et simplement qui le tue et comment on arrive à l'humilier, une fois encore, en l'obligeant, par misère, à mendier, à ne plus envoyer ses enfants à l'école dans un pays riche de tant de pétrole. Et moi, je devrais aller à l'Elysée ?
LIBERATION : Quel message voulez-vous vraiment faire passer en n'y allant pas ?
ISABELLE ADJANI : Je veux seulement qu'on comprenne que "l'effort" de Bouteflika et de ce régime, c'est l'effort... pour rendre un peuple fou en le rendant amnésique. Comment ces êtres humains résistent-ils encore à la folie ? Simplement parce qu'ils ne veulent pas que Bouteflika devienne le gardien désinvolte de leur aliénation. Les familles savent que les "disparus ne sont pas dans (sa) poche", comme il le déclare avec un manque tel de compassion qu'il peut tuer une deuxième fois. Oui, toutes les familles des victimes savent qu'il ne fera pas sortir les coupables de son chapeau ! Mais elles veulent au moins la vérité et qu'on cesse de tant prêcher le faux pour ne jamais laisser savoir le vrai. Les Algériens glissent à tous ceux qui prennent la peine de les écouter des petits mots maladroits, des lettres qui, toutes, ne disent qu'une chose: "Ne nous abandonnez pas." Ils l'ont dit à la FIDH comme ils l'ont dit aux ambassadeurs occidentaux qui sont allés dans les villages martyrs en 1997. Je ne suis là que pour leur donner une voix quand ils réclament vérité et justice. Et après seulement un long travail de deuil pour tous, et le pardon pour certains, cette "page" pourra, peut-être, être tournée.

Séléné- Accro

-

Nombre de messages: 2635
Localisation: Sarkoland
Humeur: Séléné le Retour !
Date d'inscription: 02/08/2009
LE SITE ET LE FORUM DE SETIF ET DE SA REGION :: LITTERATURE, ART ET CULTURE :: L'art et la culture en Algérie et dans le monde
Page 1 sur 1
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum










» Peuple de Sétif, pourquoi n'aimez-vous pas SERRAR?
» Un topic pour ne rien dire ou simplement :bonjour!
» Setif : Des motocyclistes au-dessus de la loi
» La une des unes du 23 mai : Gouvernement : Ouyahia devrait être maintenu
» La population de l'Algérie a dépassé les 37 millions d'habitants
» EN de football : Zemmamouche remplace Chaouchi
» Caricature ...